Rencontre avec… Imanol, Volontaire de solidarité internationale à l’hôpital du Bon Samaritain

04/06/2018

Envoyé à N’Djamena par la Délégation catholique pour la coopération, Imanol est arrivé au mois de mars pour une durée d’un an. Agé de 26 ans, il est Volontaire de solidarité internationale à l’hôpital du Bon Samaritain, où il exerce les fonctions de comptable.

Avant sa mission de volontariat, Imanol, a travaillé à la direction financière de l’hôpital Bicêtre à Paris comme contrôleur de gestion durant 18 mois, après des études comptables supérieures et quatre stages effectués en cabinets d’expertise comptable et en milieu hospitalier.

Sa mission au Bon Samaritain consiste à poursuivre le travail d’installation du service comptabilité. Il met en place une démarche budgétaire, implémente un logiciel comptable et perfectionne les procédures. Il forme également sa collègue sur les outils mis en place, avec pour objectif qu’elle soit autonome d’ici quelques mois.
Grâce à ses expériences passées, Imanol pense « apporter une vision professionnelle » à sa structure d’accueil. Il espère que son travail « va permettre de dégager certaines réalités et que des décisions seront prises quant à la mise en place d’une politique et d‘une stratégie au niveau financier. »
Il prend beaucoup de plaisir dans sa mission, car il a la possibilité de toucher à tous les métiers de la finance. Il aimerait, une fois son volontariat achevé, intégrer une structure médicale de petite taille en France, où il pourrait prendre la responsabilité du service financier.

Son souhait de partir comme volontaire a été nourri par les témoignages de trois amis qui ont partagé leurs expériences avec lui. Motivé par le fait de « découvrir un autre monde et d’autres cultures », Imanol désirait partir avec l’Eglise pour un pays en développement, et avoir des responsabilités professionnelles sur un projet à long terme.
Selon lui, les volontaires « témoignent d’une certaine humilité. Les gens ne comprennent pas toujours qu’on ne soit pas motivé par l’envie d’accumuler de la richesse financière, ce rapport à l’argent peut être une source d’incompréhension mais aussi de rapprochement. » A ses yeux, le volontariat permet d’expérimenter l’abandon, le don de soi et la vie en communauté.

Avant son arrivée, Imanol connaissait un peu le Tchad à travers des discussions avec des connaissances. Mais cela ne l’a pas empêché d’être frappé par certains aspects. Il note par exemple que « beaucoup de personnes ne connaissent pas le confort, alors qu’une petite élite vit bien, cet écart est surprenant. Parmi les personnes qui vivent bien, on trouve certains prêtres et humanitaires, ce qui parait incongru ! A l’inverse, médecin est une profession moins valorisée qu’en France. » Ici, il découvre des modes de vie dont il n’avait pas idée, comme « les gens qui dorment dehors à cause de la chaleur, cela fait prendre conscience d’une certaine réalité. » Il est également touché par l’accueil et l’humour dont font preuve les tchadiens.

Pour la suite de son expérience tchadienne, Imanol compte poursuivre son intégration, notamment par le sport, puisqu’il a rejoint une équipe de rugby dans laquelle il se sent comme un poisson dans l’eau… tout un pont entre le sud-ouest de la France et le Tchad !
 



LE PORTRAIT CHINOIS D’IMANOL :

Si le Tchad était…
  • Un personnage célèbre : Omar Sy
  • Un animal : un lézard
  • Un objet : une calebasse
  • Un plat : du poisson
  • Une couleur : orange
  • Une chanson : On se retrouvera, les frangines
  • Un film : A perfect day, un jour comme un autre, de Fernando León de Aranoa
  • Un livre : Check-point, de Jean-Christophe Rufin
  • Un sport : le fooball
  • Une marque : Kaporal
  • Un métier : tailleur
  • Un mois de l’année : avril