Journée mondiale de l’environnement : les volontaires internationaux engagés pour la planète

Pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin, France Volontaires a donné la parole à des volontaires internationaux engagés pour la protection de la planète. Ils ont partagé leurs expériences en direct sur le compte Instagram de la plateforme.

13/06/2022

Une semaine placée sous le signe de l’environnement

Du lundi 30 mai au vendredi 3 juin, vous avez pu découvrir en direct sur le compte Instagram de France Volontaires, les témoignages de Maud et Léna, Stefanie, Marie, Maguelonne et Hippolyte, et enfin Sèwanou, tous et toutes engagés dans des missions de volontariat international autour de la protection de l’environnement. Leurs témoignages sont à retrouver ci-dessous, accompagnés de ceux de Clara et d’Adrien, également investis dans des missions de volontariat pour l’environnement.

Maud et Léna sensibilisent à la protection des forêts au Cameroun

« C’est aussi par le développement des sociétés et des communautés que l’on peut freiner, ou au moins améliorer le changement climatique » (Maud)

« Dans le domaine environnemental, c’est ce côté social et le rapport à l’humain qui m’intéressent beaucoup. Comme tous les jeunes de mon âge aujourd’hui je suis sensible aux grands enjeux climatiques, mais ce sont surtout les effets et les injustices qu’ils provoquent, que ce soient toujours les mêmes zones qui trinquent, à cause des autres mêmes zones » (Léna)

Maud et Léna se sont récemment engagées au Cameroun, par le biais des Volontaires de l’Aide de l’Union Européenne (en anglais EU Aid Volunteers, EUAV), et de France Volontaires. Elles participent au projet FORESTS, avec une mission de plaidoyer pour l’une et de communication pour l’autre, Le projet vise à préserver des écosystèmes forestiers et des communautés forestières, au Cameroun, mais aussi au Congo, en Guinée, au Ghana, en Mauritanie et au Vietnam.

Étant toutes les deux très sensibles aux grands enjeux climatiques mais surtout à leurs effets et aux injustices causées sur les populations, Maud et Léna ont choisi de s’engager notamment pour comprendre la perception du changement climatique par la population camerounaise. Riches en apprentissage, les rencontres interculturelles leur ont permis de comparer la gestion de l’environnement et des déchets au Cameroun et en France.

Revoir l’intégralité du témoignage de Maud et Léna

Maguelonne et Hippolyte œuvrent pour un accès à l’électricité et à l’eau propre au Congo

« Ça reste bien d’avoir les pieds sur Terre, ça permet de relativiser sur certaines choses, et notamment nos problématiques en France, qui n’en sont à mon sens pas forcément » (Hippolyte)

Maguelonne est la fondatrice de l’association Pot@maï, basée à Loubassa au Congo, dont l’objectif premier est de permettre l’autonomie en énergie et en nourriture des populations locales. Cela passe notamment par l’exploitation d’une hydrolienne mobile installée sur le fleuve Congo entre Loubassa et Brazzaville.

Avec un désir de prise d’action sur des questions de sécurité alimentaire, d’énergie ou encore d’autonomie des populations, Hippolyte s’est engagé comme volontaire de solidarité internationale (VSI), au sein de cette association. Il œuvre étroitement avec les populations locales, pour leur permettre de bénéficier au mieux de l’électricité fournie par l’association, et les aider à gérer durablement tous les types de ressources disponibles.

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Clara anime un écomusée en Côté d’Ivoire pour sensibiliser les enfants

« Un conseil aux futurs volontaires ? : OSER ! »

Volontaire en service civique international, Clara est actuellement en mission en Côte d’Ivoire aux côtés de la Wild Chimpanzee Foundation. Après deux années universitaires en ligne à cause de la pandémie de Covid-19, elle a choisi de partir en volontariat pour changer d’air et retrouver un lien concret avec la réalité.

Sa mission consiste à participer à l’animation du Parc national de Taï et de son écomusée, notamment à destination des enfants issus de villages ou d’établissements scolaires voisins. L’objectif est de les sensibiliser à la protection des écosystèmes qui les entourent, notamment en leur apprenant le rôle et la composition de ceux-ci. Au-delà de la mission de sensibilisation au sens propre, Clara œuvre également pour l’alphabétisation des populations locales et pour le développement de l’éco-tourisme dans la région.

