Journée internationale de la francophonie : les volontaires font rayonner la langue française et la francophonie

Chaque année, les francophones du monde entier célèbrent le 20 mars la Journée internationale de la francophonie. A cette occasion, France Volontaires souhaite mettre en lumière l’engagement des volontaires internationaux qui sont nombreux et nombreuses à promouvoir la langue française et la francophonie à travers leurs témoignages.

19/03/2021

Des missions qui favorisent l’apprentissage de la langue française

De nombreux volontaires s’engagent dans des missions à l’international pour contribuer à l’apprentissage de la langue française.

En Tunisie, Cécile, enseignante de 37 ans, est envoyée par la Délégation catholique pour la coopération (DCC) pour une mission auprès du Diocèse de Tunis et de Caritas Tunisie. « Ma mission de VSI a plusieurs facettes : une partie de la semaine j’enseigne le français à des adultes – essentiellement tunisiens – dans la Medina de Tunis et le reste de la semaine, je suis responsable des activités éducatives dans un centre d’accueil à Melassine, une banlieue proche de Tunis, dans lequel on organise des ateliers pédagogiques et ludiques en langue française pour les enfants de 5 à 11 ans. » Lire le témoignage de Cécile

À Tonga, Virginie, volontaire de solidarité internationale, enseigne le français aux élèves du collège-lycée Tonga High school, une école gouvernementale du pays, ainsi qu’à l’Alliance française. Etienne enseigne aussi à Tonga dans un lycée de filles et donne des cours du soir à l’Alliance française depuis 2 ans : « Je suis très content d’avoir été le premier professeur de français à Queen Sālōte College, voir les élèves partir de zéro et progresser au fur et à mesure est une source de joie et de satisfaction quotidienne, même s’il y a bien sûr des jours plus difficiles. J’espère de tout cœur que la collaboration avec cet établissement se poursuivra longtemps. »Lire le témoignage d’Etienne et celui de Virginie

Lire aussi le témoignage de Romane, VSI dans une alliance française de Nouvelle-Zélande

En Inde, Jacques participe à la promotion de la langue française et de la francophonie au sein de l’Alliance française du Bengale à Calcutta, d’abord en tant que référent pédagogique en juillet 2019 puis en tant que directeur adjoint et pédagogique depuis juillet 2020. « En Inde, et en particulier au Bengale, la France et le français jouissent d’une réputation inégalable. Partout, on entend parler de Sartre et Beauvoir, de Truffaut et Godard, ou encore de Monet et Renoir. Par ailleurs, les Bengalis, comme les Français, aiment parler, et manger, et parler en mangeant. Il n’en faut pas plus pour créer des ponts entre les deux cultures. Alors, à l’Alliance française, nous nous efforçons de faire les connexions, véritables câbles porteurs de ce pont qui relie cette partie du monde à la France à travers des activités culturelles : festivals de films francophones, expositions d’artistes francophones en résidence en Inde ayant travaillé avec des artistes locaux, ateliers interactifs avec des artistes eux aussi francophones. »

Pauline, elle, est enseignante à l’Alliance française de Chandigarh et met l’accent sur la diversité de la francophonie « Selon moi, parler de la culture francophone est très important pour l’ouverture d’esprit des étudiants et enlever l’idée de supériorité de la culture française. Pour cette semaine de la francophonie, j’ai créé beaucoup d’activités avec mes étudiants pour qu’ils découvrent la culture musicale, littéraire ou artistique des pays francophones. » 

Lire les témoignages de Jacques et de Pauline sur la francophonie

Le principe de réciprocité dans le volontariat, la francophonie en partage

Depuis 2010 et la loi sur le service civique, il est possible d’accueillir des jeunes des pays partenaires en France pour des missions de volontariat : c’est le principe de réciprocité.

Uyen est vietnamienne et a réalisé une mission de service civique en France avec le Service de Coopération pour le Développement (SCD) dans le cadre du projet « PrODDige » (Promouvoir et réaliser les dbjectifs de développement durable pour Innover et grandir ensemble). Au cours de cette expérience, elle a rencontré des francophones de plusieurs pays : Burkina Faso, Cambodge, Maroc, Haïti ou encore Equateur… et a ainsi découvert la richesse et la multiculturalité de la francophonie à travers ces différentes sonorités, expressions, spécialités, religions… Elle explique avec une touche d’humour « au début, j’ai eu beaucoup de mal à m’adapter à cause de la barrière de la langue, en plus du français de France, je devais m’adapter au français d’ailleurs ! ».  Aujourd’hui, grâce à sa connaissance du français, c’est à son tour de partager sa langue maternelle : elle enseigne le vietnamien au lycée français Marguerite-Duras de Hô-Chi-Minh-Ville à des élèves de primaire dont la langue maternelle est le français. Lire le témoignage de Uyen

