Hanna : la plus expérimentée des volontaires

31/08/2018

Durant une année, l’Alliance Française de Tamatave a pu profiter de l’expérience d’HannaVolontaire de Solidarité Internationale (VSI) Chargée d’appui culturel. Elle fut envoyée dans le cadre de la coopération culturelle entre la Région Réunion et Madagascar.

Originaire de la Réunion, la jeune femme avait déjà une expérience conséquente du domaine de la culture et du Réseau des Alliances avant d’entrer en poste à Tamatave. En effet, elle eu l’occasion travailler pendant 2 ans à l’Alliance Française de Port-Elizabeth (Afrique du Sud) en Contrat Unique d’Insertion avec le Département de la Réunion. Avant cela, c’est au sein de l’Alliance Française de Gaborone (Botswana) qu’elle effectuait sa première mission de VSI de 2 ans. Ce goût très prononcé pour la culture s’explique notamment par son cursus universitaire, étant titulaire d’un Master de l’école supérieure des arts de la Réunion.

Arrivée fin 2017, Hanna connaissait déjà bien le fonctionnement des Alliances françaises, facilitant son intégration au sein de l’Alliance de Tamatave. Cependant, cette mission comptait une particularité par rapport à ses postes précédentes. Grâce à la Région Réunion, la volontaire disposait d’un budget spécial pour développer des projets culturels entre les deux îles.

Dans ce contexte, la jeune femme a pu réaliser de nombreuses actions favorisant le rapprochement des cultures réunionnaises et malgaches et la promotion de la langue française. Elle a notamment démocratisé des concerts organisés une fois par mois par l’Alliance dans un établissement de Tamatave. Elle a aussi organisé des expositions, des ateliers avec des slameurs, la semaine de la francophonie et la fête de la musique.

Il y a un projet dont Hanna est particulièrement fière. A partir du mois d’avril 2018, elle a lancé une résidence de création artistique multi-supports en partenariat avec l’Alliance française, le lycée français et une galerie d’artistes malgaches et réunionnais. Centré sur Tamatave, ce projet a réuni des personnalités comme Pierrot Men, Chloé Robert ou Christophe Durand. A travers la photographie, la peinture, l’écriture et la musique, ce projet visait a créé une dynamique créative pour valoriser la ville de Tamatave sur plusieurs mois en incluant les visions d’artistes de l’océan indien et des enfants de l’Alliance.

En juin, l’ensemble des réalisations furent regroupé lors d’une exposition pour attester de la profusion créative qui eut lieu durant le projet. Toutefois, cette présentation ne marqua pas la fin de cette résidence qu’Hanna voulait comme le point de départ d’un esprit d’échanges et de travail collectif de long terme. Ainsi : des écrivains, musiciens et slameurs sont encore attendus pour travailler ensemble à la production d’un clip vidéo qui permettra de partager massivement cette belle et grande collaboration multiculturelle.

Si la volontaire est satisfaite de sa mission, elle l’est tout autant de la vie à Tamatave. Bien qu’étant la seconde ville du pays, la cité portuaire reste à l’échelle humaine. On y trouve beaucoup de monde : jeunes et moins jeunes, volontaires et salariés, français et malgaches, en bref un terreau propice à lier de nombreuses amitiés. Située sur la côte verte de Madagascar, la région de Tamatave offre des paysages arborés qui ne manquèrent pas de plaire à la jeune femme. Ajoutant à cela la culture des litchis : Hanna avoue en riant ne pas avoir été trop dépaysée.

Cependant, elle fut marquée par beaucoup de chose, notamment la mentalité malagasy où rien n’est un problème et où les gens ont un sens aigu de la débrouillardise. Elle fut aussi interpellée par les nombreux points communs existants entre les malgaches et les réunionnais. La culture du riz et le « mixe des visages » sont notamment deux aspects de Madagascar dans lesquelles elle reconnut l’évidente proximité des deux cultures.

Sa mission arrivant bientôt à sa fin, Hanna projette de rentrer à la Réunion et de profiter de ses proches. Elle compte poursuivre dans le domaine culturel qui est et restera sa vocation. Sa passion pour la culture est telle, qu’elle est prête à continuer à s’engager à l’étranger, même dans le cadre d’un volontariat.

Nous ne pouvons que saluer un tel engagement !!