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Sèwanou s’engage en France pour sensibiliser les enfants sur le climat

« Une action menée sur le terrain, tant qu’elle est menée et qu’elle est bien pensée, il y a forcément un impact, et généralement ce sont les petites initiatives qui, rassemblées, ont le plus d’impact »

Originaire du Bénin, Sèwanou est engagé en France avec le Service de Coopération au Développement (SCD), en collaboration avec l’association On the Green Road, dans le cadre du programme PrODDige. Sa mission consiste à sensibiliser les Lyonnais, et notamment les plus jeunes, au changement climatique.

Grâce à la collaboration d’autres volontaires internationaux, il a pu mettre en place un projet collectif permettant de rassembler leurs idées sur des causes écologiques et solidaires. Ainsi, leurs aptitudes individuelles mises en commun ont abouti à la proposition de méthodes de sensibilisation adaptées au mieux au public tels que des jeux, des illustrations ou encore la présentation des actions possibles à l’échelle des enfants.

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Adrien promeut l’écologie pour aider le développement en Guinée

« Je ne m’engage donc pas pour « aider » au sens humanitaire du terme mais bien pour participer à un mouvement social de développement des sociétés »

Profondément attaché à un idéal d’amélioration des conditions de vie de la population mondiale, Adrien est engagé avec le Gret dans le Projet One Health.

Envoyé en Guinée, il agit pour promouvoir de nouvelles pratiques, dans la perspective d’un ancrage de celles-ci sur le long terme, afin de protéger à la fois l’environnement, les populations animales, et la santé des populations humaines. Ainsi, la mission est centrée sur l’agroécologie, le conseil agricole, ou encore la gestion durable des ressources naturelles. Le rôle d’Adrien en tant qu’assistant technique est de sonder les avis et ressentis des membres du projet afin de faciliter au maximum son application.

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Marie aide les producteurs de café à sortir de la monoculture au Pérou

« Ce sont des problématiques sur lesquelles on ne peut plus fermer les yeux, et s’engager c’est un beau moyen de contribuer à une responsabilité individuelle et collective »

Marie est animée par une réelle envie de multiculturalité et un besoin de prise en considération des enjeux actuels et notamment environnementaux. C’est pourquoi après un échange universitaire au Pérou, elle a décidé de s’engager aux côtés de l’association Envol Vert qui œuvre pour la préservation des forêts, la restauration des zones dégradées, et la fin de la monoculture, en Amérique latine et en France. Marie envisage fortement de rester engagée avec Envol Vert, avec l’idée de poursuivre le processus de formation des participants.

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Stefanie s’engage pour une gestion de l’eau responsable en Tunisie

« Je pense qu’en tant qu’êtres humains nous sommes responsables de la Terre »

Avec une formation spécialisée dans le traitement de l’eau, Stefanie s’est tout naturellement engagée pour une mission liée à la bonne gestion de l’eau dans l’agriculture en Tunisie.

Mobilisée avec son mari aux côtés de l’Association tunisienne d’agriculture environnementale et de l’association Abel Granier, Stefanie a été envoyée par le DEFAP, et considère que le cœur de sa mission est réellement de bien comprendre le pays, le contexte dans lequel il se trouve, mais surtout les besoins des populations.

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L’environnement, oui mais aussi…

Pour Maud et Léna, le volontariat est aussi un moyen de développer des compétences avant d’entrer réellement dans la vie active. Elles le perçoivent comme une mise à l’épreuve, mais aussi comme un facteur de découvertes. C’est pourquoi leur principal conseil est qu’il faut attendre le bon moment et avoir trouvé le bon endroit pour partir en volontariat international.

Sèwanou explique que sa mission de volontariat est à la fois individuelle et collective, et que l’engagement avec d’autres volontaires internationaux est particulièrement riche et bénéfique.

Marie, comme les autres volontaires, est tout particulièrement attirée par l’aspect social de sa mission, et notamment l’implication directe des populations . Tous ont témoigné de l’importance du lien humain avec les populations locales pour la bonne conduite de la mission, mais aussi du caractère central de l’implication de ces personnes dans les processus de développement et de protection dans l’environnement.

Stefanie apprécie particulièrement l’aspect interculturel et collectif qui ressort du volontariat international. Selon elle, les seules compétences relevant de la formation professionnelle ne suffisent pas à faire un bon volontaire, un certain nombre d’autres qualités sont tout aussi indispensables à ses yeux : l’ouverture d’esprit, la capacité d’adaptation ou encore la flexibilité.