Guillaume, au Bénin : "Oser sortir de chez soi et de sa zone de confort"

« L’engagement citoyen a l’international, c’est oser sortir de chez soi et de sa zone de confort pour découvrir d’autres personnes et leur apporter autant qu’elles vous apportent. »

Qui es-tu ?

Peux-tu te présenter en 4 mots ?

  • Curieux
  • Ouvert
  • Autonome
  • Positif

Pour quelle raison ce projet d’engagement en Service Civique ?

  • Voyager dans un pays inconnu et donner un peu de ma personne en travaillant dans la Solidarité Internationale.
  • Découvrir ce qu’est la « Solidarité Internationale » car c’est un domaine qui m’ intéresse depuis toujours mais j’avais en tête des clichés d’actions humanitaires d’urgence ou de construction d’école par exemple.

Quels objets as-tu apportés avec toi dans tes valises et pourquoi ?

  • Une lampe frontale car on m’a dit que c’était l’accessoire indispensable de l’expatrie en Afrique et je le confirme amplement et quotidiennement.
  • Une poche secrète pour cacher mes papiers
  • Un porte-clés anti-moustique et toute une panoplie contre la pluie.

L’interculturalité

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

  • Ça a été le dépaysement total ! Déjà, à la sortie de l’avion, j’avais comme l’impression que je rentrais dans un hammam avec cette chaleur humide mais on s’y habitue vite tout comme aux moustiques !
  • Ensuite ça a été l’émerveillement quand j’ai découvert la culture, les modes de vie et les paysages tellement différents de ceux dont j’ai l’habitude. Et puis, la rencontre avec les béninois a été si rapide et facile que je me suis vite senti a l’aise.
  • Le mal du pays ? Au contraire !

Quelles sont les différences qui t’ont le plus marqué entre la France et le Bénin ?

  • C’est la différence de ≪ développement ≫ qui frappe avec la pollution, les routes et la pauvreté mais aussi la végétation.
  • Assez vite ce sont des aspects vraiment positifs qui ressortent comme la jovialité et la gaïté des béninois mais aussi leur sens de l’hospitalité. Ils ont souvent moins que nous et nous donnent tellement plus.

La mission

Quelles sont les actions que tu as réalisées pour le moment ?

  • Depuis un mois, j’ai participé à deux formations destinées aux animateurs de ≪ Chantier de Solidarité Internationale ≫.
  • Ensuite j’ai découvert et participe aux actions de l’ONG CRIPADD qui concernent la protection de la nature et la sensibilisation d’enfants d’écoles primaires.
  • J’ai aussi travaillé dans un jardin potager biologique a Sekou avec l’ONG GrAS. J’ai découvert les actions réalisées par CREDI ONG (pisciculture, potager agro écologique, tri des déchets…).
  • Enfin, j’ai passé une semaine dans l’orphelinat ≪ Centre Yeten ≫ à Avrankou ou j’ai travaillé avec les enfants au jardin, avec les animaux et à la cuisine tout en animant des jeux pour les enfants.

Quelles sont les trois compétences que tu as acquises jusqu’ici ?

  • Je commence a acquérir des compétences comme celle d’animer des ateliers de sensibilisation et des jeux pour un jeune public, plus largement, j’ai appris à gérer un groupe d’enfants pendant une activité.
  • Sinon il s’agit de consolidation de mes compétences notamment en agriculture, écologie et en organisation d’activités.

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ?

  • Les principales difficultés que j’ai rencontrées étaient dues au décalage culturel et aux modes de vie entre notre société occidentale et la société béninoise. Il est arrivé qu’il y ait des quiproquos, des malentendus ou des malaises face à certaines situations car la perception de chaque cote n’est souvent pas la même.
  • Mais rien de grave, avec un peu de curiosité et de réflexion cela finit par s’arranger.

En tant qu’ambassadeur de l’engagement citoyen à l’international, quelles sont selon toi les trois qualités essentielles pour devenir volontaire ?

Selon moi, il faut avoir la soif de découverte, d’aventure et d’entraide, une grande capacité d’adaptation et un sens aigu de communication. Mais tout cela s’acquiert au fur et à mesure des expériences.

Et après ?

Quels sont tes projets après ton Service Civique ?

J’aimerais continuer à voyager à travers le monde en travaillant dans mon domaine qui est l’agriculture biologique et la préservation de l’environnement et/ou peut être dans la solidarité internationale. Sous quelle forme je ne sais pas encore mais je pense au Service Volontaire Européen, au Woofing ou encore au Permis Vacances Travail.

Un conseil aux futurs volontaires ?

Ramener son casque de moto de France, descendre du bon cote de la moto (sinon gare aux brûlures du pot d’échappement) ! Ne pas avoir peur de marchander mais surtout se laisser surprendre par l’énergie africaine et par ses habitants, sortir, vivre quoi !


Pour plus de renseignements, contactez l’Espace Volontariats du Bénin : par mail ev.benin@france-volontaires.org

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