La sécurité sur un chantier de solidarité internationale : formation, conseils et recommandations

26/06/2018

atelier sécurité en chantier de solidarité internationale

Le mardi 19 juin 2018, l’Espace Volontariats de Côte d’Ivoire a organisé dans ses locaux un atelier d’échange sur la sécurité en Chantier de Solidarité Internationale (CSI). Cette rencontre visait à renforcer les capacités des organisations participantes tout en établissant un cadre d’échanges et de partage de pratiques entre organisations engagées sur la thématique. Il permet ainsi de dynamiser les relations entre France Volontaires et ces organisations.

Sur une dizaine de structures locales attendues, ce sont finalement cinq qui ont pu participer effectivement à cet atelier en raison des pluies diluviennes qu’il y a eu en ce jour à Abidjan.

Qu’est-ce qu’un chantier de solidarité internationale (CSI) ?

Cet atelier a débuté par la traditionnelle présentation de France Volontaires par son Représentant National, Alexis SOUNGALO. Les participants ont ensuite pris la parole afin de tenter de définir un « chantier de solidarité internationale ». Il en est ressorti plusieurs éléments notamment les échanges interculturels et la réalisation d’un projet de solidarité co-construit.

En résumé, un CSI est une rencontre interculturelle de jeunes, organisée autour d’une action d’utilité collective se déroulant à l’international. Il s’agit d’un projet relevant d’une logique d’engagement personnel inscrite dans une démarche collective.

Si à l’origine les CSI étaient très orientés vers la construction et la rénovation de bâtiments, ils s’ouvrent de nos jours aux actions d’animation, de sensibilisation, de reboisement etc..

Cependant, d’énormes défis sont à relever quant à la réussite de ces projets dont celui de la sécurité des participants.

partage d'expérience sur la sécurité en chantier de solidarité internationale

Comment mieux sécuriser un chantier de solidarité internationale ?

Après avoir recueilli les attentes des participants, les animateurs se sont penchés sur la problématique de la sécurité en chantier de solidarité. L’équipe d’animation a axé les échanges sur les démarches à entreprendre en amont et pendant la réalisation d’un projet.

En amont du projet

  • Information et partage du projet avec la localité d’accueil


Il est en effet important d’identifier et de rencontrer les autorités locales, puis d’impliquer la population cible dans la réalisation du projet : cela permet à toutes les parties de s’approprier le projet et de se mettre d’accord sur son bien-fondé, ce qui garantit la sécurité des participants en responsabilisant les parties prenantes.

  • Identification de services de prises en charge

Sur ce point, les organisateurs ont été invitées à pouvoir identifier et informer les différents services de prise en charge (service de santé ; pharmacie ; commissariats de police/gendarmerie…), ensuite à prévoir les numéros d’urgence de la zone. Les parties locale et française doivent également établir un programme détaillé prenant en compte les différentes tâches journalières ainsi que la rédaction d’un code de conduite ou de règle de vie. La partie locale doit enfin informer leurs hôtes sur le respect des règles (usage de stupéfiants, tenues non adaptées, sites sacrés, etc.) et les conséquences encourues en cas de violation.

  • Formation des participants et jeux de mise en situation


Il est conseillé de former et de sensibiliser les participants locaux sur les questions de sécurité dans toutes ses dimensions (sécurité des personnes et de leurs biens) : les jeux de mise en situations sont un très bon outil pour une meilleure prise en charge des cas d’urgence.

 Pendant le projet


Une fois sur place, il est conseillé d’inviter les participants français à actualiser leurs données (notamment le numéro de téléphone s’ils ont acheté une puce ivoirienne) sur le site Internet d’Ariane. Les organisateurs doivent informer les autorités locales de la présence des jeunes et rappeler les participants au respect des règles précitées. Ils doivent ensemble revenir sur le programme du projet pour mieux se l’approprier et s’assurer d’éventuels réajustements.

Plusieurs autres points ont été abordés notamment les points de vigilance à avoir pendant la réalisation de projets.

Cette formation a laissé place à une évaluation de l’atelier sous forme d’un questionnaire. Les participants ont pu dans la suite discuter entre eux afin de mieux faire connaissance.

Cet atelier qui a débuté avec un léger retard, s’est déroulé dans une ambiance assez cordiale et a pris fin aux environs de midi.

Vous accueillez prochainement ou souhaitez accueillir un chantier de solidarité internationale avec votre organisation ? Contactez l’Espace Volontariats de Côte d’Ivoire pour échanger sur votre projet !