Catherine, volontaire à la Commission de l'Océan Indien durant 3 ans à Maurice

Volontaire de solidarité internationale de 2018 à 2021, Catherine partage un point d’étape sur son parcours et les opportunités d’un engagement à l’international avec France Volontaires.

20/01/2022

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Catherine, 32 ans, originaire des Trois-Bassins. Après une licence d’anglais à l’Université de La Réunion, je me suis envolée pour Bordeaux. Je me suis inscrite en école de commerce afin de compléter un master en Web Community management (communication digitale) à l’INSEEC. En novembre 2018, je me suis engagée auprès de France Volontaires pour une mission de volontariat de solidarité internationale (VSI), en tant que chargée de communication au sein de la Commission de l’océan Indien à Maurice.

Quels ont été tes premiers pas de volontaire de solidarité internationale sur l’Île Maurice ?

Je suis arrivée à Maurice la veille de Divali, fête des lumières, qui est un jour férié ici. J’ai donc eu la chance d’avoir un jour « bonus » pour découvrir cette île où j’allais poser mes valises. Destination que je ne connaissais que d’un point de vue touristique. 

Au bureau, il a vite fallu s’acclimater à un environnement multiculturel. Cela semble facile de prime abord mais essayez de retenir rapidement les prénoms de collègues malgaches, comoriens ou mauriciens ! Quant aux missions, pas de perte de temps. L’unité de communication reste une (très) petite équipe donc très rapidement des missions m’ont été assignées. Dès mon premier jour, j’ai eu à préparer un dossier de presse pour la signature d’une convention de partenariat pour un projet climat et aussi entamer la préparation de la cérémonie de remise de prix Indianocéanie (appel à écritures) qui avait lieu fin novembre… Et en 3 ans, je ne me suis jamais ennuyée !

L’équipe de communication de la COI

 

Qu’as-tu apprécié le plus dans ta mission de chargée de communication à la COI 

Sa diversité. Étant basée au Secrétariat général, je n’étais pas affectée à un seul projet. Je devais contribuer à assurer la visibilité de toutes les actions. Le point commun de ces actions : l’atteinte des Objectifs de développement durable en Indianocéanie. Cette diversité de besoins, de projets, d’acteurs, … m’a permis d’affiner mon projet professionnel post-VSI.

En 3 ans de volontariat, quels sont les projets phares auxquels tu as pu contribuer grâce à ton expertise ?

Je dirai d’abord la refonte du site de la COI, première vitrine de l’organisation. À mon arrivée, les premières réunions avec le prestataire ont eu lieu. Même si les termes de référence étaient déjà validés, j’ai pu travailler à la gestion de ce projet et continuer à l’administration du site durant ma mission. Ensuite, je citerai tout l’aspect digital : mettre en place un calendrier éditorial, imaginer des campagnes digitales, créer des contenus pour le site et les réseaux sociaux… Le tout en faisant avec les moyens du bord, en cherchant des solutions et outils qui seront faciles à prendre en main par l’équipe après mon départ.

Il y a aussi le Prix Indianocéanie auquel j’ai pu contribuer durant 3 éditions. Et puis les projets environnement/climat. Ceux pour lesquels j’ai un intérêt (personnel) plus marqué.

Les  opportunités d’une mission de volontariat à l’international : « prendre confiance en soi, acquérir et améliorer d’autres compétences et surtout le partage. J’ai eu la chance d’avancer au sein d’un département où l’entraide et le partage de connaissances se faisaient naturellement. »

Quel souvenir le plus mémorable garderas-tu de l’Île Maurice ?

Si on posait cette question à l’une de mes collègues, elle dirait certainement la conférence ministérielle de sécurité maritime où j’ai dû m’improviser maitresse de cérémonie pendant 5 minutes (qui m’ont paru une éternité) pour une signature de convention face à environ 200 personnes ! Plus sérieusement, et tout simplement, je dirai le bonheur d’avoir pu avancer au sein d’une équipe géniale ! Être bien entourée, ça change tout !

D’un point de vue personnel, difficile de ne retenir qu’un seul souvenir ! En 3 ans, c’est une multitude de petits instants qui se sont accumulés ! Par exemple, la découverte de Rodrigues qui offre un vrai dépaysement, les célébrations religieuses (défilés) aux mille couleurs que l’on peut observer dans les rues, les singes qui font leur show sur le parking de la COI, les pains gato piment partagés au petit-déjeuner au boulot, les dhal puri du marché le samedi midi… Un régal !

Quels conseils donnerais-tu aux futur.e.s volontaires qui souhaiteraient s’engager avec France Volontaires ?

En toute transparence, quand j’avais vu l’annonce de la mission sur le site de France Volontaires, je me suis dit que jamais je ne serai prise. Et pourtant, ma mission a été renouvelée jusqu’à atteindre 3 ans ! On oublie souvent que les critères spécifiés ne sont pas forcément des critères obligatoires mais des préférences. D’autres paramètres entrent en compte et vous aurez très certainement quelque chose de différent, de nouveau, à offrir. Du coup, mon conseil se résumerait à : jetez-vous à l’eau ! Le volontariat est une expérience enrichissante, à la fois d’un point de vue professionnel mais aussi personnel.