Portrait de William, VSI au Burkina Faso

30/05/2017

Bonjour William, alors, qui es-tu ?

Je m’appelle William Bohssein, j’ai 25 ans, je suis un volontaire français, en VSI. Je suis arrivé ça fait un peu plus de 2 mois maintenant, à la mi-mars.

Je travaille dans le cadre d’une coopération décentralisée entre la ville de Grenoble et d’Ouagadougou. Je suis chargé d’appui à la formation professionnelle des étudiants burkinabè dans le domaine des énergies renouvelables.

Je suis là pour une durée de un an, et mon lieu de travail est le Lycée Professionnel régional du Centre, à 5 minutes de la place des Nations Unies, au centre ville de Ouaga.

Et, William, en 3 mots, c’est qui ?

C’est quelqu’un de sociable, de curieux, et de dynamique.

En quoi consiste plus spécifiquement ta mission ?

J’accompagne vraiment le proviseur de l’établissement et les professeurs dans 3 filières : électricité ou électrotechnique, maintenance industrielle et froid/climatisation. Ce projet concerne l’énergie d’où ces formations particulières là.

Ce qui m’a plait c’est l’aspect formation et la proximité avec la jeunesse. En plus, pouvoir travailler en Afrique de l’Ouest, ça m’a beaucoup intéressé de par mes origines guinéennes.

Et que faisais-tu avant ?

Avant, j’étais Volontaire de Service Civique en France dans une association de solidarité internationale, « Etudiant et Développement ». J’étais chargé d’accompagner les associations étudiantes françaises qui voulaient mettre en place des projets solidaires en France ou à l’international. Ça a duré 9 mois.

As-tu déjà eu une expérience à l’étranger ?

Oui, j’ai fait un échange universitaire, au Liban pour ma 3ème année de Licence, à 30km de Beyrouth. J’ai donc déjà été confronté à l’interculturalité. Et comme j’ai aussi des origines libanaises ça m’a beaucoup intéressé. J’y suis resté 5 mois : de septembre 2012 à janvier 2013.

Et aujourd’hui, pourquoi un contrat de volontariat ?

Je pense que débuter par un volontariat peut être un bon tremplin professionnel. Aussi, je suis encore jeune et je me dis que c’est un bon moment pour avoir une expérience professionnelle à l’international.

Qu’as-tu pensé à ton arrivée au Burkina ? Quelles étaient tes premières impressions ?

Chaud ! Il faisait trop chaud quand je suis arrivé. En plus on a attendu 30 min à l’aéroport, dans la chaleur.

Aussi le sourire des gens. Sans être dans le cliché, les gens sont très chaleureux je trouve, très accueillant. Ça m’a beaucoup plu.

J’ai aussi eu un choc culturel évidemment. Mon 6 mètres par exemple (nom donné aux rues non goudronnées): c’est le plus défoncé du Burkina je crois.  

Non vraiment, c’est la chaleur, l’accueil et la bonne ambiance.

Comment caractériserais-tu ta vie ici ?

Ma vie n’est pas linéaire, il y a toujours de l’improvisation. Ça me plait. J’ai peu de routine aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle. Les rencontres sont faciles à faire. Je n’ai pas de journée type à proprement dit. C’est ça qui me plait.

As-tu déjà visité un peu le Burkina ? 

Oui, j’ai eu l’occasion de partir dans le sud, à la frontière du Ghana, pour aller voir le village de Tiébélé et le Ranch de Nazinga avec des amis il y a un mois un peu près. On est partis pour un long weekend. On a vu des éléphants, des crocodiles… Ça nous a permis de voir d’autres réalités, ailleurs, et s’évader de la capitale.

Mais je compte bien prolonger et faire d’autres découvertes du pays.

Déjà des perspectives pour l’après volontariat ?

Je commence à me poser des questions. Mais c’est encore un peu tôt. Ça ne fait que 2 mois que je suis là. Je commence à y penser et je vais bien mener cette réflexion cet été, car, du coup au lycée il y aura moins d’activités. Je compte donc le faire dans les semaines qui viennent.

Enfin, un petit conseil pour les futurs volontaires ?

Prenez de l’anti moustique !

Sinon, quand je suis arrivé je n’avais pas trop d’attentes. J’ai pris du temps à me rendre compte que j’étais au Burkina et à tout réaliser. Je n’ai pas vraiment demandé de conseils personnellement.

Donc je dirais de venir sans conseil au préalable et de vivre sa propre expérience tout en rencontrant des gens : c’est comme ça qu’on profite de l’expérience d’ici.

Au sinon, peut être au niveau de la sécurité routière : être prudent car ce n’est pas facile.

Mais je n’ai pas vraiment la prétention de vraiment donner des conseils maintenant. C’est encore trop tôt sans doute.

Merci beaucoup William pour le temps consacré à cette interview. Nous te souhaitons une belle continuation dans ton volontariat, riche en expériences !