Venez « causer » solidarité avec Audrey, VSI FIDESCO en Guinée

12/04/2019

Les causeries éducatives, ça vous parle ?

Avant de rencontrer Audrey, on était pareil que vous : on comprenait l’idée générale mais on ignorait tout de cette forme d’animation. Alors comme on est curieux, on s’est dit qu’il fallait remédier à ça ! On a donc proposé à Audrey de venir la voir au Collège/Lycée Sainte-Marie à Dixinn pour en savoir un peu plus sur ces groupes de parole et la façon dont ils sont animés.

Solidarité, amitié hommes-femmes, amour, le pardon, l’honnêteté, le silence, le respect… Des thèmes du quotidien choisis et abordés par Audrey avec les élèves du collège pour les faire réfléchir sur le monde d’aujourd’hui et sur les valeurs véhiculées par toutes les religions de par le monde. Pendant 50 min, Audrey va expliquer, débattre et jouer avec la classe pour transmettre les bons messages et libérer la parole des jeunes sur des sujets aussi importants et fondateurs. Le jeu fait partie intégrante du format de ces causeries pour faire participer les élèves, pour les maintenir concentrés et faire en sorte que le message reste.

La solidarité était le thème du jour de notre visite, un thème qui fait particulièrement écho au volontariat et qu’on a eu plaisir à suivre grâce à l’entrain d’Audrey.

Adapter sa manière de faire passer les messages en fonction des groupes, aborder des thèmes certes universels mais parfois sensibles sans heurter, arriver à prendre de la distance par rapport aux enseignements français qu’on a l’habitude de suivre et de donner pour s’adapter à la culture de l’autre : autant d’enjeux et de défis à relever pour cette volontaire en mission depuis presque 2 ans.

Le format de causerie n’est pas une spécificité guinéenne à la base ; le concept porté par les volontaires existe depuis 3 ans et évolue sans cesse au rythme du passage des volontaires et de leurs affinités. Il a donc fallu l’adapter au public, observer et comprendre les méthodes d’enseignement ici en Guinée pour ne jamais créer de blocage. Un exercice qu’Audrey semble avoir parfaitement maîtrisé de par sa capacité à se mettre à la place de l’autre et par sa grande écoute.

Ces causeries sont aussi une belle façon de contrer les images et les clichés que chaque culture peut avoir sur l’autre ; tout cela grâce au dialogue.

Comme nous l’expliquait Audrey, tous les formats sont exploités pour introduire les sujets et les rendre ludiques, interactifs : films, textes à lire, jeux, questions-réponses etc.

Audrey gère l’animation de l’aumônerie avec un autre collègue pour un total de 12 classes de collège, soit 600 élèves au total.

Une expérience intense qu’elle aura eue plaisir à vivre et qu’elle aura du mal à quitter dans quelques mois puisque la fin de son volontariat approche…

Passionnée par son métier d’animatrice, Madame Audrey – comme les élèves l’appellent ici – a su trouver le bon équilibre entre la proximité et la fermeté nécessaires à sa profession et à son statut.

 

On lui souhaite une belle fin de mission !