La dynamique des Chantiers de Solidarité à Madagascar

28/02/2018

Les pouvoirs publics français, les collectivités territoriales, et le monde associatif ont investi France Volontaires d’une mission de service public portant sur le développement qualitatif et quantitatif de tous les engagements volontaires et solidaires

A Madagascar, cela passe par la mise en en place d’une gamme de fonctions d’appui et de services clairement définie : recensement, informations, conseils, accompagnement au montage de projet, visites et évaluations.

Cette mission concerne pleinement les Chantiers de Solidarité Internationale (CSI). Une démarche interculturelle conjuguant solidarité et citoyenneté, relevant d’un enjeu capital pour le développement de la jeunesse. De fait, la diversité des acteurs impliqués est également un signe fort de l’importance de cette forme d’engagement (dont l’Etat avec la mise en place en 1994 et 1997, respectivement des dispositifs VVVSI et JSI).

En 2017, 37 chantiers ont été identifiés, dans différentes régions du pays et 10 visites ont été organisés à différentes périodes de l’année. Nous vous livrons ici les grandes lignes de l’analyse qui a pu être faite après la collecte des données.

 

I. Typologie des participants

Les 10 chantiers visités ont mobilisé 58 volontaires français, et 47 volontaires malgaches, soit un total de 105 volontaires engagés.

 

Répartition par âges des volontaires français

De manière générale, on constate que les volontaires français rencontrés lors des CSI 2017 sont très jeunes. 76 % d’entre eux avaient moins de 20 ans. De fait, les chiffres indiquent une moyenne d’âge de 19,03 ans.

 

Provenance des volontaires français

On constate que la région parisienne est fortement représentée parmi les chantiers visités en 2017. Cette tendance fut déjà observée en 2016.

 

Niveau d’étude des volontaires français

83% des participants aux CSI avaient déjà entamé des études supérieures lors de leur passage à Madagascar.

 

II. Typologie des CSI

En termes d’activités, on constate une certaine diversité dans les actions réalisées au cours des CSI visités en 2017. Toutefois, on remarque la récurrence de certaines activités qui restent propre au format des chantiers.

De fait, les installations d’équipements nouveaux ont concernés la moitié des CSI visités l’an dernier.  Ces actions se font systématiquement au sein d’écoles et vise à favoriser leur autonomie (en eau et/ou en alimentation. Dans le détail cela a consisté en diverses choses :

  • Installation d’une pompe à eau,
  • Aménagement de puits,
  • Aménagement de jardins potagers,
  • Aménagement d’une porcherie.

 

Durée des CSI

En 2017, les CSI visités ont durée en moyenne 27.6 jours.

 

Domaines d’intervention

Les domaines d’intervention des CSI visités en 2017 sont nombreux. Cependant on remarque que l’aménagement  (grâce aux nouveaux équipements, renforcements, extensions et constructions) restent cette année encore le domaine privilégié des jeunes engagés en chantiers.

De fait, sur 10 chantiers visités, 6 s’inscrivaient dans le domaine de l’aménagement.

Vous pouvez retrouvez le rapport complet en cliquant ici !!

Les fiches CSI (annexes) sont disponibles ici !!

Conclusion

On peut affirmer qu’il existe une grande dynamique autour des CSI à Madagascar.

En effet, de nombreux volontaires français s’orientent vers ce pays pour réaliser leur première expérience à l’international, notamment en raison des nombreux liens existants entre la France et Madagascar

Un grand nombre d’associations malgaches ont une bonne connaissance de la culture française, et ont l’habitude d’accueillir et d’encadrer des groupes de jeunes étrangers.

Pour développer d’avant les engagements CSI à Madagascar, il convient d’accroître la sensibilisation et l’information des participants en amont des chantiers sur l’ensemble des dispositifs de financement des projets à l’initiative des jeunes existant en France : des dispositifs portés par l’Etat et les collectivités territoriales.