Steve, volontaire de réciprocité de retour à Madagascar

Après 6 mois de mission en service civique à Quimper, Steve est de retour à Madagascar, enrichi par cette expérience ! Retour sur son engagement.

16/04/2019

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Rajaonarivo Hariniaina Stevens, j’ai 26 ans. Je suis diplômé d’une licence en gestion financière et comptable que j’ai réalisé à Diego-Suarez. Je suis actuellement chargé de communication, mais aussi conseiller en insertion professionnelle à la Mission pour l’Emploi de Diego-Suarez, dans le Nord de Madagascar.

Pourquoi avoir décidé de partir en tant que volontaire de réciprocité ?

Pour moi, effectuer une mission de service civique en France était une manière de contribuer à des actions utiles. C’était aussi un moyen de construire ensemble, que ce soit sur le plan professionnel ou culturel. J’ai voulu aller à la rencontre de la différence des autres, c’était une occasion et une opportunité de m’ouvrir au monde.

Peux-tu nous parler de ta mission et des organismes avec lesquels tu as effectué ton volontariat de réciprocité ?

J’ai été envoyé par l’ONG Maison de Sagesse, à Diego, qui intervient dans les domaines de l’éducation pour tous et de l’insertion professionnelle. Dans le cadre de la coopération décentralisée entre la région de Diana et le département du Finistère, j’ai été accueilli par la mission locale du Pays de Cornouaille, à Quimper, pour une mission de 6 mois.

Il y avait deux aspects à ma mission : tout d’abord, présenter et partager la culture de ma région – et de Madagascar en général – aux jeunes Finistériens. J’apportais également un appui à la mission locale du Pays de Cornouaille sur la communication et les outils numériques.

Quel est le meilleur souvenir de ta mission ? Et quelles ont été tes plus grandes difficultés ?

Mon meilleur souvenir, c’est le fait d’avoir pu conduire à une allure de 110 km/h : je n’avais jamais fait ça auparavant ! Il y avait tant de facteurs réunis au même moment, auxquels je n’avais pas jamais été confronté : le stress, l’excitation, l’utilisation du GPS... je m’en souviendrai longtemps !

Le début de ma mission a été compliqué, car j’étais logé dans un centre de formation qui n’était pas forcément prévu pour cela. Par conséquent, ce n’était pas facile d’aller vers les gens par manque d’occasions. Mais petit à petit, ça s’est amélioré, car j’ai fait la rencontre d’un groupe de jeunes fréquentant régulièrement ce foyer et j’ai ainsi pu me familiariser avec eux.

Ma plus grande difficulté reste la question de la mobilité : à Madagascar, et à Diego particulièrement, c’est très facile de se déplacer en tuk-tuk (tricycle motorisé faisant office de taxi), mais en France il faut connaître les lignes de bus et respecter les horaires... ce n’est pas simple !

J’ai également rencontré des difficultés sur le plan de mon intégration, car au début, j’avais l’impression que tout le monde me regardait. Mais finalement, ce que je retiens du pays, c’est que les gens sont très sociables. Quand tu es étranger, on sent que les gens t’aident réellement. Aussi, tout est presque numérisé ; et au niveau de la gastronomie et des filles, je n’ai jamais cessé d’être impressionné !

Qu’as-tu appris et qu’as-tu transmis durant ta mission ?

J’ai pu apporter un réel appui à la personne chargée de la communication à la mission locale, et transmettre mes compétences techniques au niveau de l’informatique. J’ai beaucoup appris en découvrant l’architecture du réseau informatique de la mission locale du Pays de Cornouaille.

Humainement, j’ai beaucoup évolué ; j’ai pu développer un nouveau sens relationnel car j’étais au contact direct des usagers de la structure.

Pour terminer, j’ai appris la tolérance et le respect de l’autre, notamment dans le cadre du travail d’équipe : je travaillais en effet en binôme, et j’ai ainsi appris à écouter, à comprendre et à respecter le point de vue de mes collègues.

Quels sont tes projets pour la suite ?

Je ne compte pas reprendre les études ; par contre je me suis fixé l’objectif d’approfondir mon niveau d’anglais. Je vais également reprendre mon travail en tant que chargé de communication et de conseiller en insertion professionnelle à la Maison de Sagesse de Diego, que j’avais mis en attente durant mon séjour.

J’espère me relancer dans une expérience de volontariat plus tard ; peu importe l’endroit, tant que je prends de l’expérience et que je m’enrichis humainement.

Portrait réalisé par Josselin Stourm, engagé en service civique au bureau de la Coopération décentralisée Diana-Finistère à Diego Suarez. 

A propos de la coopération entre la région de Diana et le département du Finistère :

Steve est l’un des douze volontaires en service civique engagés dans le cadre de la coopération décentralisée entre la région de Diana, au Nord de Madagascar, et le département du Finistère. Ce programme d’échanges de jeunes Français et Malgaches s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets Jeunesse III, visant à favoriser la mobilité internationale et l’insertion professionnelle des jeunes.