Angélique, au Congo : "Une aventure exceptionnelle, un enrichissement pour la vie !"

Qui es-tu ?

Peux-tu te présenter en 4 mots ?

  • Jeune
  • Curieuse
  • Drôle
  • Découverte

Pour quelle raison ce projet d’engagement en Service Civique ?

J’étais sans activité depuis un an, je m’ennuyais et j’avais le souhait de découvrir autre chose, m’investir dans un projet, redonner du sens à ce que je fais.

Quels objets as-tu apportés avec toi dans tes valises et pourquoi ?

Avant de partir, lors d’une petite fête, ma famille et mes amis m’ont offert un carnet de voyage qui me permet de noter tout ce qui me tient à cœur. Mes émotions, mes rencontres, …

L’interculturalité

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

Je ne me suis pas sentie dépaysée à l’arrivée. Mon intégration a été facilitée grâce à mes colocataires ! Étant arrivée en saison sèche, je n’ai pas eu de « choc thermique », c’est une saison globalement agréable et supportable.

Quelles sont les différences qui t’ont le plus marqué(e) entre la France et ton pays d’accueil ?

A mon arrivée, j’ai été marquée par l’usage (abusif) du klaxon de la part de l’ensemble des conducteurs de taxi et bus. Un « brouhaha » permanent la journée en ville ! Également, la grande différence de la qualité des infrastructures routières, que ce soit en dehors des deux grandes villes du pays ainsi qu’au sein même de ces dernières.

Mis à part ces différences liées à la circulation, j’ai été marquée par la sympathie des gens rencontrés sur place, qu’il s’agisse d’un(e) voisin(e) ou d’un(e) inconnu(e). On ressent tout de suite une certaine proximité qui facilite les échanges, à contrario de la France, où les rapports sont souvent plus difficiles à établir, voire inexistants.

La mission

Quelles sont les actions que tu as réalisées pour le moment ?

Je travaille auprès de l’ONG ASI (Actions de Solidarité Internationale), qui intervient en République du Congo depuis 2006 dans le cadre d’un programme de « Prise en charge de jeunes filles en situation de rue et de vulnérabilité » à Brazzaville.

Les programmes ciblent toutes les jeunes filles en situation de prostitution de survie, qui sont dans l’obligation de se prostituer pour gagner un minimum de ressources, pouvant à peine répondre à leurs besoins vitaux quotidiens.
L’objectif du programme est d’assurer l’insertion socioprofessionnelle d’environ 70 jeunes filles de 14 à 21 ans en situation de rue.

Je prends part aux activités avec les enfants de la crèche (lecture, travail sur la mémoire visuelle et jeux pédagogiques).

J’ai également pu prendre part à la « colonie d’été d’ASI », organisée à Boko (Département du Pool) durant une semaine. Ce fut l’occasion de découvrir la vie rurale congolaise, dans des conditions rudimentaires sans eau, ni électricité. Tout au long de cet événement, j’étais en charge de l’animation auprès des enfants, l’occasion notamment d’échanger avec les autres collaborateurs sur les jeux et méthodes d’animation.

En parallèle de cette mission, je travaille sur l’animation d’une page Facebook "Les Ambassadeurs France Volontaires" et d’un Blog "Ambassadeursfv" relatant mon quotidien, mes expériences ainsi que mes découvertes durant ma mission au Congo.

Au cours de ta mission de volontariat, quelles sont les trois compétences que tu as acquises jusqu’ici ?

  • L’animation (je suis de nature timide)
  • La capacité d’adaptation (horaires, méthodes, organisation et culture)
  • L’autonomie et le sens des initiatives

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées (techniques, humaines, intellectuelles etc.) ?

  • La première difficulté à laquelle j’ai été confrontée fut la barrière de la langue avec les enfants de la crèche qui parlent majoritairement le Lingala.
  • Autre difficulté, le manque d’initiative au début de la mission, le temps pour moi de prendre mes marques et de m’affirmer.
  • Du point de vue humain, la difficulté majeure est la proximité que l’on créé avec les bénéficiaires du centre. Non pas parce qu’il ne faut pas en créer, mais bel et bien parce que l’on devient les confidents des jeunes filles mères. Cette difficulté s’exprime au travers de la dureté de leur discours, leur parcours de vie…

En tant qu’ambassadeur de l’engagement citoyen à l’international, quelles sont selon toi les trois qualités essentielles pour devenir volontaire ?

  • La prise d’initiative (prendre les devants et s’investir pleinement dans un projet qui nous tient à cœur)
  • L’ouverture d’esprit
  • Le courage (les conditions de ne sont pas toujours faciles, le manque des proches peut être aussi un facteur de démobilisation)

Si tu devais promouvoir l’engagement citoyen à l’international en une phrase…

« Une chance de vivre une expérience unique en se révélant personnellement et professionnellement. »

Et après ?

Quels sont tes projets post-volontariat ?

Initialement dans le secrétariat, je vais reprendre mes études et changer de voie. Cette expérience m’a permis de prendre du recul et de réévaluer mes envies pour reprendre une formation.

Un conseil aux futurs volontaires ?

N’hésitez pas ! C’est une aventure exceptionnelle de partir, un enrichissement pour la vie !

Pour plus de renseignements, contactez l’Espace Volontariats du Congo : par mail ev.congo@france-volontaires.org