Une volontaire malgache en France

Chaminna, ancienne volontaire malgache, nous raconte son expérience de service civique à la Hip Hop New School de Quimper.

06/04/2020

Présente-toi, quel est ton parcours ?

J’ai fait des études de commerce à l’Institut Supérieur de Technologie de Diégo Suarez. J’ai obtenu ma licence en transit et commerce international en 2017. Ensuite, j’ai effectué un stage en marketing dans une entreprise sociale qui travaille dans le domaine de l’énergie renouvelable, et j’ai ensuite réalisé un autre stage auprès. En 2018, j’ai eu l’opportunité de partir en France pour une mission de volontariat en service civique pour 6 mois.

Quelle était ta mission ?

Ma mission consistait à appuyer l’animation, à soutenir et à promouvoir les activités autour de la culture hip hop au sein de l’association Hip Hop New School à Quimper.

Concrètement, ma mission avait pour objectifs de : sensibiliser davantage les personnes pour participer aux différents événements, faciliter l’accès à la culture hip hop à travers la sensibilisation et la communication, participer à des événements organisés par l’association, contribuer à l’élargissement du public avec les bénévoles.

Pourquoi as-tu choisi de faire une mission de service civique ?

Hip Hop New School est très active à Diégo pour favoriser les échanges interculturels. J’avais déjà pu rencontrer le directeur de l’association et nous avons gardé contact. J’ai voulu m’engager dans une mission de volontariat de réciprocité pour partager ma passion de la danse et aider les autres à travers cet art. Je cherchais aussi à mieux communiquer, être plus à l’aise à l’oral et m’intégrer dans une nouvelle culture. À vrai dire, j’étais vraiment curieuse de découvrir une autre culture et je cherchais à acquérir de l’expérience professionnelle tout en étant utile. 

Qu’est-ce qui t’as marquée pendant ton expérience de service civique ?

Cet engagement m’a beaucoup apporté, tant du point de vue personnel que professionnel : j’ai pu me fixer de nouveaux objectifs et réaliser que j’avais la capacité de réaliser mes projets. Je retiens de mon expatriation que si nos manières de vivre sont très différentes en France et à Madagascar, la culture hip hop reste une langue universelle. 

Quel est ton parcours depuis la fin de ton service civique ?

Aujourd’hui, je suis médiathécaire au sein de l’Alliance française de Diégo Suarez. En juillet 2019, quelques mois après mon retour, j’ai organisé dans ma ville le festival GODIE Hype Hope, avec le soutien de la coopération décentralisée Diana Finistère.  J’ai repris mes études, avec un Master 1 en management des entreprises et organisations. Et je suis actuellement en train de fonder, avec un ami, une association socio-culturelle autour des médias qui s’appelle « Koloture ».

Que retiendras-tu de votre expérience en France ?

La culture du Nord, la manière de vivre en France est très différente ! J’ai eu de la chance d’être dans une association qui promeut la culture hip hop, car cela m’a permis de créer des liens qui dépassent nos différences culturelles. Il faut oser et ne pas avoir peur de l’inconnu ! La curiosité n’est pas un défaut et il faut savoir être curieux quand c’est nécessaire. Il faut toujours apprendre et savoir s’adapter, car les missions ne se passent jamais comme prévu !

Si tu devais résumer ton expérience de service civique en une phrase, quelle serait-elle ?

Si c’était à refaire 1000 fois, je le ferais encore 3000 fois ! C’était une super expérience de ma vie.

Retrouvez ce portrait dans le livret créé par France Volontaires à l’occasion des 10 ans du service civique