20 mars, Journée internationale de la francophonie : les volontaires internationaux font vivre la langue française

La Journée internationale de la francophonie rassemble chaque année les francophones du monde entier autour de la langue française. A cette occasion, France Volontaires souhaite mettre l’accent sur les témoignages des volontaires internationaux qui contribuent à la diversité de la langue.

20/03/2022

En 2020, 211 volontaires de solidarité internationale étaient engagés sur le terrain. Près de 13% d’entre eux effectuaient une mission en lien avec la francophonie. Parmi eux, 78% des missions relevaient de la thématique « éducation et formation professionnelle » et 22% de « culture et patrimoine ».  Par ailleurs, 75% des missions avaient lieu en Afrique, 15% en Asie et 11% en Océanie.

Des volontaires engagés au sein du réseau des Alliances françaises

« Si je peux donner un conseil pour les futurs volontaires ce serait de faire en sorte de toujours être disponible pour des moments privilégiés avec les locaux. » Karyl, originaire de la Nouvelle-Calédonie, est volontaire de solidarité internationale depuis deux ans en Nouvelle-Zélande. Diplômé en FLE, il enseigne le français auprès de personnes de tout âge à l’Alliance française de Palmerston North. Le projet dont il est le plus fier est la fête de la musique en 2019 durant laquelle il a accompagné une chorale d’élèves en chantant en français devant le public de la grande bibliothèque de la ville. Son principal défi était de « vivre en autonomie dans un pays anglophone ». Challenge qu’il a relevé avec brio puisqu’il a su nouer des liens forts avec les néozélandais tout en partageant sa culture calédonienne. Lire le témoignage de Karyl.

« Le volontariat est une expérience de vie que je recommande à tout le monde. Non seulement on contribue à un projet, mais on apprend aussi énormément sur soi. » Virginie est volontaire de solidarité internationale en mission à Tonga pour la seconde fois. Lors de sa première expérience, elle a participé à la réouverture de l’Alliance française locale. Actuellement, elle enseigne le français au collège-lycée Tonga High School ainsi qu’à l’Alliance française de Tonga. Cette volontaire aguerrie raconte sa fierté en tant que co-fondatrice du festival de cinéma local créé pour encourager les jeunes tongiens à raconter leurs histoires à l’écran. En parallèle, Virginie est également administrative et chargée de projets internationaux pour le groupe d’artistes locaux Selekā. Elle fait participer ses élèves à ces initiatives notamment en organisant des ateliers.  « Généralement, on s’aperçoit qu’on est encore plus autonome qu’on ne l’aurait cru. Il ne faut donc pas se limiter par peur de ne pas y arriver loin de ses repères !» témoigne-t-elle.

En Côte d’Ivoire, Alexis, volontaire en mission de service civique pour une durée de 12 mois, est animateur culturel en appui aux activités de l’Alliance française d’Abengourou. Pour lui « la promotion et la valorisation du français fait partie de son quotidien ». Il intervient notamment au niveau de la communication, de la logistique et de la valorisation de la lecture auprès des écoles et de la bibliothèque de l’Alliance.

La langue française, un outil de partage

« L’objectif principal est de développer la langue française auprès des élèves, des enseignantes mais la dimension d’interculturalité prend tout son sens une fois en mission. »

Envoyée par la DCC, Chloé est actuellement volontaire de solidarité internationale à Madagascar. Elle est responsable de l’enseignement de la langue française ainsi que de la formation de l’équipe enseignante au sein d’une école privée créée par les sœurs du Sacré Cœur de Jésus. L’école, qui fait partie d’une congrégation internationale dont la maison mère se trouve en Bretagne, souhaite à terme devenir une école d’expression française. Pour développer l’apprentissage du français, Chloé utilise sa créativité en dispensant un enseignement ludique par le biais de jeux de rôles, de dialogues ou encore des projets de groupes. « A travers mon quotidien en mission, je découvre aussi la richesse de l’échange interculturel. Au-delà du partage que l’on entretien sur la langue, on découvre nos cultures respectives. » témoigne-t-elle.

Laurie, volontaire pour l’Association l’Œuvre d’Orient, a été envoyée à l’Institut Père Roberts au Liban. Cet établissement est initialement une école spécialisée dans l’accueil des enfants malentendants. Depuis quelques années, l’école accueille également des jeunes en échec scolaire afin de leur trouver une orientation professionnelle tout en leur permettant d’acquérir des connaissances académiques. En tant qu’orthophoniste, Laurie intervient dans l’apprentissage du français écrit en dispensant des séances d’orthophonie adaptées aux besoins de chaque élève. Elle précise que la langue française a une place particulière au Liban puisque depuis le Mandat français, les Libanais ont bénéficié d’une scolarité francophone qui a laissé place au fil des années à une scolarité anglophone. « C’est assez impressionnant de voir comment notre simple présence de volontaires français, leur donne tout simplement l’occasion de parler le français. » ajoute-t-elle.

La francophonie, lien entre la France et les volontaires internationaux

Depuis 2010 et la loi sur le service civique, il est possible d’accueillir des jeunes des pays partenaires en France pour des missions de volontariat suivant le principe de réciprocité.

« Le volontariat m’a permis de découvrir la France. »

Venu du Cambodge, Socheat a réalisé une mission de service civique en France avec le Service de Coopération pour le Développement (SCD) dans le cadre du projet « PrODDige » (Promouvoir et réaliser les objectifs de développement durable pour innover et grandir ensemble). Il a été soutenu par l’association Enfants du Mékong grâce à laquelle il a pu apprendre le français et étudier dans la filière spéciale de droit de l’Université royale de droit et de sciences économiques à Phnom Penh. Grâce à son service civique en France et ses autres expériences, il a obtenu une bourse du gouvernement français pour faire son master en droit du numérique à l’Université de La Rochelle.

Des célébrations autour de la francophonie dans le monde avec la participation de volontaires

Au Cambodge, la Journée internationale de la francophonie sera l’occasion de célébrer les 30 ans de l’Institut français du Cambodge. A ce titre, l’Espace Volontariat Cambodge participera aux célébrations qui auront lieu du 18 au 20 mars 2022 et organisera un marché éco-responsable en partenariat avec l’AFD. Ce marché rassemblera des ONG, des coopérations ainsi que des structures inscrites dans des démarches éco-responsables et qui accueillent des volontaires internationaux.