Rencontre avec… Akim, Volontaire de solidarité internationale pour la mairie de N’Djamena

19/03/2018

Akim a atterri au Tchad en décembre 2017, pour une mission de Volontariat de solidarité internationale (VSI) de 2 ans avec France Volontaires à la mairie de N’Djamena. Il y intervient comme assistant technique auprès du Secrétaire général, pour suivre la mise en œuvre de projets de l’Agence française de développement (AFD), sur des thématiques variées : gestion déchets, santé urbaine, eau et assainissement.

Agé de 29 ans, Akim est diplômé d’un DUT gestion urbaine de l’IUT de Bobigny, d’une licence obtenue à l’Institut français d’urbanisme de Paris et d’un master en urbanisme, habitat et coopération internationale passé à Grenoble. Lors de ce cursus, il a pu travailler à Sfax en Tunisie sur un projet de métropolisation de la ville, et réaliser un stage de 6 mois à Ho chi Minh ville au Vietnam pour une structure franco-vietnamienne mandatée afin d’établir des recommandations sur le développement urbain.

Après ses études, sa volonté de repartir à l’étranger était intacte, mais les opportunités dans le développement urbain à l’international sont rares. Il a donc travaillé durant un an pour un cabinet d’études à Paris, où il était en charge des audits sur la mise en accessibilité de logements et de commerces d’un bailleur social.

Akim a ensuite opté pour un VSI, désireux d’acquérir une nouvelle expérience à l’international et de mettre ses compétences au service d’un projet de développement. Cette volonté de travailler dans le domaine de la solidarité lui tient à cœur : il s’est depuis longtemps posé la question de la lutte contre les inégalités et c’est pourquoi il a choisi d’orienter son parcours étudiant sur le volet social du développement urbain.

Dans le cadre de sa mission pour la mairie de N’Djamena, il estime que « des petits pas peuvent être importants » et qu’ils constituent une forme de réussite. Il espère apporter une expertise qui puisse s’adapter au contexte tchadien pour être utile aux projets qu’il accompagne. Il apprécie le fait d’avoir une hiérarchie très ouverte, qui lui laisse la possibilité d’orienter sa mission.

Akim confie que ses impressions sur la vie au Tchad ont beaucoup évoluées depuis son arrivée : « Les premiers jours, je me suis demandé si je n’étais pas tombé dans une ville fantôme car il y a peu de monde dans les grandes artères ! Puis je me suis rendu compte que la vie se passe dans les petites rues, dans les minis quartiers et dans les bâtiments, contrairement aux autres pays que j’ai pu visiter. »
Il a le sentiment que la misère s’est durcie ces derniers mois et ralentit beaucoup de choses, ce qui peut rendre l’approche difficile avec les Tchadiens. « Je trouve ça triste. Mais on essaie de faire bouger les lignes. Il y a beaucoup de personnes qui sont motivées pour apprendre et qui ont l’envie de monter des projets, donc de belles choses peuvent arriver. »

A titre personnel, sa plus grande appréhension est le cadre sécuritaire qui entoure les missions des volontaires présents au Tchad : « ne pas pouvoir sortir de la ville, si ce n’est dans des conditions ultra sécurisés, cela donne une pression qui ne peut être ressentie qu’en étant présent ici. Nous avons beau avoir plus de possibilités que d’autres associations ou ONG, c’est une contrainte que je ressens… Heureusement qu’il y a une grande solidarité entre volontaires et que j’ai réussi à créer des liens avec les gens de mon quartier ! ».

S’il a un conseil à donner aux futurs volontaires, c’est qu’il est difficile d’être végétarien au Tchad, à moins de faire le plein de vivres dans ses bagages !

Pour la suite de son parcours, Akim ne se ferme aucune porte pour le moment : peut-être retravaillera t-il dans un bureau d’études en France, ou tentera t-il l’expatriation… réponse dans plusieurs mois.


LE PORTRAIT CHINOIS DE AKIM :

Si le Tchad était…
  • Un animal : un lézard
  • Un objet : une chaussette
  • Un plat : une grillade de chameau
  • Une marque : Top (sodas locaux)
  • Une couleur : orange
  • Une fleur : un ibiscus
  • Une chanson : El Palon Divino, de Chocolate El Tanke
  • Un livre : le tigre blanc, de Aravind Adiga
  • Un sport : le football
  • Un mois de l’année : décembre