Formation au départ pour deux futurs services civiques péruviens en France et découverte de leur personnalité

21/09/2017

Ce mardi 19 septembre, l’espace France Volontaires Perú a formé deux jeunes péruviens sur le départ pour la France.

Au programme, description des structures d’accueils, questionnement personnel autour de ses motivations et expectatives sur le volontariat, partage de ses craintes et peurs de vivre dans un nouveau pays.

Ce fut aussi l’occasion d’aborder le thème de l’interculturalité à travers les préjugés et les stéréotypes que l’on peut avoir, et en quoi l’histoire personnelle influe notre façon de vivre l’expatriation.

Découvrons un peu plus qui sont ces deux jeunes et quelle va être leur mission.

Peux-tu te présenter? 

Je m’appelle José Antonio Mariscal Peñafiel. J’ai 25 ans. Je suis une personne plutôt joyeuse, active, amicale, généreuse et positive. J’ai étudié Ingénierie en gestion des entreprises à l’université nationale agraire la Molina, bien que dernièrement je me suis dédié au secteur social, vu que j’ai toujours été attiré pour aider et collaborer avec les autres personnes.

J’ai été volontaire dans trois organisations, dont Ruwasunchis, dans laquelle je suis coordinateur de projet jusqu’à maintenant.

Je m’appelle Claudia Sánchez, j’ai 24 ans et je suis diplomée en Travail Social au Pérou. J’habite Lima mais je voyage beaucoup dans les régions de mon pays, que ce soit pour le travail, les études ou pour le plaisir.

Quelle va être ta mission de service civique

J-A:Ma mission de service civique consiste principalement à contribuer à l’autonomisation des personnes qui ont un type d’handicap, et réussir qu’ils puissent éliminer les obstacles pour qu’ils se sentent épanouis. Tout ce processus se fait au moyen de la cohabitation et partager des moments et expériences, avec des personnes qui ont des capacités différentes. Le tout dans une ambiance de solidarité, respect et apprentissage des deux côtés.

C: La mission que je vais réaliser sera avec le CCFD- Terre Solidaire de Grenoble, dans le projet : Conférence Internationale sur les indicateurs de richesse 2018, évènement qui constituera une scène pour le croisement des visions entres chercheurs, action publique et secteur associatif, et aussi entre pays du sud et du nord.

Pourquoi as-tu postulé?

J-A: Parce que je crois que c’est une grande opportunité dans tous les sens, de réussir à contribuer à l’autonomisation des ces personnes, que l’on traite très souvent de manière différente sans pouvoir réellement les comprendre. C’est une opportunité pour pouvoir développer l’empathie à un autre niveau, connaitre et vivre dans une culture distincte à la mienne, obtenir des expériences différentes. J’ai postulé aussi pour pouvoir connaitre des endroits différents, cultures, personnes, cosmovisions et personnes, en plus de réussir une évolution personnelle par l’indépendance que je vais acquérir d’aller dans un endroit totalement éloigné de ma ville actuelle. Pour finir, j’étais en train d’étudier le français et rien de mieux que de le pratiquer tous les jours.

C: J’ai postulé au début à une autre mission, celle de l’Arche. Mais durant le processus de sélection ils m’ont proposé de participer à une autre mission avec le CCFD. Quand la proposition est arrivée, je me suis mise à lire un peu plus sur le travail de l’institution et j’ai beaucoup aimé, elle travaille sur des thèmes que je suis et sur lesquels je travaille depuis ces deux dernières années.

Au niveau personnel, j’ai postulé parce que je me suis mis le défi d’apprendre et de participer à d’autres expériences en dehors de mon pays qui me permettent aussi de connaitre d’autres cultures et formes de vie.

As-tu déjà fait du volontariat?

J-A:Oui, j’ai fait du volontariat dans différentes organisations. Par exemple à Uniendo Sonrisas (Unissant les sourires), une organisation qui travaille aussi avec des personnes qui ont un handicap, mais plus dans la partie administrative pendant quelque temps. Après, j’ai participé comme volontaire à EIC (Educa Impacta Crece – Eduque Impacte Grandit), organisation qui cherche le développement des habilités socio émotionnelles des enfants de 5 à 6 ans, dans ce cas j’ai été volontaires dans les activités et dynamiques avec les enfants dans la salle, en plus de participer comme appui à la partie des ressources humaines.

Finalement, j’ai été volontaire dans l’association Benefica Ruwasunchis, qui se focalise sur le développement des habilités personnelles de personne dans des communautés vulnérables pour qu’ils croient en eux même et se créent un futur qu’ils rêvent et qu’ils méritent.  J’ai participé activement dans les projets des enfants, et des jeunes dans différents ateliers. Finalement j’ai fini par travailler à temps plein comme coordinateur de projets, me focalisant sur les projets de jeunes.

C: Oui. Au Pérou depuis 5 ans je suis volontaire dans les Ateliers Educatifs et Culturels (TECUS) qui travaillent avec des enfants et des adolescents dans deux quartiers de Lima Métropolitain. Le pari est de faire de l’art et de la culture des chemins d’espoir et de développement pour les quartiers, en plus du pari de la récupération des espaces publiques à travers la culture.

Je suis aussi volontaire depuis deux ans du Séminaire d’Economies Solidaires de l’Université Nationale Majeure de San Marcos, avec qui nous avons travaillé avec des organisations sociales de bases (de producteurs et productrices, artisans, fédération de femmes, etc.) avec le pari d’établir un dialogue de savoir entre les académies et la société civile dans son ensemble.

Qu’est-ce que le volontariat pour toi ? 

J- A: Le volontariat est une manière de générer des changements et contribuer à ce que le monde soit plus juste et solidaire. C’est une décision d’arrêter de penser seulement à soi et ce qui t’entoure, pour commencer à penser au reste et à la communauté. C’est une des meilleures formes dávoir un impact de différentes manières et de contribuer au changement social.

C: Pour moi, le volontariat est un pari de la vie que j’ai depuis quelques années déjà. J’ai toujours cru que le problème d’une personne est le problème de tous et toutes et que, si ce n’est pas nous-mêmes qui contribuons à résoudre les problèmes, on avancera pas comme société. C’est pour ça mon pari d’être volontaire depuis 5 ans, je sens que les diverses expériences m’ont permis de contribuer et en même temps de grandir comme personne et aussi professionnellement. 

Qu’est ce qui te préoccupe le plus de ton arrivée en France ?

J-A: Pouvoir communiquer à cause de la langue et cette nouvelle forme de vie, vu que je sens que ce sera une adaptation progressive. 

C: Je crois que la langue, je ne la connais qu’au niveau basique. Je sens qu’au début je ne pourrais pas exprimer avec clarté ce que je voudrais dire, mais je pense aussi que se sera seulement une question de court terme pour l’apprendre et profiter au maximum de ce volontariat.

Un dernier mot?

J-A: Profiter et apprendre de l’expérience

C: « Marcheur il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant ». Antonio Machado. 

Nous leurs souhaitons bien évidemment un très bon départ et suivrons leurs impressions sur leur expérience tout au long de leur année de volontariat.