Baptiste, en Mauritanie : "C’est une école bien plus intense que ce qu’offre ma routine habituelle."

Qui es-tu ?

Peux-tu te présenter en 4 mots ?

  • Joyeux
  • Loufoque
  • Impatient
  • Bon vivant

Pour quelle raison ce projet d’engagement en Service Civique ?

J’aime bouger, rencontrer, découvrir, voyager en somme. Ce qui est bien difficile à Paris... C’est ce que le Service Civique nous propose, en nous permettant de partir explorer une partie du monde. En l’occurrence pour nous : la Mauritanie ! Additionnez à ça la formation en audiovisuel et vous obtiendrez une opportunité, à mon sens, immanquable ! 

Quels objets as-tu apportés avec toi et pourquoi ?

Des jouets, des livres... mais rassurez vous chers/es lecteur/rices, on trouve de tout, partout... Ah et ma canne à pêche bien sûr !

L’interculturalité

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

Du bétail dans la capitale, des dromadaires dans des kangoo, du sable littéralement partout, des habits du désert, des chants s’élevant dans la ville au travers de hautes tours, cinq fois par jour ! Tout ça m’a paru bien différent de chez nous... Également au premier tour en ville nous pûmes apercevoir des ordures, beaucoup d’ordures, et surtout une pauvreté certaine... Ce ne fut que mes premières impressions, par la suite nous découvrirons un tout autre pays, rempli de gens heureux et pieux, ainsi qu’une jeunesse instruite et entrepreneuse !

Quelles sont les différences qui t’ont le plus marquée entre la France et la Mauritanie ?

Déjà, les premières impressions évoquées précédemment. Ensuite, la liste est longue, on pourrait parler de ces voitures qui ne devraient vraiment plus rouler, de la façon des Mauritaniens de prendre leur temps, le thé 17 fois par jour et d’offrir l’hospitalité. La chaleur et les grands espaces m’ont évidemment aussi époustouflé ! Débarqué dans un petit village où la présence de toubabs n’est pas fréquente, se baigner dans le fleuve Sénégal offre un dépaysement garanti !

Cependant je pense qu’il est important de noter quelques différences plus sombres... Bien que nous ne l’ayons vu de nos yeux, lors de la Journée des Droits de la Femme, nous avons assisté à un forum où certaines pratiques choquantes furent évoquées. Pour de jeunes européens, ce fut un réel bouleversement de découvrir que de tel actes aient toujours lieu.

La mission

Quelles sont les actions que tu as réalisées pour le moment ?

Pour le moment, nous avons participé à une formation à Rabat mais j’en parlerais dans la réponse suivante. Ici, notre travail a mis du temps à s’amorcer, puisqu’il consiste à prendre des vidéos de volontaires sur place, nous devions d’abord convenir des rendez-vous avec chacun d’entre eux et nous les avons suivis sur le terrain, dans leurs différents projets, ce qui nous a permis de voyager à travers la Mauritanie. En ce moment nous montons les courts-métrages et nous enchaînerons durant tout le mois ce type de mission. Nous avons en parallèle à ça, rencontré diverses associations locales, pris contact, échangé et proposé nos modestes services.

Au cours de ta mission de volontariat, quelles sont les trois compétences que tu as acquises jusqu’ici ?

Nous avons eu droit à une formation en audiovisuel, un mois au Maroc, c’était inattendu et vraiment intéressant ! Elle nous a permis de nous former à la prise de son, de vidéos puis à les monter, les exporter... Le quota de trois compétences est donc déjà dépassé. Ensuite, la vie à l’étranger apporte forcement son cortège de découvertes et de compétences : on s’ouvre aux autres, on devient autonome, on apprend les bases des langues locales... C’est une école bien plus intense que ce qu’offre ma routine habituelle.

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ?

Elles ont été peu nombreuses... Tout le monde a été au petit soin avec nous, c’est vrai qu’on s’est peut être un peu ennuyé la première semaine, le temps de prendre nos marques et rencontrer des gens... Ce qui arriva très vite, nos semaines sont dorénavant chargées et nous nous amusons bien !

En tant qu’Ambassadeur de l’engagement citoyen à l’international, quelles sont selon toi les trois qualités essentielles pour devenir volontaire ?

  • Etre curieux et observateur pour apprendre un maximum ;
  • Dynamique et motivé pour se rendre le plus utile possible ;
  • Et surtout, aventureux, je pense qu’il est important de ne pas louper d’occasion potentiellement inoubliable.

Si tu devais promouvoir l’engagement citoyen l’international en une phrase...

C’est une chance, une courte expérience qui permet d’apprendre énormément, c’est découvrir un pays de la façon plus immersive qu’il soit.

Et après ?

Quels sont tes projets post-volontariat ?

Je n’avais jusqu’à lors jamais fait que des petits boulots, j’avoue que cette histoire d’audiovisuel m’a mis des étoiles dans les yeux. Pourquoi ne pas continuer là-dedans ! Ou bien faire un VSI pour renouveler cette expérience !

Un conseil au futurs volontaires ?

Préparez vos yeux et votre cœur à une expérience inoubliable, faites votre sac à dos et partez ! Et n’oubliez jamais que : "L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne".

Pour plus de renseignements, contactez l’Espace Volontariats de Mauritanie : ev.mauritanie@france-volontaires.org