Salyrofa, cambodgien, a lui aussi participé au programme ProDDige du SCD et a ainsi découvert la France, le pays dont il a appris et enseigné la langue. Il est aujourd’hui professeur de français langue étrangère (FLE) à l’Institut français du Cambodge. « Le français est avant tout ma langue étrangère préférée et j’aime le fait que quand j’enseigne cette langue, je ne partage pas uniquement une connaissance linguistique, mais aussi des valeurs, une culture du partage, de l’égalité, du droit, etc. L’enseignement est également ma passion et je suis très heureux d’avoir pu trouver un travail dans lequel je peux m’épanouir en alliant mes passions pour l’enseignement et la langue française. Grâce à ma mobilité de volontariat je peux maintenant partager mon expérience personnelle de la vie en France avec mes élèves et encore mieux leur transmettre ma passion pour la France, sa culture et sa langue ! ». Découvrir son témoignage

La francophonie, trait d’union entre les personnes

Pour tous ces volontaires, la francophonie dans toute sa diversité permet aussi de rapprocher les peuples. « La francophonie représente pour moi un véritable pont d’échanges entre les pays et les humains. On ne peut la circonscrire à la France métropolitaine ; quand je pense au terme francophonie je visualise presque tous les continents du monde. J’ai beaucoup voyagé et je peux affirmer que la langue française est omniprésente grâce au rayonnement de sa culture, aussi bien cinématographique que gastronomique ! La francophonie est aussi à promouvoir absolument pour rapprocher les populations et ouvrir les esprits : à l’image d’une mère adoptive qui réunit et crée des liens puissants entre ses enfants d’Afrique, d’Amérique et d’Europe. Elle instaure une familiarité d’entrée de jeu et réduit parfois les écarts culturels. C’est un sas, une porte d’entrée vers d’autres cultures étrangères. » explique Jérémy, volontaire de solidarité internationale auprès de l’Institut français de Maurice. Lire son témoignage

Cécile témoigne « Moi j’aime la francophonie et je la défends ! Quand on est enseignante, et d’autant plus enseignante de français, c’est que l’on aime cette langue française dans toutes ses dimensions ! Personnellement, je mets un point d’honneur à enseigner le français dans sa diversité, en tenant compte de l’interculturalité, des cultures locales et des cultures d’origines. La francophonie pour moi c’est la richesse de la langue combinée à la richesse des cultures. »

Une journée célébrée par France Volontaires

Le 18 mars 2021, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a organisé sa 4e édition de « La Francophonie dans tous ses états au CESE ». Cette année, la conférence était 100 % numérique pour le lancement du projet « les jeunes ambassadeurs de la francophonie ». Parmi les participants, trois volontaires internationaux : Jérémy, volontaire de solidarité internationale auprès de l’Institut français de Maurice, Kodjo, ancien volontaire en service civique à la mission locale de Lens-Liévin, et Glwadice, actuelle volontaire en service civique au musée d’art et d’histoire Paul-Eluard de Saint-Denis. Glwadice s’est exprimé ainsi « La francophonie est une mosaïque linguistique, culturelle et politique. Ses objectifs sont très riches et vastes. Elle défend de belles valeurs telles le partage, la solidarité, la promotion de la paix, de la démocratie. » Kodjo a témoigné de l’importance de la langue française au cours de sa mission « C’est au cours de cette mission que je me suis rendu compte de combien la francophonie ou la langue française permet d’étendre les frontières. Qu’on soit Français s’engageant à l’international ou international s’engageant en France, la francophonie constitue une sorte de sécurité qui est tout d’abord linguistique et qui nous garantit un bon déroulement de notre mission. Je pense que, par ce biais, nous sommes tous des ambassadeurs de la francophonie dans les communautés auprès desquelles nous nous engageons. » Regarder la rediffusion de la conférence.  

L’Espace Volontariats du Cambodge, en partenariat avec Campus France Cambodge, organise un webinaire à destination des jeunes cambodgiens qui souhaiteraient découvrir la France et s’engager en service civique en France ou y effectuer des études supérieures. Plus d’informations ici.