Le service civique comme un outil de réflexion : le témoignage d'Amélie, volontaire à Hanoï

En service civique avec School on the Boat, Amélie, "une véritable fille du Sud de la France", s'est retrouvée en juillet dernier au milieu du trafic hanoïan. Elle nous partage son expérience.

05/03/2020

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Amélie, j’ai 24 ans et je suis étudiante en droit international. Véritable fille du sud de la France j’adore la chaleur, la mer et la nature. J’ai toujours eu le goût de l’aventure et envie d’avoir un impact positif dans la société. Un volontariat au Vietnam semblait rassembler ces deux facettes alors je me suis dit pourquoi pas ?

Quel est ton parcours ?

J’ai fait un bac ES (maintenant ça n’est plus d’actualité donc on va dire économie et social), juste après je suis partie à Londres pour travailler et apprendre l’anglais, puis je suis allée à la faculté de droit d’Aix-en-Provence. Durant ces années d’études, je faisais des petits jobs à l’étranger l’été.

En revanche, j’ai toujours été impliqué dans la vie associative. Je trouvais toujours des associations qui voulaient bien m’accueillir que ce soit l’Unicef de mon lycée, la Croix-Rouge de ma ville natale ou les associations rattachées à la faculté. Le plus dur c’est de faire le premier pas vers ces associations. Mais les personnes travaillant dans ces structures sont bienveillantes et peu importe les compétences, du moment que vous êtes motivé, ils vous accueillent à bras ouvert !

Pour quelle(s) raison(s) ce projet d’engagement ?

Je suis en Master 1 et avant de me spécialiser je voulais être sûre de mes choix. Etant attirée par le développement international et humanitaire je voulais tester un monde que je ne connaissais que par des reportages, des revues de presse et … eh bien mon imagination tout simplement.

De plus le fait d’aider sur le terrain une population vulnérable, de leur apporter quelque chose était pour moi très important. Cela faisait plusieurs années que le service civique me tentait alors je me suis lancée.

Quels sont les aspects préférés de ta mission ?

Sans hésiter, LES ENFANTS !

C’est souvent la partie que je préfère dans les associations : le contact avec les bénéficiaires. C’est peut-être cliché à dire mais ils nous apprennent vraiment des leçons de vies ! D’une manière ou d’une autre c’est toujours enrichissant.

Bien entendu la possibilité de découvrir une nouvelle culture ainsi que de pouvoir explorer les pays du sud-est de l’Asie est également un des aspects préférés de ma mission.

Quelles sont les compétences, savoir-faire et savoir-être que tu développes au cours de ta mission ?

Au cours de cette mission, je développe le travail en autonomie et l’organisation du travail dans une structure professionnelle, n’ayant jamais effectué de longue mission (hormis durant des stages), je peux vous assurer que c’est très enrichissant.

J’apprends aussi la responsabilité d’avoir entre les mains des projets importants et de savoir faire la part des choses entre la vie professionnelle/associative et la vie privée.

Pourquoi le Vietnam ? Et comment s’est passée ton intégration à Hanoï ?

Un simple concours de circonstances, j’avais postulé dans plusieurs organismes et c’est SOTB qui m’a contacté en premier, j’ai tout de suite accepté !

Il est vrai que j’étais assez curieuse de découvrir ce pays (mon grand-père étant né à Ho Chi Minh-ville) et la mission proposée me plaisait énormément, mais cela aurait pu être Madagascar ou le Guatemala, je voulais surtout partir à l’aventure !

Mon intégration s’est vraiment bien passée ! Après les trois premiers jours de décalage horaire, de fatigue et d’adaptation à la vie mouvementée de Hanoï, je suis entrée dans une routine de travail, de découverte de la culture et de sortie entre nouvelles connaissances.

Je n’ai pas eu le mal du pays, mais il faut dire qu’il y a une grande communauté d’expatriés à Hanoï, on peut donc facilement trouver des choses familières auxquelles se rattacher, que ce soit des restaurants ou des personnes parlant la même langue.

Bien sûr il y a des hauts et des bas, mais manger une tartiflette entre amis et tout va mieux !

Est-ce que le Vietnam correspond à l’image que tu t’y faisais avant d’y être ?

Ayant une grande imagination pas vraiment, mais mon image était déformée par les documentaires et livres que j’avais vu/lu et qui était plutôt tourné vers l’histoire du Vietnam.

La nouvelle génération de Vietnamiens est très moderne et le Vietnam est un pays extrêmement dynamique et fascinant !

As-tu des projets pour la suite ? À la fin de ta mission de volontariat que comptes-tu faire et où ?

J’hésite encore entre rentrer en France pour faire ma dernière année d’étude ou continuer le voyage ! Cette expérience m’a appris qu’il y avait encore beaucoup à découvrir sur les différentes cultures mais également sur le métier du développement et de la solidarité internationale.

Ainsi il y a des alternatives comme continuer le voyage et les études en même temps… Mais je n’ai pas encore de projet bien défini pour l’instant.

Une petite anecdote pour la route ?

Apprendre la langue du pays où l’on vit, c’est le béaba, mais le vietnamien est une langue assez difficile à apprendre avec tous ces mots qui, selon la prononciation, change complètement de sens. Je me suis plus d’une fois retrouvé à faire rire des Vietnamiens avec ma prononciation complètement ratée !

À ce jour je ne sais toujours pas ce que j’ai pu dire…Cela fait partie du charme des voyages !

Un message pour les candidats français au volontariat au Vietnam ? 😊

N’hésitez pas à venir au Vietnam! N’hésitez pas à vous engager dans la vie associative ou que vous soyez, toutes les expériences sont bonnes a prendre, vraiment, n’hésitez pas 🙂

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