Les chantiers de solidarité en 2018

31/10/2018

Les pouvoirs publics français, les collectivités territoriales, et le monde associatif ont investi France Volontaires d’une mission de service public portant sur le développement qualitatif et quantitatif de tous les engagements volontaires et solidaires

A Madagascar, cela passe par la mise en en place d’une gamme de fonctions d’appui et de services clairement définie : recensement, informations, conseils, accompagnement au montage de projet, visites et évaluations.

Cette mission concerne pleinement les Chantiers de Solidarité Internationale (CSI). Une démarche interculturelle conjuguant solidarité et citoyenneté, relevant d’un enjeu capital pour le développement de la jeunesse. De fait, la diversité des acteurs impliqués est également un signe fort de l’importance de cette forme d’engagement (dont l’Etat avec la mise en place en 1994 et 1997, respectivement des dispositifs VVVSI et JSI).

En 2018, 28 chantiers ont été identifiés, dans différentes régions du pays et 12 visites ont été organisées à différentes périodes de l’année. Nous vous livrons ici les grandes lignes de l’analyse qui a pu être faite après la collecte des données.

 

I. Typologie des participants

Les 10 chantiers visités ont mobilisé 86 volontaires français, et 63 volontaires malgaches, soit un total de 149 volontaires engagés.

Répartition par âges des volontaires français

De manière générale, on constate que les volontaires français rencontrés lors des CSI 2018 sont jeunes mais légèrement moins que ce que l’on a pu observer les années précédentes. De fait, les chiffres indiquent une moyenne d’âge de 21.2 ans en 2018 contre 19,03 ans en 2017.On note toutefois que 1/4 d’entre eux avaient moins de 18 ans.

Provenance des volontaires français

On constate que la région Auvergne-Rhône-Alpes est fortement représentée parmi les chantiers visités en 2018. Cela n’était pas observé en 2016 et 2017 où la Région Île-de-France était la première région d’origine des participants rencontrés sur le terrain.

Autre originalité de 2018 : des participants originaires de pays autres que la France étaient présents au sein des équipes. Ces jeunes étaient des étudiants ayant suivi leurs camarades français dans l’expérience de volontariat.

 

Niveau d’étude des volontaires français

77% des participants rencontrés avaient obtenu leur baccalauréat lors de leur passage à Madagascar. Il est a noté qu’en 2018, une forte participation de lycéens a été observé. Cela s’explique notamment par deux chantiers mêlant projet pédagogique et action solidaire.

 

II. Typologie des chantiers

En termes d’activités, on constate une certaine diversité dans les actions réalisées au cours des CSI visités en 2018. Toutefois, on remarque la récurrence de certaines activités qui restent propre au format des chantiers.

De fait, les constructions et rénovations concernés la majorité des CSI visités en 2018. Certaines de ces actions se sont faites au sein d’écoles et des centres d’accueil de personnes défavorisées et visaient à favoriser leur autonomie (en eau, en alimentation et/ou électrification). Dans le détail cela a consisté en diverses choses :

  • Construction de 2 salles de classe
  • Construction d’une aire de repos
  • Construction de 2 bungalows
  • Rénovation du parvis d’une mairie
  • Rénovation d’un centre
  • Rénovation d’une école
  • Electrification d’une école
  • Formation santé
  • Formation en ergothérapie
  • Sensibilisation à l’éducation
  • Appui à l’animation d’un centre
  • Appui à l’animation d’un orphelinat

 

Durée des CSI

En 2018, les CSI visités ont durée en moyenne 25.6 jours.

Domaines d’intervention contribution aux ODD

Malgré le caractère court des CSI, il n’en demeure pas moins que les jeunes participants sont de fait des acteurs d’un développement durable et inclusif, dans la droite lignée de l’esprit qui anime les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Les CSI visités en 2018 ont ainsi contribué à plusieurs ODD. On remarque toutefois que l’ODD 9 Industrie, Innovation et Infrastructure est fortement plus représenté que les autres. La moitié des chantiers s’inscrivaient dans un projet de renforcement d’infrastructures existantes voir même de construction intégrale.

 

III. Conclusion

Le dynamisme des CSI à Madagascar ne faiblit pas ! Si on a comptabilisé moins d’équipes par rapport à 2017, on remarque cependant que les effectifs en leurs seins sont plus nombreux (86 jeunes français en 2018 contre 58 en 2017).

Les liens historiques entre la France et Madagascar restent un vecteur puissant de collaboration entre les jeunesses des deux pays. On observe notamment que c’est avant tout les réseaux individuels qui ont permit le montage de la plus part des projets de 2018.