Addis-Abeba - COP21 : Coordination SUD réagit

20/07/2015

Issu du site de Coordination SUD :

"20 dirigeants d’associations et de syndicats dont des représentants membres de Coordination SUD, signent une tribune publiée le 14 juillet dans Libération où elles interpellent le président de la République, François Hollande. La France se veut exemplaire en organisant la conférence de Paris à la fin de l’année mais celle-ci doit donner l’exemple dès les échéances préparatoires que sont la conférence sur le financement du développement qui se tient jusqu’au 16 juillet à Addis-Abeba, et le sommet des Nations unies sur les objectifs de développement durable, en septembre. L’avenir de la planète ne se jouera pas qu’à Paris, en décembre. La France doit s’impliquer dès maintenant dans les processus internationaux pour faire de 2015 une année historique."

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"La France se veut exemplaire en organisant la conférence de Paris à la fin de l’année. Mais le Président oublie les sommets préparatoires, comme celui d’Addis-Abeba, et coupe dans l’aide au développement.

En accueillant la conférence climat (COP21) en cette année 2015, année internationale dédiée au développement, la France a fait le choix d’endosser une double responsabilité : être exemplaire et crédible vis-à-vis des autres pays mais aussi de ses concitoyens et de la société civile mondiale. Les enjeux de cette conférence dépassent le territoire national et le mandat du président Hollande. Les décisions prises cette année lors de la conférence climat détermineront le sort de la planète et de ses habitants pour les années à venir. Mais cette conférence n’en sera pas le seul déterminant. D’autres réunions internationales précèdent la COP21 et sont toutes aussi cruciales pour l’avenir du monde ainsi que pour le succès de la conférence climat. La conférence sur le financement du développement, qui se tient jusqu’à jeudi à Addis-Abeba, et le sommet des Nations unies sur les objectifs de développement durable, en septembre, contribueront à définir le monde dans lequel nous vivrons pour les quinze prochaines années et au-delà.

En faisant le choix de ne pas se rendre à Addis-Abeba, le président Hollande envoie un signal négatif aux autres pays qui seront aussi autour de la table des négociations lors de la conférence de Paris. La France ne semble pas avoir pris la mesure de l’enjeu. Les décisions pour l’avenir de la planète et de ses habitants ne se prennent pas à la carte. Le climat et le développement sont un seul et même défi auquel il faut apporter une réponse globale, qui passe par la définition et le financement d’objectifs globaux et universels (…)"

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