Anaëlle, Ambassadrice de l’engagement citoyen au Burkina Faso

© Espace Volontariats Burkina Faso

Chaque semaine découvrez le portrait d’un "Ambassadeur de l’engagement citoyen à l’international" ! Aujourd’hui c’est au tour d’Anaëlle en mission au Burkina Faso de témoigner.

11/04/2017

Qui es-tu ?

Peux-tu te présenter en 4 mots ?

  • Souriante
  • Caractérielle
  • Généreuse
  • Franche

Pour quelle raison ce projet d’engagement en Service Civique ?

Déjà j’avais une année de libre et j’ai trouvé que c’était un bon projet de venir découvrir un autre pays que la France et surtout de partager l’expérience en rentrant. De plus, pour mon futur métier, ça peut être que bénéfique : éducateur spécialisé.

Pourquoi le Burkina Faso ?

J’avais choisis d’aller en Afrique car ça m’a toujours attiré.

Quels objets as-tu apportés avec toi dans tes valises et pourquoi ?

J’ai fait tout mon stock de produits d’hygiène (parfum, gel douche…). Et j’ai des photos de mes amis et de ma maman.

L’interculturalité

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

Quand je suis arrivée, j’ai juste senti un bien-être. Et puis un dépaysement total bien sûr. L’ambiance aussi. Quand on est arrivé le Burkina venait de gagner un match de la CAN 2017 : je me sentais apaisée et j’avais du mal à réaliser que je n’étais plus en France.

Quelles sont les différences qui t’ont le plus marquée entre la France et le Burkina ?

L’odeur du pays déjà : l’air a une odeur différente de celui de la France : le chaud avec la poussière. C’est ce qui m’a le plus frappé en arrivant.
Tout est différent, le climat, les bâtiments – si on peut appeler ça comme ça – ce ne sont pas des constructions comme en France, les routes sont différentes…

La mission

Quelles sont les actions que tu as réalisées pour le moment ?

J’ai fait une mission dans une association qui s’appelle « Mère Theresa de la Charité » qui a pour but de faire de la prévention sur les grossesses précoces et non désirées.
Ensuite je suis partie dans l’association « Les enfants d’abord » à Tintilou (50 km de Ouaga). C’était cool. J’ai découvert pleins de choses : le fait de vivre avec des orphelins (on oublie même qu’ils sont orphelins), les relations avec le personnel étaient supers. Je m’occupais des bébés : la vie quotidienne avec eux, jouer avec eux, les changer, les nourrir…

Au cours de ta mission de volontariat, quelles sont les trois compétences que tu as acquises jusqu’ici ?

La patiente c’est sûr, il y a qu’ici je que je l’ai acquise. Peut-être mon esprit de solidarité s’est renforcé. Et l’autonomie.

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées ?

Des difficultés à se plier à la mentalité burkinabè parce que les choses qu’on trouve banales en France, ici c’est plus compliqué. L’organisation est totalement différente. La mentalité est différente. Au début c’était une bonne adaptation, c’est après que c’est devenu plus compliqué.

En tant qu’Ambassadrice de l’engagement citoyen à l’international, quelles sont selon toi les trois qualités essentielles pour devenir volontaire ?

Le courage, être ouvert d’esprit et la curiosité.

Si tu devais promouvoir l’engagement citoyen à l’international en une phrase…

Pour moi l’engagement citoyen à l’international, c’est une expérience de vie.

Et après ?

Quels sont tes projets post-volontariat ? 

Je vais reprendre des études en éducation spécialisée, dans le domaine social.

Un conseil aux futurs volontaires ?

Rester soi-même. Même si on est à l’autre bout du monde, il ne faut jamais oublier qui on est, c’est important. Il ne faut pas s’oublier. Car on peut être facilement influencé par l’environnement du pays et tout ça. Ça peut être favorable dans certaines situations, mais à l’inverse dans d’autres.

Pour plus de renseignements, contactez l’Espace Volontariats du Burkina :par mail ev.burkina@france-volontaires.org