Aurore et Mélanie, volontaires en Equateur dans le domaine de l'agroécologie

Aurore et Mélanie sont arrivées en Equateur au début de l’année 2019 pour une mission de service civique d’un an auprès de CINCA (Centro Intercultural de Capacitación y de Ecología), à Tabacundo.

25/07/2019

Quelques mots sur vous et sur vos motivations à venir en Equateur pour faire un volontariat ?

Aurore : J’avais la volonté de faire un volontariat à l’étranger et pourquoi pas en Amérique latine. Alors quand l’occasion s’est présentée d’aller en Equateur, j’ai foncé !

Mélanie : Après l’obtention de mon master en communication, j’avais envie de partir à l’étranger et plus particulièrement en Amérique latine pour découvrir une nouvelle culture, un nouveau pays, une nouvelle manière de vivre, de nouvelles personnes. Je souhaitais également m’impliquer en faveur d’un projet œuvrant pour la protection de l’environnement. Je me sens très concernée par la protection de l’environnement et petit à petit je tente d’améliorer ma manière de vivre.

Que faisiez-vous avant votre volontariat ?

Aurore : J’ai fini mes études d’ingénieur dans les sciences et technologies de l’eau, et j’ai fait quelques volontariats au Portugal, Espagne et France avant de partir.

Mélanie : Avant ce volontariat j’étais étudiante dans une école de communication à Paris. J’ai pu y réaliser une expérience en alternance durant 2 ans en tant que chargée de communication. Un excellent bagage pour réaliser la mission actuelle en Equateur.

Comment appréhendiez-vous votre mission avant votre départ ?

Mélanie : Avant le départ je n’avais pas tellement d’appréhension. J’avais même hâte de partir et de découvrir plein de nouvelles choses, de m’ouvrir au monde et aux autres. En réalisant la mission, je me rends compte que les manières de travailler et les perceptions en entre la France et l’Equateur sont totalement différentes. Il faut apprendre à s’y adapter, et pourquoi pas tenter d’inclure de nouvelles méthodes de travail. C’est une excellente expérience qui m’apporte de nouvelles aptitudes et savoir-être professionnels.

Aurore : J’étais vraiment pressée de partir ! Beaucoup de personnes m’ont dit que l’Amérique du Sud c’était génial, que les gens étaient très ouverts et gentils, alors j’avais qu’une hâte c’était d’arriver.

Et votre quotidien au sein du projet CINCA, comment se passe-t-il ? Quelles sont vos missions en tant que volontaires ?

Mélanie : Lors de notre arrivée à CINCA nous avons dû faire face aux difficultés que rencontrait la ferme. Ça a été un peu déstabilisant, mais progressivement nous tentons de faire bouger les choses et de trouver des solutions qui permettront d’améliorer la situation actuelle. Au-delà de ça, l’opportunité de travailler à la fois sur des sujets de communication et sur l’entretien et le développement des cultures est un bon compromis. Cela permet de mieux comprendre la réalité du terrain.

Aurore : La vie à la ferme, c’est cool ! La vie en communauté se passe hyper bien, on apprend plein de choses dans les champs et l’équipe est super aussi. On a quelques difficultés à vendre nos légumes bio, les gens ne sont pas tellement sensibilisés ici et n’ont pas forcément les moyens d’acheter du bio… mais on va réussir à remonter tout ça ! Ma mission : je bosse sur la communication et dans les champs. Avec Mélanie, on a fini le site internet de la ferme et on tient à jour les réseaux sociaux. Dans les champs, on essaie de mettre en place une planification des cultures et on aide à son entretien.

Quel est votre regard sur votre pays d’accueil, sur la région dans laquelle vous vivez et sur ses habitants ?

Mélanie : Je ne connaissais pas du tout l’Equateur avant cette mission et je dois dire que je suis ravie de découvrir ce pays ! Il y a une telle diversité de paysages et de lieux, les gens sont très accueillants, l’ambiance est également très agréable.

Aurore : L’Equateur est un très beau pays, il y a une variété de paysages impressionnante. La région montagneuse dans laquelle on se trouve est vraiment magnifique. De la ferme, on a une vue magnifique sur les montagnes, et notamment sur le Cayembe, j’adore ! Les gens ici sont gentils, toujours prêts à t’indiquer ton chemin si tu es perdue ou à te parler juste comme ça ! Le seul truc un peu déplaisant c’est qu’en tant qu’européennes, on a tendance à se faire avoir quand on achète des choses… mais on commence à comprendre qu’il faut négocier !

En quoi pour vous est-il important de travailler dans le champ de l’agroécologie ?

Aurore : Pour moi l’agroécologie, prendre soin de nos sols, faire de l’agriculture bio, se diriger vers la permaculture c’est l’avenir !!

Mélanie : Etant végétarienne depuis presque 8 ans, faisant de plus en plus attention à mon alimentation et aux produits que j’achète au quotidien et étant attachée à la protection de l’environnement, il étant important de voir d’où venaient et comment étaient produits les aliments que je mange. Cette expérience me permet également de me rendre compte du travail, du temps et de l’effort que demande une production biologique.

Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui souhaitent vivre une expérience de volontariat ?

Mélanie : Être prêt à s’impliquer et à s’investir énormément, être également prêt à s’ouvrir au changement et à la nouveauté. Se diriger vers un projet qui nous tient à cœur et qui fait sens pour la suite de nos projets professionnels et personnels.

Aurore : Volontariat c’est sympa ! C’est gratifiant de se dire qu’on peut vraiment faire avancer des projets super intéressants, qu’on peut se rendre utile à l’autre bout de la planète ! Et puis on rencontre des gens supers tout au long de son chemin. Si vous avez l’occasion de faire un volontariat, foncez !