Assistant(e) technique résident au sein d’un Lycée Technique Agropastoral

VSI, de 24 mois, au Bénin

Contexte de la mission

Caractérisée par son manque de diversification, l’économie béninoise repose sur un secteur primaire qui représente 32,2% du PM, et un secteur tertiaire tiré par le transport et le commerce qui contribue à 54,7% du PIB. Le secteur secondaire ne représente que 13,1% du PIB. Fortement dominé par l’informel qui représente plus de 95% des emplois, le marché du travail est marqué par de fortes disparités géographiques et de genre. Alors que 75 000 primo-demandeurs d’emplois arrivent chaque année sur le marché de l’emploi, le taux de chômage touche particulièrement les jeunes urbains.
On estime que d’ici 2030, les populations scolarisables vont augmenter et vont être multipliées par 1,9 pour le secondaire et pour le supérieur. La demande sociale en formation professionnelle va donc être de plus en plus forte.

Malgré de nombreux efforts, l’offre de formation reste peu adaptée. On estime un manque actuel de 70 000 places en formation professionnelle. Il existe actuellement 36 établissements publics d’ETFP (25 lycées techniques —LT- dont 10 agricoles, 6 centres de formation professionnelle, 4 centres de métiers et une école de formation médico-sociale), sous la tutelle du Ministère des Enseignements Secondairs Technique et de la Formation Professionnelle (MESTFP), représentant environ 10 000 apprenants. 263 établissements privés d’enseignement technique et de formation professionnelle sont habilités (environ 25 000 apprenants). Parallèlement, environ 3 500 jeunes sont en apprentissage formel et plus de 200 000 seraient en apprentissage non formel.

L’orientation des parcours de formation doit être améliorée pour une meilleure insertion professionnelle : Moins de 10% des élèves ayant achevé le cycle d’enseignement secondaire se dirigent vers l’ETFP. Le manque d’attractivité de certaines filières, combiné à la faible valorisation des métiers, rend peu attirantes les formations pour les jeunes. Les frais d’inscription, globalement considérés comme élevés par les familles, sont également un frein à l’accès renforçant les inégalités territoriales qui s’enracinent à défaut de politique d’encadrement de l’offre privée.

Dans son Programme d’action, le Gouvernement actuel du Bénin a indiqué avoir pour priorité de « revoir la politique d’orientation scolaire et universitaire de manière à diriger une proportion importante des élèves et des étudiants vers les filières techniques et professionnelles ; revisiter périodiquement le contenu des programmes scolaires et universitaires en vue de les adapter à l’évolution du monde et au besoin des entreprises ; développer les filières de formation professionnelle porteuses telles que la technologie appliquée, les Technologies de l’Information et de la Communication ». Le Projet DEFI-Pro est considéré comme prioritaire dans la mise en œuvre de ce programme d’action.

Dans ce contexte et suite à une requête du MESTFP à l’AFD pour la mise en place d’un nouveau projet d’appui à l’enseignement technique et à la formation professionnelle fin 2014, une étude de faisabilité de ce programme a été réalisée début 2016 et, suite à la phase d’évaluation et d’octroi, la Convention de financement du projet DEFI-Pro CBJ 1222 a été signée le 27 février 2017.

L’AFD accompagne ainsi le Gouvernement dans la promotion de l’éducation de base en agissant en faveur de l’enseignement secondaire général et de l’ETFP. Les projets de Soutien à l’Enseignement Secondaire (SEnS) et DEFI-Pro permettront de poursuivre cet appui vers un continuum de l’éducation cohérent, un passage à l’échelle au niveau national et une meilleure insertion des jeunes, et notamment des filles, avec une attention particulière portée à l’orientation des jeunes et au suivi post formation.

Mis en place pour une durée de six ans avec un budget global de 23 millions d’euros, l’objectif général du projet DEFI-Pro est de contribuer au développement économique et social du Bénin par un renforcement de l’offre de l’ETFP adaptée aux besoins du marché de l’emploi, afin de contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales.

Cadre descriptif de la mission

Résumé de la mission

En lien avec la Direction des Infrastructures et des équipements et de la Direction de l’Enseignement Technique et de la formation professionnelle, le/la volontaire fournira un appui dans la mise en place des programmes de la filière « Agro Pastoral » : appui pédagogique, perfectionnement des formateurs, installation des équipements, développement de partenariats...

Activités principales à mener

Placé(e) sous la responsabilité du Coordonnateur et en lien étroit avec la Direction de l’Enseignement Technique et de la formation professionnelle et la Direction des Infrastructures et des équipements, l’Assistant(e) technique agro pastoral exécute les tâches suivantes :

  • appui à la mise en production des surfaces cultivables et de l’élevage ;
  • appui à la définition des référentiels d’emploi et curricula en appui à l’Institut d’ingénierie chargé de la conception des programmes ;
  • appui au perfectionnement technique des professeurs et formateurs de l’établissement, auxquels sont associés les formateurs des autres LTA. ;
  • appui à l’installation des équipements et à l’élaboration et mise en œuvre des procédures de maintenance ;
  • appui au développement de partenariats avec des structures de transformation de la zone géographique ;
  • appui à la gestion des approvisionnements ;
  • appui à l’exploitation des laboratoires (analyse des sols, choix des cultures, des engrais, etc.) ;
  • appui à la mise en place d’un centre incubateur.

Durée de la mission : 24 mois

Lieu de mission : Lycée Agro Pastoral d’Ina, Bénin

Disponibilité : Septembre 2018

Profil du (de la) candidat(e)

Formation requise

Diplôme d’ingénieur agricole de niveau Bac + 5 minimum ou équivalent

Expérience(s) professionnelle(s) souhaitée(s)

Expérience pertinente et avérée de 2 ans minimum (de préférence au sein d’un lycée agricole)

Compétences principales recherchées

  • Avoir une bonne maîtrise des techniques et technologies en matière des productions agricoles ;
  • Avoir une bonne connaissance du fonctionnement des exploitations agricoles ;
  • Avoir une connaissance des politiques publiques et des outils de gestion agro-environnementaux ;
  • Maîtriser les techniques d’animation de réunions et de travaux de groupe ;
  • Maîtriser l’outil bureautique et les logiciels de cartographie ;
  • Faire preuve de qualités relationnelles et d’aptitude au travail en équipe ;
  • Avoir une bonne capacité de gestion des conflits ;
  • Faire preuve de capacité d’adaptation aux conditions de vie et au travail de terrain.

Conditions du contrat de VSI

  • Statut du Volontaire de la Solidarité Internationale (loi de 2005) ;
  • Indemnité d’installation et indemnité de réinstallation au retour ;
  • Indemnité mensuelle de subsistance : cette indemnité n’a pas le caractère d’un salaire ou d’une rémunération, et permet d’accomplir la mission dans des conditions de vie décentes ;
  • Couverture sociale (mutuelle complémentaire, assurance rapatriement, assurance vieillesse) ;
  • Fourniture du logement ;
  • Frais de voyage 1 aller-retour entre le lieu de résidence et le lieu d’affectation.

Pour candidater

CV et lettre de motivation à envoyer à : candidatures@france-volontaires.org et Lea.MENAGER@sofreco.com

Merci d’indiquer en objet de votre mail : « Mission N°4B1088 Lycée Agro Pastoral SOFRECO ». 

Cette mission est proposée par :