Témoignage de Marie, ancienne service civique

05/04/2018

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Marie Fontaine. Je suis originaire des Hautes Pyrénées et j’ai fait mes études supérieures à Montpellier. J’ai obtenu une licence en communication en 2013, une licence en sciences politiques en 2014 et ainsi qu’un Master 2 de Coopération Internationale et Développement en 2016.

 

 

Pour quelles raisons ce projet d’engagement ?

J’ai souhaité effectuer un engagement de volontariat car je me destinais à travailler dans le domaine de l’aide au développement et ayant terminé mes études j’avais envie de vivre une réelle expérience de terrain au sein d’une petite structure associative afin d’être certaine que ce milieu été fait pour moi.

Quelle était ta mission en tant que volontaire ?

Ayant effectué mon volontariat dans une petite structure associative, ma mission comprenait des tâches très polyvalentes. Je m’occupais à la fois de la communication de l’association (brochures, site, cartes de visite, page FB), de la recherche de bailleurs de fonds ou de partenariats et également, à plus petite échelle, du suivi des projets en cours (Projet de lutte contre le paludisme et le PLMI projet de lutte contre la mortalité infanto-juvénile).

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

Ma mission à plutôt mal commencé car j’ai passé les deux premiers mois dans le petit village de Sa’a où la vie des habitants était rythmée par les coupures incessantes de courant.  Je n’arrivais pas à travailler dans ces conditions et n’ayant aucun volontaire à proximité je me sentais très isolée. Sans réponse à mes demandes de la part de ma structure d’envoi, j’ai contacté le bureau de France Volontaires du Cameroun afin que l’équipe m’aide à résoudre les problèmes que je rencontrais afin que je puisse poursuivre ma mission dans de meilleures conditions. Après la médiation menée par France Volontaires Cameroun entre ma structure d’envoi, ma structure d’accueil et moi-même, j’ai commencé à travailler depuis la capitale de Yaoundé. Je disposais donc d’un bon accès à l’électricité et à internet et que je me rendrais occasionnellement au village pour les besoins de ma mission. A partir de ce moment-là, j’ai repris gout à ma mission de volontariat et ai pu me remettre au travail, tout en ayant une vie extraprofessionnelle beaucoup plus satisfaisante pour moi.

Pour toi, qu’est-ce que l’Espace Volontariats ?

D’après ma propre expérience, l’Espace Volontariats est un réel lieu de soutien pour les volontaires. C’est également un lieu de rencontre, d’échange et de partage d’expérience. L’équipe de France Volontaires a toujours été d’une très grande écoute envers les problèmes et les besoins que j’ai pu rencontrer pendant ma mission. Aller à l’Espace Volontariats, c’est aussi l’occasion de s’informer sur les différentes associations locales partenaires de France Volontaires, ou encore de rencontrer un autre volontaire venu aussi pour s’informer ou utiliser l’espace de travail dédié au volontaire.

Qu’as-tu appris et transmis ?

J’ai beaucoup appris sur la façon de vivre et de travailler des Cameroun. J’ai appris à faire preuve de beaucoup de patience et d’adaptation dans des contextes de vie et de travail que je n’avais jamais connus auparavant. Ce fut une expérience très enrichissante, autant humainement que professionnellement. Je crois que j’ai surtout essayé de transmettre ma joie de vivre mais c’était plutôt facile car les camerounais sont déjà tout le temps de bonne humeur ! 

Quels sont tes meilleurs souvenirs ?

L’un de mes meilleurs souvenirs fut la réunion annuelle des volontaires qui s’est déroulée en Juillet 2017 à Limbé. Ce fut un excellent moment de rencontre et de partage avec tous les autres volontaires présents. Je me rappelle être rentrée très heureuse de cette fameuse semaine de réunion, qui s’est déroulée juste un mois avant mon retour définitif en France.

Quelles ont été les plus grandes difficultés rencontrées ?

Ma plus grande difficulté a été l’adaptation au rythme local ! Pour les camerounais, la notion du temps est effectivement différente, et il n’est par exemple pas considéré comme grave d’arriver en retard plusieurs heures à un rendez-vous, ce qui, d’un point de vue occidental peut paraître totalement irrespectueux. Il m’a fallu faire preuve de patience et d’adaptation pour comprendre cela, mais j’ai tout de même fini par m’y habituer !

Que retiens-tu du Cameroun ?

Le Cameroun est un pays économiquement pauvre certes, cela personne ne peut le nier, mais c’est un pays riche de très belles traditions culturelles, d’un melting pot d’ethnies qui cohabitent et d’une faune et d’une flore luxuriante. Et malgré les conditions de vie difficiles au sein du pays, j’ai été surprise de constater que les camerounais et camerounaises possèdent une joie de vivre et une bonne humeur indéfectible.

Quels sont tes projets post-volontariat ?

Après mon volontariat, je souhaite poursuivre ma carrière professionnelle en continuant à travailler dans le secteur de la coopération internationale pour le développement. Et qui sait, je referai peut-être un volontariat un de ces jours !

Un conseil aux futurs volontaires ?

Je pense que chaque volontariat (ou chaque expérience de volontariat) est totalement différent, cependant le seul conseil que je peux donner c’est de prendre parfois du recul sur sa propre mission et échanger régulièrement avec les autres volontaires présents pour mutualiser les expériences.