Coralie, Mathilde et Nicolas, en service civique engagés pour l'accès à l'eau potable au Bénin

Au Bénin, Coralie, Mathilde et Nicolas sont engagés comme volontaire en service civique dans le cadre de la coopération décentralisée entre la communauté d’agglomération de l’espace sud de Martinique et l’Association des Communes de l’Atlantique et du Littoral.

02/12/2021

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Quel est votre parcours ?

Coralie : Je m’appelle Coralie j’ai 21 ans et je viens de la commune du Marin en Martinique. Je détiens une licence en Géographie et Aménagement.

Mathilde : Je m’appelle Mathilde Trime et j’ai une licence de sciences sociales mention sciences politiques et écologie humaine, ainsi qu’un bachelor en études de conflits.

Nicolas : Je m’appelle Nicolas GUSTO, j’ai 21 ans et je suis originaire de la Martinique. J’ai obtenu une licence en géographie et aménagement à l’université de Shœlcher.

Pourquoi avoir choisi le volontariat ? Quelles étaient vos motivations ?

Coralie : A vrai dire je n’ai pas choisi de le faire, ça a été une proposition de l’adjoint au Maire de ma commune qui recherchait des jeunes pour un service civique. J’ai tout de suite accepté car l’Afrique est une destination qui m’attire énormément et je me disais que j’irais forcément un jour, bien sûr j’aurai jamais cru de ci-tôt.

Mathilde : J’ai choisi le volontariat en service civique, car j’ai toujours rêvé de faire partie d’une ONG qui aide au développement d’une population dans le besoin.

Nicolas : Le volontariat m’a été proposé par Coralie qui avait été contactée par un adjoint au maire de notre commune. Ma motivation première était de m’enrichir en découvrant de nouvelles choses puisque je n’avais jamais été dans un pays étranger.

Pouvez-vous nous présenter votre structure d’accueil ?

Notre structure est l’ONG ASEP : Action Sociale pour l’Éradication de la Pauvreté. C’est une ONG spécialisée dans l’eau et l’assainissement. Ils se sont engagés pour aider les populations du département de l’Ouemé à avoir accès à l’eau potable afin de lutter contre les maladies dues à la consommation d’eau non-potable. Aussi, cette ONG fait de la sensibilisation afin de lutter contre la défécation à l’air libre que pratique certaines populations.

Vous nous parlez de votre mission ?

Coralie : J’ai pour mission d’assister les actions menées par l’ONG sur le terrain. Plus concrètement, l’association intervient dans diverses communes (Akpro-Misserete, Dangbo, etc) et réalise plusieurs installations de forage de puits dans les villages. Avec Mathilde et Nicolas, j’assiste, je fais de la sensibilisation auprès des villageois concernant les règles d’hygiène et de consommation d’eau. Aussi, je vais sur le terrain pour faire le diagnostic des besoins de la population, déterminer à quel emplacement installer les forages, etc.

Mathilde : L’intitulé de ma mission est le suivant : « Appui au comité de gestion des équipements hydrauliques », en d’autres termes, ma mission est de me rendre sur les différents sites (le terrain) où sont placés ou seront placés les forages. Aussi, je suis chargé de faire de la sensibilisation auprès de la population afin qu’ils sachent le comportement à adopter concernant la défécation à l’air libre.

Nicolas : Au cours de ma mission j’ai assisté à la construction de forage de puits dans plusieurs communes du département de l’Ouémé comme Akpro-Misserete, Adjohoun ou encore Adjarra. Avec les autres volontaires, nous avons fait de la sensibilisation à la population sur les déchets et l’assainissement, participer à l’inauguration des forages, aider financièrement à une action sociale (offrir des kits scolaires à des enfants).

Quelles ont été vos premières impressions à votre arrivée au Bénin ?

Coralie : Je suis arrivée de nuit et j’étais toute excitée de pouvoir découvrir le pays. À l’aéroport, j’ai été surprise par la très bonne organisation concernant la prise du test PCR. Le lendemain, j’ai découvert des rues pleines de personnes, des motos de partout, des voitures surchargées, des personnes habillées dans de magnifiques tissus africains, bref l’Afrique dans toute sa splendeur. J’étais complètement éblouie par le paysage et je n’arrivais pas à réaliser réellement que j’étais en terre d’Afrique.

 Mathilde : À mon arrivée au Bénin, j’ai été surprise par le trafic routier. Il est vraiment différent de celui de la Martinique. Néanmoins, je n’ai pas été dépaysée plus que ça. Au contraire, j’ai apprécié découvrir ces paysages qui changent quelque peu de la Martinique.

Nicolas : Dès mon arrivée, j’ai été très agréablement surpris, je ne me suis pas senti dépaysé !

 Qu’est-ce que cette expérience de volontariat vous a apporté ?

Coralie : Cette expérience m’a permis de m’enrichir que ce soit par la culture, la langue, la gestion d’une autre monnaie, développer ma débrouillardise, mon sens des responsabilités et surtout cela m’a fait prendre conscience de la chance que j’ai.

Mathilde : Cette expérience de volontariat me permet d’acquérir un peu plus en maturité chaque jour. Aussi, mes déplacements sur le terrain me permettent de découvrir une nouvelle langue, une nouvelle culture et de nouvelles coutumes. C’est une expérience très enrichissante. J’ai plusieurs idées de projet après ce volontariat.

Nicolas : Cette expérience m’apporte beaucoup de réflexions sur moi-même, notamment sur la vie que je mène en Martinique.

Quels sont vos projets post-volontariat ?

Coralie : J’ai pour projet de faire un master en 2022.

Mathilde : Je souhaiterais, en septembre 2022, intégrer un master en diplomatie et relations internationales dans une université canadienne. Mais pour ce faire, j’aimerais tout d’abord effectuer un stage au sein d’une ambassade pour être au plus près des diplomates, et voir si la profession me correspond vraiment. Aussi, j’aimerais effectuer un voyage linguistique afin d’améliorer mon niveau d’anglais pour pouvoir intégrer mon Master plus tard.

Nicolas : Je compte reprendre mes études et commencer un Master en gestion des risques naturels.

Un conseil aux futurs volontaires ?

Coralie : De vivre sa propre expérience, et de surtout suivre son instinct afin de ne rien regretter !

Mathilde : Je conseillerais aux futurs volontaires en service civique de bien faire leur choix de mission afin de vivre l’expérience à fond et sans regrets. Aussi, entraînez-vous à négocier car tout se négocie au Bénin. Enfin, n’attendez pas le dernier moment si vous souhaitez réaliser des tenues dans les tissus traditionnels.

Nicolas : Vivez l’instant présent, profitez un maximum de cette expérience !

ASEP ONG