Louis, au Bénin : "Soyez curieux, ouverts et conscients de la chance que vous avez de vivre cette aventure !"

Qui es-tu ?

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai 23 ans. Après un bac ES, j’ai étudié le droit ; après avoir obtenu une licence en droit privé j’ai été diplômé d’un master 1 en droit des affaires et d’un master 2 droit du commerce international.

Concernant ma personnalité : avant tout, je suis quelqu’un de très sociable, j’aime sortir, faire des rencontres et faire la fête. Je suis aussi très curieux, ce qui m’a poussé à faire plein d’activités différentes et à voyager beaucoup : en Europe de l’est pour des vacances, mais aussi en Australie avec un visa working-holiday, où j’ai travaillé dans un bar pendant 2 mois. J’ai également été en stage pendant 2 mois à Washington, aux États-Unis.

Pour le travail, je suis appliqué, j’aime faire les choses « bien », je suis exigent envers moi-même pour rendre un travail bien fait, et je veux remplir le mieux possible mes missions.

Pour quelle raison ce projet d’engagement en Service Civique ?

En premier lieu, c’est une opportunité unique pour voyager autrement, découvrir une nouvelle culture : c’est un séjour long, et l’accompagnement de France Volontaires est vraiment impeccable.

Ensuite, c’est une opportunité de se rendre utile d’une manière différente et très concrète : être en permanence sur le terrain, donner de son temps.

C’est aussi une très bonne transition entre la fin de mes études et le début de ma vie professionnelle.

Enfin, j’étais attiré par l’aventure et le fait de découvrir un pays dont je ne savais rien, ou très peu !

L’interculturalité

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

Énorme dépaysement. J’avais déjà eu l’opportunité de voyager auparavant mais ici, les différences sont flagrantes au niveau du style de vie : le rythme est moins stressant, plus convivial. Ensuite, je n’ai plus tous les repères que je peux avoir en France.

Quelles sont les différences qui t’ont le plus marqué entre la France et le Bénin ?

Ce qui m’a le plus interpellé en arrivant : le mode de déplacement. En France, j’avais un peu peur de la moto. Ici, la conduite est très différente, le code de la route est déroutant. Mais après une semaine de pratique du « zem », on se sent déjà plus à l’aise !

La mission

Quelles sont les actions que tu as réalisées pour le moment ? 

C’était une double mission : apporter une aide, un soutien à différentes associations en fonction des besoins, et acquérir des compétences, en fonction de nos envies et de nos projets.

Sur le plus long terme : l’objectif était de venir étudier et comprendre comment ça se passe sur le terrain, quels sont les enjeux concrets, pour ensuite faire la promotion du volontariat auprès des jeunes et leur donner envie de tenter l’aventure et donner leur temps.

Au cours de ta mission de volontariat, quelles sont les compétences que tu as acquises ?

Concernant la valeur ajoutée personnelle, c’est toujours très enrichissant de découvrir une nouvelle culture, un nouveau mode de vie très différent car cela permet d’être capable de s’adapter à des situations inhabituelles, gérer l’inattendu, et dans le monde d’aujourd’hui je pense que c’est important. J’ai compris l’impact au fur et à mesure de la mission, et même sans doute plus profondément dans quelques temps !

Au niveau professionnel : travailler pour des structures de domaines d’action et de fonctionnements variés dans un pays où j’ai dû apprendre à maîtriser de nouveaux codes m’a permis d’acquérir une plus grande capacité d’observation, et développer mes facultés d’intégration, mon adaptabilité. Je souhaite également acquérir un véritable esprit d’initiative !

Peux-tu nous présenter quelques-unes de tes missions ?

Avec mon binôme Najoie, j’ai passé une semaine au sein de l’association Citoyens des Rues, situé à Cotonou, qui s’occupe d’accueillir la journée des enfants et des adolescents sans parents et désœuvrés. Notre mission était d’organiser des activités avec les jeunes.

Nous avons ensuite intégré l’équipe de l’ONG Action Sociale située à Porto Novo pour contribuer à organiser le recensement de la population et identifier ceux qui n’ont pas d’actes de naissance ou qui possèdent des faux. Chaque jour nous avons visité un village différent pour y faire le recensement. Cette mission a été très intéressante : elle nous a permis d’aller à la rencontre de la population rurale, de voir différent village et de partager leur quotidien.

Ensuite, une mission plus physique auprès de l’association Eau pour la Vie à Porto Novo. La mission consistait à aménager un champ sur un marécage. Ce champ a pour but de servir à former des jeunes filles abandonnées au métier de cultivatrice, tandis que les fruits de leur travail serviront à financer leur école.

Une autre mission très intéressante : j’ai aidé à la construction d’un centre en périphérie de Calavi. Ce Centre a pour vocation de devenir un centre de loisir et d’éducation pour les enfants du village excentré qui ne bénéficie aujourd’hui d’aucun loisir. Il comporte une grande bibliothèque, plusieurs hectares de champs, d’arbre fruitier et d’espace de jeu.

Les missions étaient très variées, ce qui reste un point très positif de mon séjour !

Quels ont été tes rapports avec France Volontaires ?

Concernant mes rapports avec France Volontaires : pour ma mission, c’est un lien très important. L’association a été un appui en permanence tout au long des quatre mois que j’ai passé au Bénin : elle prend en compte nos compétences et nos envies pour nous trouver des activités, elle nous trouve le logement, organise les déplacements : nous ne sommes pas lâchés dans la nature !

C’est aussi un peu notre refuge à Cotonou, un lieu physique ou tous les volontaires peuvent « se poser », avoir accès à internet, rencontrer d’autres volontaires. Si c’est important tout au long de la mission, c’était particulièrement vrai au démarrage !

Et après ?

Quels sont tes projets post-volontariat ? 

J’ai un projet très concret : Je rentre en prépa pour le concours d’entrée à l’école des avocats, que je dois passer en septembre.

Un conseil aux futurs volontaires ?

Soyez curieux, ouverts et conscients de la chance que vous avez de vivre cette aventure !

Pour plus de renseignements, contactez l’Espace Volontariats du Bénin : ev.benin@france-volontaires.org