Session élargie du Conseil national du développement et de la solidarité internationale : le regard d’une ancienne volontaire

© Le plaisir d'une photo

Phénicie a effectué une mission de Service Civique de 4 mois au Cambodge : "L’occasion de faire une pause pour me redécouvrir". Toujours très engagée, elle était présente au forum national pour une politique de développement renouvelée (sous l’égide du CNDSI) et a participé à un atelier sur l’engagement citoyen. Retour sur cette journée à travers son regard.

02/03/2018

Le 22 février dernier avait lieu la session élargie du CNDSI (Conseil national du développement et de la solidarité internationale), intitulée, pour l’occasion, « Forum national pour une politique de développement renouvelée ». Réunissant des ONG, des associations, des opérateurs de l’Etat, cette rencontre s’est organisée autour d’une plénière, animée par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, et d’une série de cinq ateliers sur les grands enjeux actuels de développement. France Volontaires était présente, en compagnie de Phénicie, volontaire de Service civique au Cambodge en 2016, dans le cadre du projet Ambassadeurs de l’engagement citoyen. L’occasion de porter un regard, en tant qu’ancienne volontaire, toujours engagée et toujours ambassadrice, sur cet espace d’échange et de co-construction.

« J’aime être là et participer à des évènements comme le CNDSI, ça me pousse à la réflexion, ça me nourrit, m’interroge et me donne envie d’agir » remarque Phénicie pendant la journée. La richesse des échanges et des prises de paroles, les questionnements que certaines ONG ont pu poser et les réponses du secrétaire d’Etat, présent toute la matinée, l’ont beaucoup intéressée. « Néanmoins, ce genre d’espace mériterait d’être ouvert plus largement, notamment aux anciens volontaires. On a beaucoup parlé des jeunes, mais finalement, nous n’étions que peu représentés dans la salle. Par ailleurs, à nous dire que les jeunes sont l’avenir, on oublie que les jeunes sont aussi le présent, et que l’engagement, ça concerne les jeunes, mais pas uniquement. Il y a plein d’expériences d’engagement de retraités, de personnes en situation de handicap, toutes aussi intéressantes et qui soulignent la diversité de l’engagement et la nécessité de rendre accessibles les opportunités d’engagement à tous ces publics. » L’accessibilité de l’engagement aux jeunes les plus éloignés de la mobilité était au cœur du projet Ambassadeurs de l’engagement citoyen, dans le cadre duquel Phénicie est partie en Service civique au Cambodge dans l’association Taramana, qui soutient l’éducation et améliore les conditions de vie des enfants d’un bidonville près de Phnom Penh. L’engagement reste très présent chez Phénicie, qui voit dans sa fonction d’ancienne volontaire, l’illustration de l’une des prises de parole de la matinée : « Une association a dit que le changement ne viendrait pas d’en haut, mais d’en bas. Il faut participer à appliquer cela. Ça me parle, en tant qu’ancienne volontaire, de contribuer au changement en partageant mon expérience, même si on manque d’espaces pour le faire. »

Phénicie a pris part, l’après-midi, à l’atelier « Engagement citoyen, les jeunes acteurs du développement » où ont été partagées de nombreuses initiatives, notamment autour de la jeunesse actrice de l’Education à la citoyenneté et à la solidarité internationale (ECSI) et de l’insertion socioprofessionnelle en aval d’une expérience de volontariat, deux thématiques sur lesquelles France Volontaires est très impliquée. Des nombreuses interventions, Phénicie retient particulièrement celle de Julien Vidal, ancien volontaire pour la Délégation catholique à la coopération (DCC) et fondateur de l’initiative Ça commence par moi, « Concrète, pratique et simple. En terme de prise de conscience de l’impact que chacun peut avoir à son niveau, c’est très inspirant ».

Depuis septembre 2017, Phénicie est en première année d’école d’infirmière à Strasbourg. « C’est grâce à l’Institut de l’Engagement, avant je n’osais pas vraiment le faire. Quand j’ai été lauréate, ils ont accepté de financer la préparation au concours et j’ai été admise. Aujourd’hui, je me sens à ma place dans la formation. » Au cœur de cette formation se retrouve ce qui était au cœur de sa mission d’ambassadrice : l’humain. « Depuis ma mission, c’est toujours là, l’enrichissement de la rencontre. Et quand j’aurai mon diplôme, je pense que je repartirai en volontariat ! »

Découvrez le témoignage de Phénicie durant sa mission

Visitez la rubrique des Ambassadeurs