Maëva, volontaire de solidarité internationale au Mozambique

Depuis 1 an, Maëva est volontaire de solidarité internationale au Centre Culturel Franco-Mozambicain, à Maputo. De La Réunion au Mozambique, en passant par la Métropole, l'Irlande, et l'Afrique du sud, elle nous parle de son parcours de mobilité et de son expérience de volontariat.

26/02/2020

Qui es-tu ?

Je suis Maëva Cournima, j’ai 25 ans et j’ai grandi à Sainte-Marie (Ile de La Réunion), plus précisément à Duparc auprès de mes deux parents et de ma petite sœur. J’ai suivi un cursus universitaire Licence et Master en Langues Etrangères Appliquées (LEA) et je suis en ce moment volontaire de solidarité internationale (VSI)[1] au Centre Culturel Franco-Mozambicain de Maputo au Mozambique, en tant que chargée de production.

Peux-tu nous présenter ton parcours ? 

Dès mes 18 ans, BAC en poche, j’ai eu la chance de pouvoir faire mes études en Métropole. J’ai commencé par une licence en LEA à Montpellier que j’ai complétée avec une année erasmus à Cork, en Irlande. Je suis ensuite restée sous la pluie, mais cette fois-ci dans le grand Ch’nord à Lille et Roubaix, pour continuer sur un master en LEA RICI (Relations interculturelles et Coopération Internationale) en option Amérique Latine. Et c’est après avoir validé mon master 2 par un stage à l’Alliance Française de Durban en Afrique du Sud, que je me suis rapprochée de l’antenne de France Volontaires, à La Réunion.

Parles-nous de  ta mission de VSI. Que t’apporte l’expérience du volontariat à l’international ?

Au CCFM, je suis chargée de production. J’interviens dans la gestion, l’organisation et la prévision des besoins logistiques et humains nécessaires à la réalisation de projets, tels que des expositions, des concerts, des formations, des conférences, les arrivées d’artistes (visas, transports, hébergement, perdiem, accueil). Je fais aussi un peu de communication, en gérant le compte instagram du CCFM.

Cette mission de volontariat est avant tout une opportunité unique de pouvoir apprendre, parler et s’approprier une langue étrangère. Après trop peu d’études de la langue portugaise, je peux enfin avoir un contact quotidien avec celle-ci. En m’ouvrant de nouveaux horizons, l’intérêt de cette nouvelle langue dans ma vie a son importance dans une infinité de domaines. Mon volontariat sert aussi de formation professionnelle, durant lequel on gagne en assurance, en responsabilité, en expérience et en capacité d’adaptation. J’apprends sans cesse, je découvre le monde culturel, la création, la diffusion avec des souvenirs fantastiques, comme lorsque le groupe réunionnais Lindigo est venu jouer à la 9e édition du festival Azgo, à Maputo.

Quels sont tes projets post-volontariat ?

Après cette mission, je souhaiterais continuer dans le domaine culturel, que ce soit par le biais d’une autre mission de VSI, d’un volontariat en entreprise (VIE) ou d’un poste en production en France ou à l’étranger.

Parle-nous de ton pays d’accueil.

J’ai été agréablement surprise de découvrir que la Réunion n’est pas si différente que ça du Mozambique en matière de produits et d’habitudes alimentaires, de métissage culturel et religieux, d’instruments musicaux, ou encore de la faune et de la flore. Il y a des aspects auxquels j’ai encore du mal à m’y faire, comme la négociation exagérée dans le commerce informel, la pauvreté dans laquelle survit une grande partie de la population, la conduite folle et désordonnée des automobilistes. Malgré tout, le Mozambique et sa côte idyllique de sable blanc, ses animaux sauvages, ses parcs nationaux protégés, ses magnifiques archipels perdus dans l’océan Indien, sa solidarité et sa chaleur humaine, ses musiques, ses artistes, ses artisans et sa capitale festive Maputo, font de ce petit coin un paradis sur terre.

Quel conseil pourrais-tu donner aux futur.e.s volontaires ?

Foncez ! On a peur, on appréhende, mais une fois sorti de sa zone de confort, il n’y a rien de mieux et de satisfaisant que de se rendre compte que l’on en sort grandi. Être volontaire à l’étranger permet de voir du pays, de créer de nouveaux projets pour sa vie, de faire de nouvelles choses que l’on n’aurait jamais faites auparavant, et de se redécouvrir.

[1] Dispositif de volontariat co-financé par l’Etat, la Région Réunion et les fonds européens Interreg V OI.