Volontaires de Réciprocité France-Madagascar : Estelle

07/06/2018

Le volontariat de réciprocité poursuit son développement entre la France et Madagascar. Grâce au partenariat entre diverses structures, de jeunes volontaires malagasy sont envoyés en France pour réaliser des missions de solidarité.

En mai 2018 l’Espace Volontariats a accueilli quatre jeunes originaires de Diégo-Suarez en partance pour la France. Dans le cadre d’un partenariat entre le Conseil Départemental du Finistère, la Région Diana, des organisations en France et l’Agence du Service Civique : ChaminaStefanoSteve et Estelle vont réaliser prochainement des missions en France.

La représentation de France Volontaires à Madagascar a apporté son appui à l’obtention des passeports et des visas pour ces jeunes volontaires. Ils ont également pu profiter d’une préparation au départ assuré par l’ensemble de l’équipe.

Plus tôt cette année, nous vous avons présenté les témoignages de Chamina et de Stefano. Nous vous invitons maintenant à lire l’entretien d’Estelle qui apporte de l’éclairage sur la teneur des volontariats de réciprocité.

Qui es-tu ?

Je m’appelle Estelle Nicolas, j’ai 24 ans.

 

Quel est ton parcours étudiant et professionnel ?

J’ai eu mon bac en 2012. J’ai suivi une formation technicien agro-sylvo-pastoral entre 2014 et 2016. Cela concerne le domaine de l’agriculture, de l’élevage, des eaux, des forêts et de la pêche. Après mon diplôme, j’ai commencé à travailler avec l’Union Matanjaka en mars 2018 en tant qu’animatrice technique. Je fais de l’appui conseil auprès des paysans à Diégo-Suarez.

 

Pourquoi voulais- tu être volontaire ?

Etant nouvellement recrutée par Agriculteur Français et Développement International (AFDI), on m’a proposé d’effectuer un volontariat de service civique afin de renforcer mes compétences en animation : ce que j’ai accepté.

 

Quelle est ta structure d’envoi et pour quelle organisation vas-tu être volontaire ?

Comme je l’ai dit, je serai volontaire pour l’AFDI en Bretagne et je suis envoyée par le Conseil Départemental du Finistère.

 

Pourquoi avoir choisi d’effectuer ta mission  dans le département du Finistère ?

Ma mission s’intègre dans le cadre du projet de l’Union Matanjaka , car elle va permettre à termes l’amélioration de la filière cultures maraichères dans les zones rurales de Diégo-Suarez.

Et comme le Département du Finistère travaille aussi sur ses projets à Diégo, il est logique que je m’y rende pour plusieurs mois et que je revienne pour appliquer mes nouvelles compétences.

 

En quoi consiste ta mission, combien de temps va-t-elle durer ?

Elle consiste à participer à une formation en maraîchage et cultures légumières biologiques organisée par la Chambre d’agriculture du Morbihan dans sa ferme expérimentale de Kerplouz. Je serai également en contact avec les jeunes futurs agriculteurs et techniciens agricoles de tout le département afin d’échanger sur nos pratiques.

Ma mission commencera en janvier 2019 et durera  6 mois.

 

Quelles sont tes attentes par rapport à ta mission ?

J’espère mener à terme la formation prévue, bénéficier des compétences des formateurs en France et revenir avec plus de connaissances. Je souhaite aussi revenir avec plus d’ouvertures sur différents domaines comme les technologies de l’information.

 

Quelles sont tes appréhensions par rapport à ta mission ?

Je crains de perdre mes bagages (rires).