Radhua, au Sénégal : "Mettre de coté les préjugés et les a priori."

Qui es-tu ?

Peux-tu te présenter en 4 mots ?

  • Indépendante,
  • Généreuse,
  • Calme
  • A l’écoute

Pour quelle raison ce projet d’engagement en Service Civique ?

J’ai toujours aimé voyager dans le monde, c’est l’occasion de faire une pause en découvrant de nouvelles cultures et traditions et en étant utile pour une population qui en a besoin. Je voulais aussi redonner un bond à mon avenir professionnel pour être sure d’être sur la bonne voie en ce qui concerne mon projet professionnel.

Quels objets as-tu apportés avec toi dans tes valises et pourquoi ?

J’ai emporté avec moi, un mini Pikatchu (de ma nièce), un livre sur la sophrologie et un livre sur le décodeur gestuel.

L’interculturalité 

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

  • J’imaginais mon pays d’accueil plus développé et moins pollué ;
  • le contrôle des passeports à la frontière et des vaccins se sont fait de manières évasives ;
  • le changement de devise qui nous donne l’impression d’avoir beaucoup d’argent ;
  • le rentre-dedans des taxis m’a choquée à l’arrivée ;
  • la variation des prix des taxis à Dakar, surtout quand on est étranger ;
  • le code de la route n’est pas le même, c’est à celui qui passera le premier au rond point ;
  • le Sénégal est un pays francophone mais souvent les gens parlent wolof, du coup il y a la barrière de la langue ;
  • les vendeurs sont trop entreprenants.

Quelles sont les différences qui t’ont le plus marquée entre la France et ton pays d’accueil ? 

La première chose qui m’a marquée, c’est la chaleur et le nombre de taxis qui nous ont accostés à notre arrivée. Ensuite la circulation sur quelques axes à Dakar à certains moments de la journée, le code de la route qui n’est pas totalement le même. Il y a beaucoup de travaux non achevés.

La mission

Quelles sont les actions que tu as réalisées pour le moment ?

Je suis basée à Tambacounda, dans le Sénégal oriental, avec l’ONG ICF AFRIQUE.

J’ai réalisé un plan d’action de communication, sur l’aide au développement et la commercialisation de la savonnerie. J’ai donc mis en valeur les problèmes techniques que les savonnières rencontrent et proposé de faire la promotion de la savonnerie auprès des hôtels et des gîtes. 

Mon binôme et moi sommes allés visiter un collège, nous sommes orientés sur le développement d’un collège du village Tamba socé 2. Ce collège manque de moyen technique et financier c’est à dire, il manque de fourniture scolaire, d’équipement pédagogique et de manuel scolaire. Nous avons réalisé un montage vidéo pour présenter la vie dans ce collège que nous allons bientôt publier sur Youtube.

L’autre mission que j’ai réalisée est axée sur le maraîchage, développement de la culture bio, la communication, la vente et la commercialisation de ces produits bio. Cette mission se fait avec l’association AM BE KOUN SOLIDARITÉ. J’ai fait du repiquage de bisap, de tomate et une réunion pour la création d’un GIE (groupement d’intérêt économique).

Au cours de ta mission de volontariat, quelles sont les trois compétences que tu as acquises jusqu’ici ?

Premièrement, j’ai acquis en termes d’adaptabilité, en autonomie et surtout en prise de conscience. Je me suis adaptée au milieu, même si le début a été difficile.

La prise de conscience s’est faite sur beaucoup de choses : la chance qu’on a d’étudier en France alors qu’au Sénégal, c’est plus difficile quand on n’a pas d’argent, ou la gestion des déchets qui est ici très complexe.

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ?

J’ai été confronté à quelques difficultés, comme :

  • La barrière de la langue,
  • voir la pauvreté dans laquelle certains villages reculés vivent,
  • accepter que la ponctualité ne soit pas de rigueur,
  • faire avec le manque de moyens techniques et financiers pour terminer certains projets.

En tant qu’Ambassadrice de l’engagement citoyen à l’international, quelles sont selon toi les trois qualités essentielles pour devenir volontaire ?

Avant tout, il faut une bonne ouverture d’esprit, respecter la culture du pays sans jugement et surtout une bonne capacité d’adaptation.

Si tu devais promouvoir l’engagement citoyen à l’international en une phrase ?

L’engagement citoyen à l’international est une façon de prouver son utilité auprès d’une nouvelle population, découvrir et apprendre d’eux en démontrant que nous sommes tous citoyens du monde.

Et après ?

Un conseil aux futurs volontaires ? 

Mettre de coté les préjugés et les a priori pour vivre un service civique riche en aventures et en émotions.

Pour plus de renseignements, contactez l’Espace Volontariats du Sénégal : par mail ev.senegal@france-volontaires.org