Marion, volontaire en service civique, en Équateur

Envoyée par l’association International Impact, Marion est arrivée en Équateur en septembre 2018 pour réaliser sa mission de service civique d'un an à La Roldos, dans les quartiers Nord de Quito, au sein de la Fondation Ecuasol. Bientôt sur le départ, elle revient sur son expérience.

09/09/2019

Quelques mots sur toi et sur tes motivations à venir en Équateur pour faire un volontariat ?

Je m’appelle Marion Duc Plachettaz, j’ai 23 ans, diplômée dans le travail social, je souhaitais travailler auprès d’enfants et de préférence en Amérique latine pour minimum 6 mois. J’ai vu l’offre d’Ecuasol sur le site officiel du service civique, elle m’a marquée, je souhaitais être retenue pour cette mission. L’Équateur est un pays que je connaissais peu par rapport à d’autres pays d’Amérique latine, j’étais ravie de pouvoir découvrir ce pays en y vivant pendant un an.

Qu’est-ce qui t’a surpris le plus en arrivant en Equateur ?

La qualité de l’accueil des Équatoriens (adultes et enfants), tous sont chaleureux dès le premier jour.

Quelles sont tes missions et ton quotidien en tant que volontaire à la Fondation Ecuasol ? 

Ma mission consiste à organiser les temps d’activités du lundi matin et vendredi après-midi ainsi que la planification entière du séjour d’été : trois semaines d’animation à la fondation pour tous les enfants et trois jours à l’extérieur de Quito (nous alternons chaque année entre la plage, la montagne et l’Amazonie). Je suis chargée de la recherche de fonds pour ce séjour ainsi que du recrutement des volontaires d’été qui viennent renforcer l’équipe pour l’animation de ce mois. J’accompagne également les post-bac, c’est à dire que je les soutiens dans leur recherche d’études et fais le lien entre eux et l’équipe équatorienne et française afin que l’on puisse les accompagner au mieux de manière individuelle. Je travaille aussi sur le domaine de la santé en  cherchant des professionnels  qui puissent apporter leur aide à la fondation (offrir des check-up gratuit ou pour un moindre prix, faire des accords avec certaines institutions pour avoir des avantages, etc…).

En quoi penses-tu que les activités réalisées permettent de contribuer à l’Objectif de Développement Durable  « Education de qualité » ?

À travers la présence de la fondation Ecuasol nous permettons à des enfants équatoriens d’avoir un lieu d’accueil avant ou après leur temps d’école, de bénéficier d’une aide aux devoirs, d’avoir un lieu de repère en plus que leur institution scolaire et leur famille, de bénéficier d’un suivi relativement global (scolaire, psychologique, sanitaire…). Chaque volontaire et professionnel travaillant chez Ecuasol permet de faire évoluer la fondation en fonction des objectifs fixés, parmi lesquels permettre aux enfants de quartiers défavorisés d’avoir une éducation globale pour qu’ils puissent poursuivre leurs études le plus longtemps possible afin d’avoir accès à un emploi stable qu’ils désirent.

Quel est ton regard sur ton pays d’accueil, sur la région dans laquelle tu vis et sur ses habitants ?

Un magnifique pays, riche en paysages diverses et variés, des habitants accueillants et chaleureux. Quelque peu désorganisés et peu ponctuels en général, les bus (le mode de transport le plus utilisé) restent tout de même bien organisés pour pouvoir se déplacer où l’on désire.

Quels conseils donnais-tu aux jeunes qui souhaitent vivre une expérience de volontariat ?

Foncez ! Mais il faut être conscient que nous perdons tous nos repères au début : on change de boulot, de pays, de culture, de lieu de vie, on ne voit plus notre famille et nos amis. Ce sont beaucoup de changements en même temps, il faut se préparer à cela, mais une fois nos repères pris, nous découvrons de nouvelles personnes, une nouvelle culture, d’autres manières de travailler c’est un enrichissement personnel et professionnel énorme. Sautez le pas !

Par la suite, qu’envisages-tu faire ?

À la suite de mon contrat de service civique, je vais voyager quelques mois en Amérique latine pour découvrir encore plus de ce continent. Je rentrerai en France en fin d’année pour retrouver un emploi dans le social. Je pense que cette expérience au sein d’Ecuasol mettra en valeur mon CV pour retrouver un emploi dans mon domaine professionnel. Et pourquoi retrouver un autre volontariat à l’étranger dans quelques temps !