Karyl, une mission de deux ans pour la promotion de la langue française en Nouvelle-Zélande

Karyl, originaire de Nouvelle-Calédonie, s'est envolé pour la Nouvelle-Zélande il y a deux ans. Diplômé en FLE (Français langue étrangère), il partage son expérience de volontaire de solidarité internationale auprès de l'Alliance française de Palmerston North,

31/03/2021

Peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Karyl, j’ai 27 ans et je suis originaire de la Nouvelle-Calédonie, plus précisément de Paita. J’aime la littérature et les activités de plein air. Je joue souvent de la guitare et je vais régulièrement au cinéma dans mon temps libre. J’adore passer du temps avec mes amis et je suis intéressé par tout ce qui concerne l’art, l’histoire et les langues.  

Quel est ton parcours ?

J’ai suivi, de 2014 à 2017, une licence de lettres en option langues et cultures océaniennes  parcours Français langues étrangères (FLE) à l’Université de la Nouvelle-Calédonie. 

Puis en 2018, je suis allé me perfectionner dans l’enseignement, pendant deux semaines,  au Creipac (Centre de rencontres et d’échanges internationaux du Pacifique) à Nouméa, afin d’approfondir  mes compétences et mes aptitudes  entant que professeur de FLE.

Quelles ont été tes motivations pour partir en tant que volontaire ?

Mes motivations pour partir à l’étranger en tant que volontaire ont été la détermination de me prouver à moi-même que je pouvais vivre en autonomie dans un pays anglophone, puis l’engagement, tout en apportant une touche calédonienne aux services de l’Alliance française.

Parle-nous de ta mission de VSI ?

Pour commencer, je suis volontaire en appui du  français à l’Alliance française de Palmerston North en Nouvelle-Zélande. Cela fait 2 ans maintenant que j’enseigne aux enfants, aux adolescents et aux adultes.

Mais je fais aussi de l’administration et des encaissements pour nos cours. Donc je suis amené à m’occuper de la comptabilité et de traiter les rentrées et sorties d’argent dans la base de données de notre  association.  Cette polyvalence s’est renforcée avec l’aide indispensable de mes collègues et de  leurs expériences avec lesquelles je me suis amélioré.

Je suis également chargé de mettre toutes les affiches dans la ville pour nos classes et nos événements afin d’avoir plus visibilité auprès de potentiel apprenant.

Quels ont été les projets auxquels tu es particulièrement fière d’avoir contribué ?

Les projets auxquels je suis particulièrement fier d’avoir contribué sont, tout d’abord, la fête de la musique de 2019 dans la grande bibliothèque de la ville ou j’ai accompagné des élèves à chanter en français devant un public de visiteurs et de parents. Et  avec l’accueil  du groupe de musique  folk calédonien : « INU »  qui était la tête d’affiche de la soirée, j’ai eu l’immense privilège d’avoir fait la publicité en parlant à mes proches et en mettant les affiches dans la ville.

Puis  pour le deuxième projet, j’ai eu l’honneur de faire un geste d’humilité et de respect (une coutume)  à l’occasion de la soirée du  festival des films calédoniens en 2020 lors de laquelle je me suis exprimé dans ma langue maternelle : le « naa drubea » afin de remercier tous les participants pour cet évènement. C’était un grand moment pour moi et mon île.

Comment s’est passé ton adaptation dans le pays ?

Mon adaptation dans le pays s’est plutôt bien passée.  Je rencontre beaucoup de personnes curieuses de savoir d’où je viens et notre façon de vivre en Nouvelle-Calédonie. Même si parfois, je dois leur expliquer ou est l’archipel car certains ne le savent pas.

J’ai la chance d’avoir des colocataires qui m’invitent souvent à faire des sorties en forêt ou encore des picnics le dimanche.  Au même titre que   les membres de l’alliance qui me convient à visiter leurs maisons ou  leurs fermes.  Ils sont vraiment attachants et adorables.

Grâce â internet, je peux faire la connaissance avec d’autres Français venus pour les vacances ou pour le travail en Nouvelle-Zélande. Je suis en contact avec un Calédonien et nous nous retrouvons pour partager un moment ou un repas quand on a du temps.

Un conseil aux futurs volontaires ?

Si je peux me permettre de donner un conseil pour les futurs volontaires, ce serait de ne pas se renfermer sur soi-même et de faire en sorte de toujours être disponible pour des moments privilégiés avec les locaux. Comme par exemple,  se donner du temps le weekend pour une randonnée ou un repas partagé avec vos colocataires ou vos voisins.