Léa, au Cambodge : "L’engagement à l’international m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses, m’a ouvert les yeux sur le mode de vie que nous avons, sur les différences culturelles et sociales et m’a apporté beaucoup de motivation et de rage de vaincre alors n’hésitez pas à faire cette expérience inoubliable"

© Espace Volontariats Cambodge

Léa participe au troisième volet du projet "Les Ambassadeurs de l’engagement citoyen à l’international" et réalise sa mission de Service Civique à l’international de 4 mois au Cambodge.

Qui es-tu ?

Portrait Chinois : Si tu étais…

  • Un personnage célèbre : Harley Queen.
  • Un animal : Le loup.
  • Un objet : Une clé (parce que c’est ce qui permet d’ouvrir toutes les portes amenant à la tranquillité et la sécurité).
  • Un plat : Pâtes carbonara.
  • Une couleur : Bleu
  • Une chanson : BRN de AViVA
  • Un film : Wonder Woman.
  • Un livre : 13 Reasons Why de Jay Asher.
  • Un sport : La natation.
  • Un métier : Psychologue.
  • Un mois de l’année : Janvier.
  • Un proverbe : « En ouvrage d’esprit, comme en mécanique, ce que l’on perd en temps on le gagne en force » Voltaire.

Pour quelle(s) raison(s) ce projet d’engagement en service civique ?

Pour avoir une expérience professionnelle dans un autre pays. Pour découvrir comment le travail est perçu dans les autres pays ou entre autre au Cambodge et découvrir une nouvelle culture. La curiosité de savoir ce qu’il se passe là-bas et comment les personnes vivent.

Que faisais-tu avant de partir en service civique ?

J’étais en recherche d’emploi avec une volonté de reprise d’études. Une chose assez difficile dans ma région.

La mission

Quelles actions as-tu réalisé jusqu’à présent ?

J’ai été l’assistante de mon supérieur et chargée de communication sur le projet « Cambodge, d’hier à aujourd’hui ». Répondre aux mails, créer des fiches pour chaque événement, faire des tableaux aussi bien pour les tâches que pour visualiser l’événement dans sa globalité. Vérification des détails sur les fiches pour qu’aucune erreur ne soit faite. Faire le lien entre les partenaires et nous-même. Mettre en place des rendez-vous pour parler plus amplement des projets avec le partenaire. Questionnement sur la mise en place de certains événements. Parler avec les designers qui faisaient les différents supports de communications (flyers, posters ou encore livret) et leur donner le nécessaire pour qu’ils travaillent, vérifier rigoureusement s’il n’y a pas d’erreurs sur les posters etc. 

Peux-tu citer les compétences acquises au cours de ta mission de volontariat ?

La rigueur, la minutie ou encore l’adaptation.

Quelles ont été les difficultés rencontrées (techniques, humaines, intellectuelles etc.) ?

La barrière de la langue, principalement. Puis aussi au niveau technique. Je ne connaissais pas tout ce que nous pouvions faire avec différents logiciels. Attentes beaucoup trop élevées de la part de mon supérieur. Et quelques difficultés liées à la vie de tous les jours. Certains khmers ne parlaient pas anglais, les transports aussi, faire attention en permanence pour éviter que quelque chose n’arrive.

Quelles sont selon toi les trois qualités essentielles pour devenir volontaire ?

Les trois qualités seraient la motivation, le fait de s’adapter rapidement à toutes les circonstances et enfin être attentif à ce qu’on nous dit, ce qu’on nous demande.

Si tu devais promouvoir l’engagement citoyen à l’international en une phrase…

L’engagement à l’international m’a fait prendre conscience de beaucoup de choses, m’a ouvert les yeux sur le mode de vie que nous avons, sur les différences culturelles et sociales et m’a apporté beaucoup de motivation et de rage de vaincre alors n’hésitez pas à faire cette expérience inoubliable.

Culture

Quelles sont les plus grandes différences entre la France et ton pays d’accueil ?

Il y a de grandes différences culturelles. Le Cambodge est un pays bouddhiste en majorité et certaines choses comme être habillé d’un short et d’un débardeur n’est pas bien vu à proximité d’un temple. Les cambodgiens sont souriants car ils vivent de ce qu’ils ont. La pauvreté aussi. Les rues sont poussiéreuses et remplies d’ordures parfois. La pollution n’est pas vraiment contrôlée. Le street food est à nos risques et périls. Bien des cambodgiens sont prévenants aussi, par rapport au vol à l’arraché envers les étrangers. Différences de mentalité. En discutant avec des amis, sur le sujet de l’amour, le mariage, j’ai appris qu’ils ne recherchaient que très peu l’amour tant qu’ils étaient en cours, tant qu’ils n’avaient pas de travail et une maison. Le fanatisme des étrangers aussi. Le travail et les droits de l’Homme qui ne sont pas forcément respectés.

Quel est ton souvenir le plus fort ?

Toutes les soirées où j’ai pu travailler au théâtre, où j’ai été en contact avec des touristes, des khmers ou encore des enfants qui venaient voir le spectacle. Toutes ces soirées ont eu un impact sur ma timidité et sur la barrière de la langue qui s’est effritée à de nombreuses reprises quand en un regard, en un sourire, nous savions nous parler. Toutes ces soirées étaient différentes et aucunes ne se ressemblaient. Je me suis sentie très à l’aise cette dernière semaine car toute la pression du travail s’est relâchée, je rigolais avec mes collègues, rencontrais de nouvelles têtes chaque soir.

Et après ?

Quels étaient tes projets post-volontariat avant de réaliser ta mission ? Ont-ils évolué suite à ton service civique ?

Je voulais un travail dans le secrétariat et cette envie n’a pas changé. En revanche, tout ce que je croyais être de la motivation à chercher réellement n’en était pas. J’ai beaucoup mûri et cela m’a fait avancer dans mes envies, mes objectifs qui se sont soudainement simplifiés. Maintenant, je veux juste construire ma vie, passer des concours, trouver un travail et enfin me stabiliser pour emménager plus sereinement dans un appartement et non plus dans un foyer.

Selon toi, qu’apporte un service civique à l’international dans un parcours de vie (insertion professionnelle…) ?

Cela apporte une expérience, c’est sûr. Une expérience professionnelle mais aussi personnelle. Je pense que je ne serais pas la seule à avoir radicalement changé de point de vue. Je comprends beaucoup plus les codes d’entreprises, la rigueur demandée, l’exigence, le travail demandé. Cela change aussi la vision des choses, de la vie, de notre vie en France, de toutes les aides que je peux avoir et recevoir ici que les autres n’ont pas. Cela m’a apporté cette flamme qui me manquait tant, cette rage de vaincre après des années passées à somnoler. 

Un conseil à donner aux futurs volontaires ?

Surtout, n’abandonnez jamais ce que vous faites même si c’est dur. Prenez le bon côté des choses, la vie est un jeu et il faut parfois savoir miser pour gagner. Alors ne baissez jamais les bras qu’importe la difficulté et préparez vous correctement à votre voyage, préparez vous psychologiquement car le vrai problème est souvent là. J’ai des millions de conseils à présent mais le plus important c’est d’être courageux, de ne jamais abandonner et de se dire que vous faites ça pour avancer dans votre vie.


Pour plus de renseignements, contactez l’Espace Volontariats Cambodge : ev.cambodge@france-volontaires.org