Charlotte : culture, art & solidarité

01/08/2018

C’est dans le cadre d’un programme de réciprocité que Charlotte – 19 ans – a effectué un volontariat du Service Civique au sein du Centre de Langue et d’Animation Culturelle (CLAC) de Soavinandriana dans la région Itasy durant 6 mois.

Alors que sa binôme – Njiva – partait dans la Commune de Billère avec  Cool’eurs du Monde, la jeune française venait à Madagascar pour réaliser sa première expérience dans l’animation.

Charlotte et Njiva

 

Initialement, Charlotte est venue pour être en appui aux animateurs du CLAC. Elle a commencé par travailler conjointement avec son tuteur qui l’a beaucoup aidé dans la réalisation des projets à son arrivée. Petit à petit, la jeune française a gagné en autonomie et a pu commencer à prendre des initiatives dans le choix des actions à mener. Elle a notamment étendu son champ d’actions aux autres établissements de son secteur : école, collège, lycée ainsi que l’université de Soavinandrina. Bénéficiant d’un budget mission qui lui était propre, elle a également contribué à la rénovation du CLAC qui a ainsi pu gagner énormément en visibilité.

Au CLAC, la volontaire a réalisé de nombreuses activités pour les enfants, notamment des jeux pour apprendre le français. Elle a aussi assuré des cours de français, d’anglais et d’espagnol. Toutefois, elle ne sait pas focaliser sur la linguistique. En effet, la jeune femme a eu à cœur d’entreprendre un travail ambitieux qu’elle souhaitait réaliser avec les enfants avant même son arrivée : le Land Art.

 

 

Le Land Art consiste à utiliser la nature pour produire des réalisations artistiques

 

Auprès des établissements scolaires, Charlotte a organisé différents ateliers de danse et de chant et surtout des cours et spectacles de théâtre à destination des étudiants de l’Université. Avec l’école de Soavinandriana, elle a pu mettre en place une correspondance entre les élèves malgaches et des élèves français. Depuis, les enfants s’échangent des dessins et des petites constructions entre la France et Madagascar. Ainsi, la jeune femme témoigne que la mission a dépassé ses attentes et s’est avérée beaucoup plus riche que ce qu’elle imaginait.

La volontaire a notamment pu s’enrichir culturellement. Durant sa mission, elle a vécue au sein d’une famille malgache. Cette expérience lui a permit d’en apprendre beaucoup sur la culture malagasy et le mode de vie des habitants de l’Itasy.

 

Le Mora mora ou  »doucement » qui fait partie de la philosophie de vie des malgaches l’a marqué. Charlotte concède qu’elle était très bavarde et impulsive à son arrivée. Mais petit à petit, le contact avec le rythme de vie de la population de l’Itasy lui a appris à être plus calme, plus à l’écoute et plus concentrée : elle se sentait grandi par sa mission. Elle s’amusait également du fait que tout le monde à Soavinandriana semblait la connaître. Lorsqu’elle se promenait en ville, elle appréciait tous les « bonjour » qu’on lui adressait.

Il y a toutefois eu certains aspects moins faciles à vivre. Dans le cadre de ses activités au CLAC, la jeune femme voyait régulièrement des enfants arriver au centre pendant les jours ouvrables : signifiant qu’ils n’étaient pas scolarisés. Elle a aussi été surprise par le fait que les enfants sont responsabilisés très tôt. Mais malgré les difficultés quotidiennes de la population, la volontaire n’a eut de cesse d’admirer le bonheur des gens et les petits sourires pour peu de choses.

 

D’un point de vue plus personnel, Charlotte se sent plus patiente, tolérante et pédagogue. De plus, son expérience à Madagascar lui a permit de découvrir sa vocation pour ses futures études. Elle souhaite maintenant travailler dans l’animation. Ainsi, la jeune femme s’en retourne dans la région bordelaise pour commencer un DUT centré sur les techniques d’animation. Parallèlement à sa formation, elle compte s’investir dans des associations locales.

En définitive, la mission de Charlotte aura marqué un point déterminant dans son parcours personnel et professionnel ; au moins aussi marquant que l’aura été son passage à Madagascar où elle fut grandement appréciée par tous ceux qui l’on rencontré !