Mélanie, volontariat et agroforesterie au Pérou

Mélanie, volontaire de service civique puis volontaire de solidarité internationale nous raconte sont parcours de volontariat au Pérou dans le domaine de l'agroforesterie.

28/07/2020

Peux-tu te présenter ? Quel est ton parcours ?

Après avoir intégré une école d’ingénieurs, je me suis spécialisée rapidement dans le domaine du paysage pour finir mes études par un M2 en ingénierie des territoires. Pendant mes années d’école, j’ai multiplié à la fois les missions en associations d’aide au développement et les stages ou échanges à l’étranger. Après un premier volontariat au Pérou au sein d’une structure locale, j’ai eu l’opportunité de renouveler l’expérience lors de mon stage de fin d’études. En 2017, je réalisais mon premier volontariat avec Envol Vert. C’est à la suite de ces six mois de travail, que m’a été proposée la mission de service civique.

Quelle était ta mission ?

J’avais pour mission principale l’appui à la coordination d’un projet de mise en place de parcelles agroforestières en Amazonie péruvienne. Il s’agissait d’accompagner des producteurs de café vers une agriculture plus durable aussi bien pour l’environnement que d’un point de vue économique. Tous les mois, en appui à un agronome péruvien, les volontaires travaillent au sein de pépinières collectives avec un groupe d’agriculteurs. En plus des arbres pour leurs plantations, les caféiculteurs reçoivent chaque mois des formations spécifiques, techniques ou de sensibilisation à la conservation de la forêt et de sa biodiversité.

Mon rôle durant un an a été d’assurer la coordination et le suivi du projet. J’ai aussi pu venir en appui dans la gestion du budget et des décisions stratégiques en coordination avec le reste de l’équipe d’Envol Vert mais aussi avec des acteurs locaux.

Pourquoi as-tu choisi de faire une mission de service civique ?

La mission en service civique me donnait l’occasion de découvrir un nouveau métier : la gestion de projet de terrain à l’international tout en mettant en pratique les compétences acquises lors de mes études.

En plus de pouvoir me lancer professionnellement au sein d’une mission qui me tenait à cœur, le service civique était aussi pour moi l’occasion de vivre une expérience interculturelle de longue durée. Toute immersion culturelle permet d’apprendre beaucoup sur les autres mais aussi sur soi.

Qu’est-ce qui t’a marqué pendant ton expérience de service civique ?

Avec un service civique à l’international, c’est bien le contexte interculturel qui a été le plus marquant. Ayant déjà vécu près de 10 mois au Pérou avant mon service civique, je partais en territoire connu. Cependant, en devenant de plus en plus indépendante professionnellement, les différences culturelles étaient toutes autres. Par ailleurs, la fin de la mission et le retour en France sont des moments tout aussi marquants, à ne surtout pas considérer à la légère.

Quel est ton parcours depuis la fin de votre service civique ?

À la suite de mon service civique, j’ai eu la chance de pouvoir poursuivre ma mission et de me professionnaliser davantage. Je viens de signer ma deuxième année de VSI au sein de la même structure d’accueil. Je coordonne désormais deux projets d’agroforesterie au Pérou.

Si tu devais résumer ton expérience de service civique en une phrase, quelle serait-elle ?

Une année riche en échanges et en apprentissages autant professionnels que personnels.

Retrouvez ce portrait dans le livret créé par France Volontaires à l’occasion des 10 ans du service civique