Marthe, au Burkina Faso : "Sortir de sa zone de confort, dans tous les sens du terme."

Qui es-tu ?

Peux-tu te présenter en 4 mots ?

J’aime bien rire, j’aime la lecture, la découverte, et tous les sports en rapport avec l’eau.

Pour quelle raison ce projet d’engagement en service civique ?

Je voulais sortir de ma zone de confort en France, et être confrontée à d’autres réalités.

Pourquoi le Burkina Faso ?

Ça n’a pas été vraiment un choix de ma part. Mais je n’ai aucun regret.

Quels objets as-tu apportés avec toi dans tes valises et pourquoi ?

J’ai apporté une photo de mes parents pour penser à eux de temps à temps. Mon téléphone portable pour pouvoir avoir plusieurs souvenirs ici. Et des déodorants, à cause de la chaleur : toujours sentir bon.

L’interculturalité

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

J’avais l’impression d’être sur une autre planète. Beaucoup de motos, beaucoup d’animaux sur la route, des ânes, beaucoup de gens à vélos. Et la température était chaude, même si maintenant je peux dire qu’elle était encore bonne : il fait encore plus chaud. Les gens sont trop aimables.

Quelles sont les différences qui t’ont le plus marquée entre la France et ton pays d’accueil ?

Le caractère des personnes. Les gens ne disent jamais non, même si ils en ont envie très fort. Alors qu’en France… on suit plus notre cœur je pense.
La forte présence des traditions au Burkina Faso. Par exemple, ici on ne peut pas donner un objet avec la main gauche, alors qu’en France ce n’est même pas considéré.

Les gens prennent vraiment la vie d’un autre côté en fait, ils sont plus joyeux, plus ouverts. Ils ne se prennent pas la tête. Contrairement à en France où il faut vraiment tout surveiller, ce qu’on fait, être attentif à tout. C’est là qu’on remarque à quel point on est stressé en fait.

La mission

Quelles sont les actions que tu as réalisées pour le moment ?

Actuellement, j’assiste les maîtresses et professeurs dans les salles de classes de maternelle à primaire dans une école qui s’appelle Mère Theresa, pour l’association MJ Procunas. Je fais des plannings pour la journée des enfants, j’organise des activités pour eux, j’assiste aussi les maîtresses sur certaines corrections, remplissages de cahiers…

Au sinon, au niveau culturel, on a fait un weekend à Tiébélé, où on a visité les mines, on est parti à la rencontre d’une potière traditionnelle, on est allé au marché international du Ghana et du Burkina Faso et on a visité la cour royale de Tiébélé. Et nous allons à Nazinga, pour voir les éléphants, ce week-end.

Au cours de ta mission de volontariat, quelles sont les trois compétences que tu as acquises jusqu’ici ?

  • La patience,
  • L’écoute,
  • La créativité.

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ?

Jusque-là je n’ai pas eu de grandes difficultés. Peut-être de compréhension : on n’a pas vraiment la même façon de voir les choses et de parler. Il peut y avoir des quiproquos sur les activités ou un planning… Mais c’est toujours marrant. Autre chose : la chaleur. C’est ma plus grosse difficulté ici.

En tant qu’ambassadeur de l’engagement citoyen à l’international, quelles sont selon toi les trois qualités essentielles pour devenir volontaire ?

Etre ouvert d’esprit, avoir une certaine adaptabilité, et avoir le courage de le faire, malgré le climat ou d’autres facteurs. C’est surtout le climat, moi, qui me ralentis.

Si tu devais promouvoir l’engagement citoyen à l’international en une phrase…

Pour moi l’engagement citoyen à l’international c’est oser quitter son confort, pour pouvoir découvrir de nouvelles choses.

Et après ?

Quels sont tes projets post-volontariat ?

Reprendre mes études en droit à l’université. Je me suis rendue compte que ici, et je pense sans doute partout dans le monde, pour pouvoir aider les gens, il faut être prêt intellectuellement. Et sans bagage intellectuel, on ne peut pas aller très loin forcement. On peut aider mais pas complètement. J’avais déjà commencé le droit, et ça me plait.

Un conseil aux futurs volontaires ?

Ne pas rester sur des préjugés. Et sortir de sa zone de confort, et ça dans tous les sens du terme. 

Pour plus de renseignements, contactez l’Espace Volontariats du Burkina Faso : par mail ev.burkina@france-volontaires.org