Jonas, volontaire de solidarité internationale au RIDEV

17/07/2018

Peux-tu te présenter en quelques mots ? Quel est ton parcours ?

Je m’appelle Jonas, j’ai grandi dans l’Est de la France, à Vesoul, jusqu’à mes études supérieures. Je suis ensuite parti à Besançon pour y faire une licence de Langues Etrangères Appliquées (avec un Erasmus à Tenerife bien sympa). Lors de mon master, j’ai voulu m’orienter vers les métiers de l’humanitaire à travers le Master Analyse de crises et Action Humanitaire de Chambéry. L’idée était de me spécialiser dans la gestion de ces organisations. Avant d’arriver au Cameroun, j’ai fait un volontariat en service civique avec une organisation congolaise, Endangered Species International, qui menait un projet de conservation des grands singes dans la forêt du Mayombe. J’ajouterais que j’aime les arts du cirque et le fromage.

Photo de Jonas

Pour quelle raison ce projet d’engagement ?

Après mes études je voulais démarrer dans le monde professionnel en intégrant des organisations issues de la société civile pour pouvoir apprendre mais également mieux comprendre les réalités du pays dans lequel je serai. Ce volontariat avec RIDEV allait dans le sens de ce que je recherchais.

Quelle est ta mission en tant que volontaire ?

J’aide le RIDEV à se positionner comme une institution de référence dans le secteur de la société civile. J’assiste également l’équipe projet « volet social » de la reconstruction de la route entre Maroua et Kousseri .

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

Le Cameroun et la France ont une histoire commune lourde. Trouver sa place dans ce milieu demande de l’énergie et de ne pas hésiter à se remettre en question. Quelquefois c’est difficile mais tu en ressors grandi.

Pour toi, qu’est-ce que l’Espace Volontariats ?

Lorsque je doute de quelque chose par rapport à ma mission ou même dans de ma vie personnelle, je sais que l’équipe de l’Espace Volontariats est présente pour m’écouter et me conseiller. C’est un appui formidable pour un jeune, se trouvant loin de sa famille, ses amis, ses repères etc.

 

Jonas, volontaire de solidarité internationale

 

Qu’as-tu appris et transmis ?

Je manque de recul pour mettre des mots clairs sur ce que j’ai appris/transmis cette année. Disons que j’espère avoir pu partager certains aspects de ce que je suis, dans un contexte où l’imaginaire qui entoure l’homme blanc est assez particulier.

Quels sont tes meilleurs souvenirs ?

Manger des bananes plantains dans la rue. Tous ces petits détails du quotidien qui t’agacent sur le coup mais qui rendent ton expérience inoubliable d’une certaine manière.

Quelles ont été les plus grandes difficultés rencontrées ?

Garder le contact avec les personnes qui comptent pour moi en France

Que retiens-tu du Cameroun ?

Le Cameroun vit actuellement une période difficile de son histoire. Je suis impressionné par la résilience de ces personnes. 

Quels sont tes projets post-volontariat ?

Passer un peu de temps en Europe, j’aimerais essayer d’aller à Amsterdam à vélo ( je dis ça depuis des années mais bon). Sur le plan professionnel, rejoindre une organisation internationale ou peut-être passer les concours de la fonction publique française.

Un conseil aux futurs volontaires ?

Ce n’est pas tous les jours facile de faire un volontariat. Ne vous frustrez pas si les choses n’avancent pas toujours dans la direction que vous souhaitez.

En cas de doute, l’Espace Volontariats est là pour vous écouter, utilisez cet espace à bon escient !