Kenza, Volontaire de Solidarité Internationale à Ziguinchor au Sénégal

Kenza, 29 ans, est arrivée au Sénégal au mois de décembre 2017. Envoyée par le SCD, elle réalise une mission de Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) auprès du GRDR, le Groupe de Recherche et de Réalisation pour le Développement Rural dans le Tiers Monde, pour une durée de 2 ans.

29/05/2018

Quel est ton parcours ?

Après une prépa HEC, j’ai intégré une école de commerce à Toulouse en spécialisation finances avec un double diplôme à Barcelone. J’ai ensuite commencé à travailler en institutions financières en asset management et banques d’investissements.

Aujourd’hui, pourquoi avoir choisi le volontariat ?

Mon travail précédent ne me satisfaisait pas pleinement. Bien qu’intéressant, il me manquait quelque chose, un aspect humain et relationnel. Je ressentais le besoin de donner du relief, du sens à mon travail. J’ai donc décidé de me réorienter et j’ai voulu commencer à travailler dans des ONG. C’était une réorientation qui n’était pas évidente en ayant fait que de la finance de marchés. C’est comme ça que j’ai découvert le volontariat, qui était une excellente opportunité pour moi d’avoir une expérience professionnelle dans un nouveau secteur tout en gardant un lien avec ce que j’avais étudié et fait auparavant.

Pour moi, le volontariat c’est une chance qu’on donne à des personnes qui veulent se réorienter professionnellement et découvrir de nouvelles opportunités et parcours. Le volontariat permet de travailler dans des pays qui ne sont pas forcément très accessibles d’un point de vue professionnel. Il est parfois difficile de trouver du travail à l’étranger, et cela est souvent désavantageux pour des français : contrats locaux, absence de couverture sociale, absence de cotisation, etc. Le volontariat répond aussi à tous ces défis.

Dans le milieu des associations, c’est un contrat qui est aussi très bien vu puisque le volontaire est intégré immédiatement, de par la durée de son contrat et des fonctions qu’il occupe.

Qu’est-ce que tu fais aujourd’hui comme Volontaire de Solidarité Internationale ?

J’ai un poste de gestionnaire financier sur trois pays, le Sénégal, la Guinée Bissau et bientôt la Guinée Conakry. Le poste m’a plu de par les responsabilités qu’il revêt. Les missions de l’association, le GRDR, me plaisaient aussi car ce sont des projets simples mais conséquents, grâce à des conventions de programme importantes, notamment une avec l’AFD qui est une convention de 4 ans. Cela permet d’avoir une présence locale bien développée. C’est une association très implantée qui a étoffé ses activités en partant avec des projets agricoles et aujourd’hui des projets plus transversaux : l’agriculture toujours, mais aussi la sécurité alimentaire et la migration via l’appui à l’entrepreneuriat et l’insertion socio-professionnelle.

Qu’est ce que t’apporte ce VSI ?

D’un point de vue professionnel, j’apprends beaucoup sur la manière dont fonctionne une association. Ce volontariat me permet aussi de réfléchir à mon parcours professionnel et ce qui viendra après. C’est aussi une excellente manière de se plonger dans un dialogue interculturel constant. Je travaille dans des circonstances différentes ce qui est bénéfique pour s’ouvrir au monde, se remettre en cause, découvrir de nouvelles valeurs et sortir de sa ‘confort zone’.

D’un point de vue personnel, le VSI me permet de découvrir un nouveau pays, le Sénégal. Je le disais avant en me présentant, mon parcours témoigne d’une orientation vers l’international et le partage ainsi que la découverte de cultures. Le volontariat me permet de poursuivre sur cette lancée mais aussi d’avoir une première expérience dans un pays d’Afrique de l’Ouest.

Tu aurais des conseils à donner pour les futurs volontaires ?

Je crois que le plus important c’est d’appréhender au mieux sa mission : bien dialoguer avec les responsables de sa structure d’accueil avant son déploiement pour anticiper au maximum sur les futures responsabilités, les missions et l’insertion professionnelle et culturelle.

Tu as une anecdote à partager pendant ton VSI ?

Oui ! En arrivant au GRDR tous mes collègues me disaient qu’ils me reconnaissaient parce qu’ils avaient vu une photo de moi ‘en culotte’. J’étais hyper gênée et ne comprenais pas. J’ai essayé de chercher pourquoi cette photo : en culotte ? Vous êtes sûrs ? Je n’ai jamais fait de photos de moi en culotte !
Au bout d’un moment, j’ai compris que mes collègues faisaient référence à ma photo WhatsApp, où je porte un short en jean, communément appelé ‘culotte’ ici au Sénégal !

Pour en savoir plus sur lassociation GRDR

Pour plus de renseignements, contactez l’Espace Volontariats Sénégal : ev.senegal@france-volontaires.org