Gabriel, volontaire auprès de l'Unicef au Tchad

France Volontaires envoie des volontaires tout au long de l’année aux quatre coins du globe. Parmi toutes ces âmes investies au service du développement, France Volontaires au Tchad a rencontré Gabriel, jeune volontaire originaire de la région parisienne.  

27/08/2021

Témoignage

Son calme laisse entrevoir  une âme curieuse, humble et à la fois engagée pour le changement. Il refuse d’incarner le cliché du sauveur occidental et son parcours scolaire et professionnel illustre son engagement.  

Gabriel commence son cursus universitaire par une licence STAPS avec le souhait de travailler dans la lutte anti-dopage ; il poursuit ses études par un master en biologie orienté vers la recherche. Son engagement volontaire se concrétise en 2018 lorsqu’il – après son master – quitte la France pour effectuer un service civique à Moundou au Tchad au sein de l’ONG « Handicap Santé ». Sa mission consiste à instaurer un suivi nutritionnel dans un centre de santé, à créer des ateliers de sensibilisation à l’hygiène et à renforcer les capacités du personnel sanitaire sur ces thématiques.

Pour se sentir légitime sur l’expertise technique dans le domaine de la nutrition, sa soif d’apprendre le motive à rejoindre à nouveau les bancs de l’université pour un master 2 en nutrition publique à Montpellier. Il s’envole ensuite pour la Côte d’Ivoire et s’engage auprès de l’UNICEF dans le cadre d’une évaluation de mise en œuvre d’une stratégie de nutrition autour de la vitamine A. 

« La curiosité n’a pas de limite si on la stimule »

Engagement

En janvier 2021, Gabriel s’engage avec France Volontaires, il rejoint le Tchad pour une mission en tant que chargé de suivi-évaluation à l’UNICEF, une « opportunité » conjuguée avec une profonde curiosité professionnelle. Un style de vie qui ne lui est pas inconnu, Gabriel n’a pas de crainte à revenir  bien que le mode de vie qu’il va découvrir à N’Djamena est loin de celui de Moundou.

« Il y a plein de choses qui sont passées sans que je les voie ou comprenne. Il faut être humble dans les relations humaines. Tu ne peux pas arriver avec ton propre spectre, il faut se doter d’une volonté d’apprendre et de comprendre, il faut aussi contextualiser les choses. Quand tu arrives dans un pays tu te dois de le faire » 

Professionnellement parlant, Gabriel avait conscience que la démarche de compréhension allait être primordiale ; d’autant plus que l’environnement professionnel émanant de l’UNICEF requiert une connaissance assidue des nombreux processus qui englobent cette grande organisation. Pour une intégration professionnelle réussie, il préconise aux futurs volontaires de se familiariser avec les bases techniques de leur organisation d’accueil en effectuant un travail de documentation.  

« Il ne faut pas hésiter à exprimer qu’on ne sait pas et bien sûr compenser par le travail, les erreurs nous apprennent, j’ai appris beaucoup de choses comme les principes de rigueur méthodologiques par exemple » 

 

La vie quotidienne à N’Djamena 

Connaissant le train de vie des nombreux expatriés au Tchad, Gabriel encourage les futurs volontaires à créer leurs propres piliers et à s’écouter sur leur équilibre de vie globale. Une démarche importante qu’il ne faut pas négliger selon lui. Dans la même lignée, Gabriel préconise aux futurs volontaires de se rappeler les raisons qui les ont poussés à effectuer ce volontariat, le but étant de mener à bien des actions car elles ont du sens et non par simple routine.  

« La longévité c’est la concomitance de plein de choses, si on se sent mal cela va avoir des répercussions sur votre travail ».