Du bénévolat en France au service civique en Côte d'Ivoire : c'est scout toujours pour Stanislas !

Organisation d'un forum sur le leadership féminin

Bénévole en France chez les Scouts et Guides de France, Stanislas a décidé de renforcer son engagement en effectuant un service civique à l'International chez les Scouts Catholiques de Côte d'Ivoire. Retour sur son expérience qui incite à franchir le pas du volontariat à l'international !

28/09/2021

Peux-tu te présenter en quelques mots ? Quel est ton parcours ?

Je m’appelle Stanislas, j’ai 23 ans et j’ai suivi des études d’ingénieurs. Avec mon diplôme des Arts et métiers ParisTech en poche et mon expérience d’échange international avec la Chine à la Chongqing University, je voulais continuer à étancher mes désirs de découverte et de rencontre. Le tout était de donner du sens à cette année bonus de ma formation.

Pourquoi as-tu voulu faire un volontariat à l’international ?

Faire un volontariat en service civique (VSC) s’inscrivait pour moi dans une démarche citoyenne. Il était essentiel que je puisse rendre à la société ce qu’elle m’avait apporté via mes études dans divers établissements publics. Après quelques discussions avec des amis, le VSC était sans nul doute une bonne option à prendre.

Être à l’international permet de voir autre chose, sortir de sa zone de confort et être confronté à d’autres réalités. Partir à l’international est un partage qui permet d’en apprendre plus sur soi et le monde qui nous entoure, c’est cette richesse que je suis venue chercher à Abidjan !

Quelles ont été tes missions en tant que volontaire ?

Je suis parti avec les Scouts et Guides de France comme association partenaire. Le scoutisme est une méthode d’éducation non formelle basée sur le développement intellectuel, émotionnel, spirituel et physique du jeune.  Étant bénévole dans cette association depuis plusieurs années, j’ai naturellement postulé chez eux pour mon VSC.

A la base, j’ai été envoyé pour aider les Scouts Catholiques de Cote d’Ivoire dans leurs stratégies de communication. Rapidement, je me suis réorienté dans l’enrichissement des politiques de lutte contre les maltraitances faites aux jeunes (sujet qui avait plus de sens pour moi bien que la communication revête une importance clé).

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

L’arrivée a été une sorte de plongeon dans l’inconnu ! Concernant Abidjan, la première chose qui m’a marqué sont les chauves-souris qui font office de pigeon dans cette capitale !

A part cette anecdote assez marrante, j’ai eu la chance d’être directement placé dans une famille ivoirienne. J’ai pu passer mon premier mois dans le cartier populaire de Yopougon, ça a été génial. En sacrifiant un peu de confort personnel, j’ai pu échanger avec des personnes qui m’étaient diamétralement opposées, comprendre les rêves, les projets mais aussi les frustrations de la jeunesse ivoirienne.

Qu’est-ce que t’a apporté ta mission sur les plans personnel et professionnel ?

De manière synthétique, personnellement, cette mission m’a permis de faire des rencontres très diversifiées ! J’ai pu échanger avec des togolais, des congolais, des kenyans, etc. Toutes ces histoires et modes de vie m’ont véritablement inspirés. Je repars donc d’Afrique avec des amitiés et des souvenirs plein la tête !

D’un point de vue professionnel, je dirai que je suis devenu plus résiliant, plus à même de me battre pour un objectif qui me semble important !

Rencontre avec les anciens du village d’Azito

 

Est-ce que tu as connu des difficultés ?

Globalement à part quelques petits problèmes de santé, dus à l’eau, je n’ai pas eu beaucoup de difficulté.

Le plus dur pour moi a été de concilier la fureur de vivre ivoirienne avec les atteintes d’objectif de ma mission … bref entouré de mes amis ivoiriens, je n’ai pas beaucoup dormi.

Qu’est-ce que France Volontaires t’a apporté ou peut apporter aux volontaires ?

Pour moi, France Volontaires m’a surtout apporté de la sérénité dans ma mission. Savoir qu’ils sont présents pour donner un coup de main en cas de pépin permet de vivre agréablement l’échange culturel !

Lors de ma mission, j’ai également apprécié la dynamique de rencontres des volontaires français. Cela permet de faire des petites pauses et de revenir, le temps d’une soirée, à ses habitudes françaises. Ces moments permettent de mieux repartir ensuite !

Quels sont tes projets post-volontariat ?

Depuis mon retour, j’ai pu signer un contrat en tant qu’ingénieur d’affaire. Je retourne un peu à ce pourquoi j’ai fait des études après cette formidable parenthèse !

Du coté bénévolat, je reprends également des jeunes scouts de 12 à 15 ans en espèrent les faire rêver de rencontres internationales.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut faire du volontariat ?

Fonce Champion ! Tu ne le regretteras pas ! Le plus dur c’est l’avant, les préparatifs, l’entourage qui ne comprend pas forcément ce que tu souhaites développer.

Une fois dans le bain laisse toi porter, sois curieux sans toutefois oublier qui tu es ! Profite un maximum et partage ton aventure avec un maximum de personnes.