Guillaume, son expertise à profit pendant un congé solidaire au Cameroun

Guillaume a 29 ans et est chef de projet informatique. En décembre 2019, il est parti deux semaines au Cameroun avec Planète Urgence, dans le cadre d’un congé solidaire. Sa mission : former des personnes travaillant pour une organisation de lutte contre le VIH aux outils de bureautique.

04/02/2020

Peux-tu te présenter en quelques mots ? Quel est ton parcours ?

Guillaume Drouet, 29 ans, chef de projet informatique dans une ESN multinationale du nom de CGI. J’ai un parcours orienté développement informatique et j’ai commencé à m’orienter sur des aspects plutôt fonctionnels sur les différents projets où je suis intervenu puis dans le management d’équipe et gestion financière.

Pour quelle(s) raison(s) ce projet d’engagement ?

Cela fait quelques années que j’entends parler de ce congé solidaire mais jusqu’à maintenant, je n’avais pas trouvé la motivation pour y candidater. J’ai toujours eu un attrait pour la formation des autres et l’apport de mes compétences pour aider les gens. Le fait de participer à une expérience humaine et culturelle fut aussi un aspect important. De ce fait, après maturation de ce projet et au vu des problématiques auxquelles notre monde est confronté, j’ai pris la décision de m’engager dans ce cadre et d’apporter mon aide autant que faire se peut.

Quelle est ta mission en tant que volontaire ?

J’ai été amené à former 6 personnes travaillant pour l’ONPP, une organisation qui lutte contre le VIH, aux outils de bureautique informatique tels que Word et Excel. Mon but était surtout de leur fournir les bases de ces outils ainsi que les différentes fonctionnalités afin qu’elles puissent travailler en toute autonomie par la suite.

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée ?

Tout d’abord, c’est un grand dépaysement avec la France. L’arrivée à l’aéroport fut quelque peu compliquée, l’attente pour le contrôle des passeports et la récupération de la valise aussi. Heureusement que Mouhamed, la personne en charge de l’ONPP, était venu me récupérer pour me conduire à l’hôtel.

Les routes, la conduite, les taxis… c’est vraiment un bazar sans nom.

Cependant, l’omniprésence de la religion et le respect qui peut exister entre chaque personne ont été des aspects très marquants et changeants par rapport à la France. 

Pour toi, qu’est-ce que l’Espace Volontariats ?

C’est une organisation répertoriant et accompagnant tous types de volontaires, qu’importe la structure d’où ils proviennent, afin de centraliser toutes les missions de volontariat qui peuvent être effectuées sur le territoire concerné.

Qu’as-tu appris/transmis ?

Je n’ai pas forcément appris grand-chose de mon côté, c’est plutôt mon regard sur le monde qui a quelque peu changé, avec aussi un approfondissement de mes valeurs humaines.

Quant à moi, j’espère avoir transmis le maximum d’informations et de bases de la bureautique aux personnes que j’ai formées.

Meilleurs souvenirs ?

De nombreux souvenirs dont 3 : la visite du Mont Fébé avec une vue panoramique de Yaoundé, la visite des différentes habitations des personnes que je formais et la participation au jury des soutenances d’étudiants sur des thématiques d’analphabétisme des femmes au Cameroun.

Quelles ont été les plus grandes difficultés rencontrées ?

La formation en elle-même avec deux ordinateurs pour six personnes et le fait de ne pas pouvoir se balader seul, surtout le soir, pour des raisons de sécurité.

Que retiens-tu du pays dans lequel tu as effectué votre mission ?

Pays très pauvre mais où les gens sont heureux et se contentent de ce qu’ils ont. Un grand respect est présent et les autres pays devraient prendre exemple sur ces aspects.

Quels sont tes projets post-volontariat ?

Pour le moment, rien de plus que ce que j’avais prévu. À l’avenir, je renouvellerai sans doute cette expérience si je le peux mais dans un autre pays cette fois-ci afin de pouvoir découvrir de nouvelles cultures à nouveau.

Un conseil aux futurs volontaires ?

Observer, comprendre et ne pas juger/critiquer (typiquement français J). Prendre tout ce que l’on peut que ce soit humain ou culturel, nous apprenons beaucoup plus que ce que l’on pense.