Amel, du service civique au volontariat de solidarité internationale auprès du Comité national olympique au Vanuatu

Photo d'Amel avec Sherysyn Toko, une joueuse de l'équipe première nationale de beach volleyball, dans les Banks en août 2020.

C’est à Port-Vila qu’Amel a posé ses valises en janvier 2020 pour réaliser une mission de service civique auprès du Comité national olympique du Vanuatu. Une expérience réussie qu’elle a prolongée avec un volontariat de solidarité internationale. Elle nous raconte son expérience.

28/10/2021

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Amel Zmirli, j’ai 26 ans et je suis actuellement volontaire au sein du Comité national olympique du Vanuatu situé à Port-Vila, la capitale du pays. J’ai commencé ma mission en tant que service civique à l’international en janvier 2020 avant de poursuivre en tant que volontaire de solidarité internationale en février 2021 avec France Volontaires.

Quel est ton parcours ?

Je suis originaire de l’Est de la France, j’ai grandi à Besançon avant d’aller faire mon master en communication spécialisée en stratégie médiatique à Marseille.

Quelles ont été tes motivations pour partir en tant que volontaire ?

A la fin de mon master, j’avais réalisé un stage au sein d’une organisation sportive régionale, l’’Association sportive des postes, télégraphes et téléphones (ASPTT). Je devais gérer la refonte de l’image et accompagner les clubs locaux dans ce changement. Ça m’a vraiment plu et je savais que je voulais travailler pour le monde du sport auquel je suis attachée depuis mon plus jeune âge. Je cherchais également une expérience à l’étranger. Je regardais différents sites et notamment celui du service civique, c’est ainsi que je suis tombée sur l’offre du Comité national olympique français qui envoyait des volontaires dans des comités olympiques francophones. Il y avait plusieurs pays proposés mais tout de suite j’ai été attirée par le Vanuatu. Avant mon volontariat je n’avais jamais voyagé dans le Pacifique et j’étais curieuse de découvrir une nouvelle culture, j’ai donc postulé et 2 ans après me voilà toujours ici.

Parle-nous de ta mission de VSI ?

J’ai officiellement commencé mon VSI en février 2021 en tant que chargée de communication pour le Vanuatu Association of Sports And National Olympic Committee (VASANOC), comité national olympique du Vanuatu. Avant cela, j’avais déjà passé un an au sein de la structure en tant que chargée de promotion des valeurs olympiques en tant que service civique à l’international. Mes missions ont donc évolué et se rapprochent aussi de mes qualifications car dorénavant je m’occupe de la communication à temps plein. Lorsque j’ai prolongé, il y a eu aussi une nouvelle équipe avec un nouveau directeur général qui voulait valoriser la communication, nous avons donc repris de zéro et poser les fondations pour la structure. Il fallait donc créer une charte graphique, harmoniser la communication entre les différents acteurs et renforcer la communication interne. Nous avons communiqué au près du public pour valoriser nos actions avec des évènements tels que les journées portes ouvertes ou encore des « pop-up sport ». Aujourd’hui avec ces bases posées, nous pouvons nous focaliser sur l’étape suivante.  

Quels ont été les projets dont tu es particulièrement fière d’avoir contribué ?

Celui qui me vient immédiatement à l’esprit c’est ma mission dans les îles Banks dans la province de Torba, au Nord du Vanuatu. J’ai eu la chance de suivre la capitaine de l’équipe de beach volleyball qui revenait dans son village natal après des années d’absence et en faire une vidéo. C’était également un gros projet, où j’ai presque tout fait toute seule et avec très peu de moyens, mais malgré les difficultés et imprévus je ne regrette rien car l’expérience était incroyable et j’ai eu la chance par la même occasion de visiter les plus belles îles du Vanuatu.

Il y a également eu les Jeux Olympiques de Tokyo, j’étais chargé de la campagne médiatique de la délégation. C’était une expérience vraiment excitante mais aussi très stressante, la pression était énorme car c’est un évènement international donc l’exposition est plus grande. Cela a été malgré tout une expérience très enrichissante pour moi. Cela m’a permis de gagner en maturité et même si j’ai commis quelques erreurs, j’ai su apprendre de ces dernières. 

Comment s’est passé ton adaptation dans le pays ?

Dans l’ensemble l’adaptation s’est bien passée. Il y a eu le tourbillon de l’arrivée où l’on rencontre plein de nouvelles personnes, l’on est excité de découvrir tant de nouvelles choses. Et puis il y a eu des moments difficiles forcément, l’éloignement avec la famille, la fermeture des frontières au Vanuatu qui réduit les déplacements internationaux. Il y a eu aussi l’adaptation à ce qu’ils appellent « l’Island time », où tout se fait beaucoup plus doucement. Cela a été plus difficile au niveau professionnel lorsque les projets n’avançaient pas au rythme dont j’avais l’habitude mais je me suis habituée et aujourd’hui j’essaie d’anticiper ces délais plus longs et de m’adapter.

Un conseil aux futurs volontaires ?

Foncez ! Je pense que l’expérience de volontariat est à vivre au moins une fois si l’opportunité se présente. C’est l’occasion de se dépayser, de découvrir une nouvelle manière de vivre, de travailler. Cela vous permettra d’en apprendre plus sur le monde dans lequel nous vivons mais également sur vous-même.