Émeline et Simon : deux nouveaux volontaires en service civique en Côte d’Ivoire

Début mars, deux nouveaux volontaires en service civique ont rejoint la Côte d’Ivoire dans le cadre d’un partenariat conclu entre la Mission locale du Havre en France et la commune de Port-Bouët en Côte d’Ivoire. Tous deux originaires du Havre, Emeline, 23 ans, et Simon, 18 ans, vont passer 4 mois auprès de la plateforme de services de Port-Bouët pour apporter leur appui aux équipes locales et développer leurs compétences dans les domaines de la citoyenneté et de l’écologie. Ils nous racontent les raisons de leur présence en Côte d’Ivoire et ce qu’ils attendent de cette mission.

25/03/2022

Pourquoi vous êtes-vous engagés dans une mission de service civique ?

Simon : Je viens de passer mon bac et j’ai décidé de prendre une année sabbatique avant de poursuivre mes études. J’avais envie de voyager, découvrir un nouveau pays et une nouvelle culture et de m’engager à mon échelle en me rendant utile.

Émeline : Je me suis engagée car je voulais voyager. J’ai parcouru la plateforme du service civique et j’ai trouvé cette mission-là. J’ai fait des études en gestion et protection de la nature. J’étais intéressée par l’éco-citoyenneté et la mission couvrait mes domaines de compétences.

Quelles vont être vos activités ?

Simon : Nous sommes avec la plateforme de services de Port-Bouët et nous assistons les animateurs auprès des jeunes de 18-40 ans. Nous allons également être en appui aux animations organisées par l’ONG Moi Jeu Tri dans les écoles. Le but est de présenter le tri sélectif pour sensibiliser les jeunes et moins jeunes à l’écologie.

Émeline : Notre mission se divise en 3 volets : la citoyenneté à la PFS de Port Bouët, l’éco-citoyenneté avec l’ONG Moi Jeu Tri où l’on intervient dans les écoles pour sensibiliser à la valorisation des déchets. Le troisième volet sera à notre retour à la mission locale au Havre. Notre mission sera d’inciter la jeunesse à voyager car beaucoup de jeunes de la mission locale ne sont pas ouverts au monde et n’ont pas l’opportunité ou l’envie de voyager. Nous allons essayer d’encourager la mobilité internationale à travers le retour de notre expérience. Nous organiserons des cafés-débats. Le but est de leur montrer que ce n’est pas si difficile de voyager, que ça ouvre plein de portes et qu’on peut apprendre plein de choses.

Quelles sont vos premières impressions depuis que vous êtes arrivés en Côte d’Ivoire ?

Simon : Les gens sont très accueillants et avenants. On nous salue et on vient nous voir, que les personnes nous connaissent ou pas. C’est chaleureux.

Émeline : Comme a dit Simon, la bienveillance des gens, l’accueil. C’est un pays qui prend à cœur de bien accueillir les gens. J’ajouterais le partage, par rapport à la nourriture, aux connaissances, à l’histoire.

Quels objectifs vous êtes-vous donnés pour cette mission de volontariat ?

Simon : Pour les objectifs personnels, j’aimerais revenir en France plus autonome et plus ouvert. Côté professionnel, j’aimerais être plus à l’aise pour parler en public et développer mes compétences dans l’animation avec les enfants.

Émeline : J’aimerais m’ouvrir et être plus tolérante même si je le suis déjà. Cette mission sera également une expérience en plus pour moi dans le domaine de l’environnement.

Quels sont vos projets quand vous reviendrez en France à la fin de votre service civique ?

Simon : Je compte commencer des études de cuisine ou de cinéma, j’hésite encore. J’ai déjà fait mes vœux sur Parcours Sup [ndlr : plateforme web destinée à recueillir et gérer les vœux d’affectation des futurs étudiants de l’enseignement supérieur français], on verra ce que ça donne.

Émeline : Je ne sais pas encore. Soit je reprends une licence, soit je refais une mission de volontariat pour continuer à acquérir des compétences. Je pense qu’on en acquiert plus sur le terrain que dans les études.

Bonne mission à eux deux !

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