Mathilde, volontaire de solidarité internationale pour une coopération active entre La Réunion et Madagascar

Affectée à Madagascar pour une mission de Volontariat de solidarité Internationale depuis plus de deux ans, Mathilde est en charge des instruments de financement de la coopération, comme le programme Interreg V Océan Indien, géré par l’antenne de la Région Réunion. Sa mission : développer et soutenir les synergies entre La Réunion la Grande Ile dans les secteurs de l’innovation, de l’éducation, sur le volet économique ou encore touristique.

27/08/2021

Qui es-tu ?

Mathilde, 27 ans, je viens de Sainte-Marie de l’Ile de La Réunion. Je suis volontaire de solidarité internationale [i] chargée de projet INTERREG V Océan Indien à l’antenne de la Région Réunion à Madagascar et le Ministère des Affaires Etrangères Malagasy, depuis 2018.

Parle-nous de ton parcours.

J’ai une licence bidisciplinaire en sciences économiques et de gestion et en sciences politiques. A la fin de ma licence, je voulais aussi comprendre comment fonctionnait le secteur privé alors j’ai intégré une école de management qui proposait de l’alternance. À la fin de mon master, je suis allée en Nouvelle-Zélande grâce au WHV/PVT (Working Holiday Visa ou Programme Vacances Travail) pour améliorer mon anglais. Durant mon séjour en Nouvelle-Zélande, j’ai commencé à regarder les offres de Volontariat de Solidarité Internationale (VSI) avec l’antenne de France Volontaires à La Réunion, et j’ai été prise à Madagascar.

Quelles ont été tes premières impressions à ton arrivée sur la Grande Ile ? Comment s’est passé ton adaptation ?

Je connaissais déjà Madagascar pour y être allée plusieurs fois en vacances. Antananarivo est une ville dynamique, bruyante et pleine de ressources. J’ai appris à aimer ce joyeux désordre qui peut paraître déroutant au début. Nous avons de la chance d’être bien encadrés dès notre arrivée par l’équipe de l’Espace Volontariats Madagascar et de bénéficier d’une semaine d’intégration qui, je pense, est indispensable pour avoir des premières clefs de compréhension sur la culture du pays.

Que retiens-tu de la coopération régionale inter-îles en tant que VSI ?  

La coopération régionale est une véritable richesse que nous devons encourager et qui est indispensable au développement des îles. On parle d’Indianocéanie pour évoquer les liens très forts qui existent entre les îles de la zone Sud-Ouest de l’océan Indien. Des organismes et des outils de coopération, comme le programme INTERREG V OI, favorisent cette coopération régionale permettant ainsi de développer ou soutenir les synergies qui peuvent exister entre nos îles. Le programme d’échanges des VSI participent également, à leur échelle, à cette dynamique de coopération.

Un projet dont tu es fière d’avoir contribué ?

Il y a en plusieurs mais si je devais parler d’un seul projet, je dirais le projet de mise en réseau des patrimoines iconographiques de l’Océan Indien. C’est un projet de patrimoine culturel très intéressant et enrichissant qui met à disposition du grand public des archives numériques des pays partenaires qui sont : La Réunion, Mayotte, Comores, Madagascar, Seychelles, Maurice, Mozambique. Ainsi, des expositions virtuelles sont élaborées sur un thème commun comme les portraits, l’architecture, le transport et bien d’autres encore ! Une application mobile (Iconoi.app) a même été développée pour diffuser la connaissance au plus grand nombre.

Quelles opportunités t’apportent cette expérience de volontariat à l’international ?

Je trouve que cette expérience est un véritable accélérateur de compétences. On apprend plus vite de par les missions qui nous sont confiées ainsi que les échanges professionnels très enrichissants dont nous avons la chance de bénéficier ce qui nous permet également de développer notre réseau.

Quelles sont les découvertes que tu as faites à travers ce volontariat ? 

Sur le plan professionnel, j’ai appris à mieux appréhender la coopération dans son ensemble.
Sur le plan personnel, j’ai appris à mieux connaître mon île car il y a plus de similarités qu’on le croit en termes de culture entre Madagascar et La Réunion.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui souhaiteraient s’engager en VSI à Madagascar ?

Madagascar est un pays attachant, beaucoup de VSI ne souhaitent pas repartir à la fin de leur mission ! Avoir une expérience à l’international est un véritable plus tant sur le plan personnel, humain et professionnel. On en ressort grandi, c’est un véritable échange de savoir-faire, savoirs et savoir-être.

[i] Mission de volontariat cofinancée par France Volontaires, la Région Réunion et les fonds européens (Interreg V OI)