L’édito de mai 2017 : La promesse de la « montée en puissance de la politique de développement française »

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Le début d’un quinquennat offre l’occasion de revenir sur les engagements que porte le nouveau Président de la République. Penchons-nous sur l’un d’entre eux, la « montée en puissance de la politique de développement française ».

23/05/2017

Le début d’un quinquennat offre l’occasion de revenir sur les engagements que porte le nouveau Président de la République. Penchons-nous sur l’un d’entre eux, la « montée en puissance de la politique de développement française ».

Emmanuel Macron l’envisageait, dans une lettre à des ONG en mars 2017, « avec des ressources accrues en dons, issues des financements dits innovants et des programmes budgétaires » pour nous permettre de « renforcer en priorité notre aide bilatérale et de concentrer nos moyens sur l’Afrique, sur les pays de l’espace francophone et sur les pays les moins avancés, avec comme objectif l’engagement que nous avons pris à Addis Abeba d’allouer au moins 0,15% de notre RNB aux PMA ».

Le nouveau Président s’était engagé à organiser « une consultation de la société civile en vue de mettre au point, dans un délai d’un an, une révision de la loi de programmation de l’aide publique au développement, pour établir une trajectoire d’augmentation vers les 0,7%, à atteindre progressivement entre 2022 et 2030 ».

Et de s’inscrire résolument dans l’Agenda 2030 adopté par les 195 Etats de la planète : « Je veillerai à ce que la politique de solidarité et de développement de la France s’inscrive pleinement dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté en septembre 2015 à l’ONU, et contribue ainsi à la mise en œuvre des 17 objectifs de développement durable (ODD) » avait-il indiqué à Coordination Sud en mars 2017.

Ces engagements font écho aux « Cinq recommandations phares pour la mise en place d’une stratégie ambitieuse de soutien à l’engagement citoyen international » présentées dans notre dernier édito. Il s’agit pour les acteurs de s’en saisir alors que le paysage politique continue de se façonner dans le contexte des élections législatives. D’autant que les enjeux en terme de mobilisation citoyenne, notamment des jeunes, sont cruciaux.

A ce titre, une étude du Conseil économique, social et environnemental (CESE) intitulée « Service civique : Quel bilan ? Quelles perspectives ? » vient d’être rendue publique. Les auteurs et co-rapporteurs, Julien Blanchet et Jean-François Serres, ont su se nourrir des retours d’expériences et propositions des associations pour réussir le service civique universel. La plateforme inter-associative du service civique, à laquelle France Volontaires participe, invite les pouvoirs publics en charge du service civique et les acteurs à se saisir de cette étude comme base du travail partenarial nécessaire pour imaginer l’avenir du dispositif.

Enfin, c’est au CESE européen que se tiendra la restitution européenne du projet Opportunités de volontariat international pour tous les jeunes (IVO4all). Une conférence intitulée "Levons les obstacles au volontariat à l’international, pour faciliter l’inclusion sociale des jeunes" se déroulera le 6 juin à Bruxelles. L’inclusion sociale des jeunes sera l’axe principal de la journée. Rejoignez-nous et partagez vos initiatives, votre expertise et votre volonté de rendre plus accessibles les programmes mobilisant des jeunes. 

Jean-Daniel Balme