EV Mauritanie : Projection de film documentaire, « Nouakchott surgit de sable » de Mr Tidiane Diagana

19/11/2015

 Il y a eu la projection d’un film commentaire dénommé « Nouakchott surgit de sable » qui  retrace la création de  la ville de Nouakchott et son évolution de 1958 à 1976.

Comme un album, ce documentaire revient sur l’implantation de Nouakchott au milieu des dunes de sable et son urbanisation progressive, l’industrialisation du pays à travers l’exploitation de la mine de Zouerate.

Durant trois heures, les volontaires ont suivi ce documentaire de 35 minutes et échangé avec M. Tidiane Diagana, ancien directeur du plan de la Mauritanie. Un précieux document qui revient sur la pose de la première de Nouakchott en présence du père de l’indépendance Moktar Ould Daddah, et de  Charles De gaule. C’est avec nostalgie de Tidiane.D se souvient de cette époque où la ville n’était que sable, où l’eau n’était accessible qu’a 70km de la capitale.

Avec un regard nostalgique sur les respects des lois et règlement en matière de construction immobilière il confie, « à l’époque, personne ne construisait sans autorisation, il y avait une discipline ». Ce témoin qui a assisté à l’urbanisation très rapide de Nouakchott nous a fait savoir aussi qu’ils avaient identifié et pris en compte les problèmes liés à la topographie dans le schéma d’urbanisation. Les problèmes ont commencé durant les années 80 avec les sécheresses et la naissance des bidonvilles dans les zones inondables.

Ce témoin natif de Kaédi pour qui « tout est lié au foncier aujourd’hui » a encore des projets d’urbanisation pour sa capitale dont il ne veut pas qu’on « casse les souvenirs ». Il propose ainsi « l’amour de la profession » pour une discipline d’urbanisme dans cette capitale qui souffre aujourd’hui de « lotissement anarchique », manque de lieu distraction,  manque de fosses septiques, de pompage pour remédier aux eaux stagnantes, démission des cadres et politique de proximité. Il observe aussi que « les gens n’aiment pas planter des arbres à causes des moustiques », une chose qui améliore pourtant « le micro climat », selon ses propos dans une ville où les espaces verts font défaut.

Voilà des défis dont fait face Nouakchott et qui sont induits ou accentués par le changement climatique, un thème au menu de la COP21 de Paris prévue du 28 novembre au 11 décembre prochain.